Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.
Sauvons la Casbah d'Alger
AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.
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Une graine de héros...
- bapceres
- Samedi 01/12/2007
- 06:38
- Lu 361 fois

Si Salah ! Une trahison ? Un assassinat !
Tout commence le 17 mars 1960 , lorsque trois émissaires de la wilaya 4 (Algérois) se présentent au domicile du cadi de Médéa pour lui demander de prendre contact avec les plus hautes autorités françaises afin de leur transmettre des propositions concrètes concernant la « paix des braves » dont a naguère parlé De Gaulle. Ces émissaires sont Lakhdar responsable politique, Halim , liaisons et renseignements, et Abdellatif , chef de la zone 1. Ils affirment parler au nom de Si Salah , le chef de la wilaya, en poste depuis le mois de juillet de l'année précédente.
Le cadi alerte le sous-préfet, puis, de proche en proche, la proposition atterrit chez Michel Debré trois jours plus tard, le 20 mars. « On ne peut éconduire des hommes qui parlent de paix », déclare De Gaulle. C'est un feu vert.
Une nouvelle rencontre a lieu le 28 mars, à la sous-préfecture de Médéa : outre les trois hommes du premier contact, Si Salah est présent, face à Bernard Tricot , représentant l'Elysée, et au colonel Mathon , du cabinet du Premier ministre. Si Salah confirme les termes de sa proposition initiale. Trois jours plus tard, nouveau rendez-vous. La négociation progresse et l'on s'accorde sur les modalités d'application de ce cessez-le-feu : les hommes quitteront le djebel, remettront leurs armes dans les gendarmeries et se démobiliseront s'ils le désirent.
D'autres rencontres vont se produire encore ici ou là, toutes couvertes par le secret. Si Salah affirme qu'il peut entraîner l'adhésion de la wilaya 3 (Kabylie) et de la wilaya 6 (Sahara), ainsi que celle d'une grande partie de la wilaya 5 (Oran).
Le 9 juin, à bord d'un SO-Bretagne du GLAM, trois émissaires quittent Blida pour Paris, où De Gaulle a accepté de les recevoir. Outre Si Salah et Lakhdar, Si Mohammed (Bounaama Djillali), l'adjoint militaire de la wilaya, fait partie de la délégation.
De Gaulle les reçoit, écoute leurs propositions de paix et les reconduit, sans leur tendre la main. « Je parlerai dans quatre jours, déclare le général au moment de quitter ses visiteurs, ce sera ma réponse... »
En réalité, le discours du 14 juin sera, de la part du chef de l'Etat, un nouvel appel, plus pressant, à la négociation avec le GPRA. De la « paix des braves », plus un mot.
A cette époque le FLN était complètement décimé.
Déçus, amers, les Algériens s'en retournent vers leur djebel. Ils y trouvent Ben Chérif, le chef du 2ème Bureau de Krim Belkacern .
Averti (les tractations en cours par le canal d'Edmond Michelet, il vient d'arriver de Tunis, via... Paris et Alger.
Ben Chérif n'est pas un tendre, et la purge qui s'abat sur la wilaya 4 est terrible. Halim, Abdellatif et Lakhdar , sont exécutés, Si Mohammed tourne casaque et, à son tour, épure à tour de bras. Sommé d'aller « s'expliquer » à Tunis, Si Salah qui s'est réfugié dans un premier temps chez son vieil ami.
Si Salah a cru à la « paix des braves » offerte par De Gaulle. Il en est mort.
L'affaire Si Salah est close.
Les morts ne parlent pas et, du côté français, le secret sera bien gardé. Ou presque. Car un certain nombre d'officiers, et ce ne sera pas l'un des moindres détonateurs du putsch du mois d'avril 1961.
Du reste, au procès du général Challe, un « accord » sera passé entre ses défenseurs et l'Elysée :
« Vous ne parlez pas de "l'affaire" et nous ne requerrons pas la peine de mort... »
L'un des derniers témoins, Si Mohammed , sera abattu, au mois d'août 1961, par un commando du 11ème Choc qui menait une opération de radio-détection.
Ce même 11ème Choc, qui avait mené, pendant plus de sept années, une guerre « en marge », ne survivra pas à la guerre d'Algérie : il sera dissous à la fin de 1963.
En haut lieu, on ne se souviendra pas des services rendus, on redoutera, jusqu'au bout, leur redoutable efficacité.
La page est tournée sur l'affaire algérienne.
Place aux gens sérieux... Et muets.
VERSION OFFICIELLE ALGERIENNE:A A la suite de l’affaire de l’Elysée, Si Mohamed succède à Si Salah, qui doit se rendre en Tunisie pour s’expliquer sur l’affaire de l’Elysée. Il est tué dans un accrochage en cours de route. suite de l’affaire de l’Elysée, Si Mohamed succède à Si Salah, qui doit se rendre en Tunisie pour s’expliquer sur l’affaire de l’Elysée. Il est tué dans un accrochage en cours de route.
par Jean Christophe Grellety
- bapceres
- Jeudi 29/11/2007
- 17:14
- Lu 345 fois

Fondateur (et premier bénéficiaire) de la Vème République, qui est encore le régime de la France de 2006, Charles de Gaulle fait l’objet d’une propagande d’Etat sans faille. L’homme a ses conteurs attitrés, les aèdes et autres bardes de sa vie épique : Jean Lacouture , Max Gallo , son fils...

La Gaullolâtrie ne veut pas entendre parler de ce qui fâche. France Télévisions propose une nouvelle mise en scène qui, comme celle d’Hitler diffusée par TF1, ne nous apprendra rien, mais permettra de montrer comment l’individu qu’il fut a pu travailler, avec tant d’acharnement, à devenir l’homme qui prétendait se confondre avec « la France », « la voix de la France », devenant ainsi le premier véritable successeur de Louis XVI...
Qui est-il ?
Natif de Lille, il est le troisième enfant d’Henri et de Jeanne de Gaulle, une famille dont les biographes disent pudiquement qu’elle était « traditionnaliste et conservatrice », ce qui signifiait que papa, maman et les femmes vénéraient le pape, entretenaient la mémoire du Roi, exaltaient la France et le « patriotisme ».
Son père était professeur dans l’enseignement catholique, réputé pour être « dévôt et patriote ».
Charles reçoit une formation chez les Jésuites, qui lui apprennent à lire autant ceux et celles qui sont du « bon côté » que les autres : Maurras, le national socialiste français, mais aussi Peguy, rare catholique dreyfusard...
En 1908, il intégre Saint-Cyr avant d’être affecté au 33ème régiment dirigé par le Colonel...
Pétain.
Lorsque la guerre de 14 est déclarée, il est lieutenant, participe aux combats, est blessé trois fois puis se bat à Verdun avant d’être fait prisonnier.
A la différence de nombreux gradés, De Gaulle n’est pas un couard qui se cache derrière ses troupes, ni un flatteur qui gravirait, marche après marche, les échelons du pouvoir militaire.
Car après que le tout nouveau Maréchal Pétain l’appelle pour travailler auprès de lui, au Conseil Supérieur de la Guerre, afin de lui faire écrire un ouvrage sur l’Histoire du Soldat Français, le futur Général refuse d’offrir les épreuves et le texte au Maréchal, comme un « nègre » littéraire l’eut fait.
Le Maréchal ne pardonne pas l’affront. De ce jour, jusqu’à sa décision de quitter Bordeaux pour rejoindre l’Angleterre, afin de mettre en place une « représentation nationale » résistante à l’Allemagne nazie, triomphante sur l’Hexagone, De Gaulle fait et propose les bons choix.
Dans son ouvrage, « Vers l’armée de métier » en 1934, il soutient que la défense nationale française, face à l’Allemagne nazie qui affirme ses prétentions et ses objectifs militaires, doit moderniser ses moyens d’actions, en privilégiant la mise en place de « moteurs cuirassés », d’unités de chars, capables d’intervenir avec rapidité et puissance...
Ce sera cette « force mécanique supérieure » qui, lors de la Guerre éclair de 1940, provoquera la défaite de la France, dont l’armée était pourtant réputée être « la meilleure du monde ». Mais la meilleure armée du monde ne peut rien avec les plus mauvais chefs du monde - sans compter ceux qui travaillent depuis plusieurs années à une "étrange défaite". [1]
De Gaulle incarne-t-il la Résistance ?
Dès le 18 Juin 1940, sa voix résonne sur les ondes de la BBC. Le Comité de la France Libre se met en place à Londres, et il rassemble des Français de tous horizons. De là, il s’affirme comme le « chef » des Français. Or, la Résistance réelle est celle qui opère sur le territoire hexagonal, là où les dangers, et la mort, rôdent : la Gestapo, les S.S, la Wehrmacht, la Milice...
La Résistance est le fait de milliers d’anonymes, d’hommes et de femmes, dont les activités en réseaux vont contribuer à affaiblir la machine de guerre nazie. En Limousin, les chefs militaires nazis rapatrient des troupes du Front Russe pour tenter de liquider la Résistance de cette région que les soldats appellent « la petite Russie », résistance dirigée par Georges Guingouin (décédé le 27 Octobre 2005).
L’unification de la Résistance est l’oeuvre de Jean Moulin, mais celui-ci meurt des coups portés par Klaus Barbie. Lorsque l’Allemagne nazie s’effondre - alors qu’elle propose le régime du chef par excellence, alors qu’elle est vaincue par un réseau d’alliés "égaux" - et que les dirigeants du régime de Vichy fuient ou sont arrêtés, De Gaulle rentre en France.
La liste noire des erreurs, des fautes et des échecs
A peine a-t-il posé le pied sur le sol national que De Gaulle ose insulter des soldats français. En effet, les soldats du commando Kieffer ont participé au débarquement de Normandie (sur la plage Sword entre Lion-sur-Mer et Colleville-Montgomery). Les troupes françaises ne constituent pas le gros des troupes débarquées. Les soldats de ce commando ont fait preuve de courage et de sens tactique, mais De Gaulle refuse de les saluer, car, formés par les officiers des commandos d’élite britanniques, ils portent un habit militaire façonné par les anglais et sur lequel est cousu un symbole anglais !
Alors que les Anglais lui ont offert une base arrière pour mettre en place la future « France libre », ce premier excès de « patriotisme » est le signe d’un état d’esprit dangereux, qu’il va développer à outrance : l’indépendance », dans sa version autarcique, comme si la France ne devait rien à personne...
La liste des "compagnons de la Libération" est également discutable : de nombreux héros et héroïnes de la Résistance n’en font pas partie - ils étaient communistes - tandis que les gaullistes historiques sont propulsés au sommet de cette gloire. Est-ce pour cela qu’il oublie d’honorer la participation des soldats des « colonies » et singulièrement les soldats algériens qui ont œuvré à la libération de la France ?
Alors qu’il accède aux responsabilités suprêmes, il oublie déjà d’être juste, droit et visionnaire comme il avait pu l’être auparavant. Le 8 Mai 1945, à Sétif et à Guelma, les célébrations de la victoire se transforment en émeutes : une centaine de colons sont tués. Quelle est la compréhension et l’interprétation de ces événements par le pouvoir ? Quelle est la réponse des nouvelles autorités, issues de la Résistance, et rassemblées autour de De Gaulle ? La répression.
S’il est certain que nombre de grands résistants français n’ont pas pris la mesure, dès cette date, de cette trahison de l’Etat français envers les Algériens (que la rhétorique officielle continuait de distinguer des Français ou qu’elle qualifiait encore d’indigènes), De Gaulle était-il lui aussi ignorant des faits, ou tout simplement un partisan déterminé d’une Algérie Française ?
En France, « l’épuration » (c’est-à-dire la détermination, l’examen - voire le procès - de l’identité des collaborateurs et des criminels du régime de Vichy), est désorganisée, incohérente et De Gaulle fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’atténuer, au nom d’une « unité nationale » bien pratique pour celles et ceux qui ont beaucoup à se reprocher.
Le désormais célèbre Maurice Papon passe ainsi entre les mailles du filet, grâce à un certificat de complaisance, dit de « résistance ». Si Papon avait simplement échappé à cette identification avant de disparaître dans l’anonymat et une inexistence sociale jusqu’à la fin de ses jours, De Gaulle n’aurait pas été sali par les mauvaises oeuvres du haut fonctionnaire bordelais. Mais en 1958, Maurice Papon est nommé Préfet de Paris. Sa responsabilité personnelle est engagée dans les événements du 17 octobre 1961 : des civils algériens, membres du FLN, entendent défiler pour une marche de la paix, mais les forces de police se déchaînent et les cadavres des manifestants assassinés flottent sur la Seine. Papon est maintenu dans ses fonctions.
De Gaulle est alors Président de la République, élu par 80000 « grands électeurs », à la suite d’un coup d’Etat fomenté par ses amis, profitant de la « crise d’Algérie ».
Car De Gaulle n’est pas revenu de son exil politique de manière démocratique, mais a été présenté tel le sauveur de la nation - comme Pétain l’a été en juin 40 pendant la débâcle [2] Il profite de ce "coup d’Etat permanent", selon la formule-titre d’un ouvrage de François Mitterrand, pour instaurer une République de nom et de façade, une "monarchie constitutionnelle", qui maintient un pouvoir censitaire (avec le Sénat) et au coeur de laquelle se trouve un Président de la République aux pouvoirs exorbitants. En fait-il bon usage ? Il faut constater qu’il ne règle pas la crise d’Algérie. Il va à Alger haranguer les foules d’un "Je vous ai compris" qui ne veut rien dire [3] et puis, face à l’échec humain patent d’un maintien de la France et des Français en Algérie, organise un départ dans des conditions déplorables - les premières et principales victimes de ce départ précipité étant les Harkis restés en Algérie, qui, malgré les accords d’Evian, ont été massacrés (des milliers, dizaines de milliers de victimes ?).
En France, le pays est cadenassé par la concentration des pouvoirs économiques, politiques, et médiatiques (l’ORTF dispense une information muselée, aseptisée). La démocratie est de plus en plus formelle. La contradiction entre le "grand âge du capitaine" et la déferlante de la jeunesse issue du baby-boom devient intenable et aboutit aux événements majeurs de cette décennie, avec ce que symbolise et signifie "Mai 1968".
Mais malgré "la chienlit", le "vieux Général" ne voudra pas partir. "Le sens de l’honneur" l’y contraindra en 1969, après qu’il ait perdu le référendum sur le transfert de certains pouvoirs aux régions et la transformation du Sénat.
La France a-t-elle besoin de grands hommes ?
La traduction de cette question par : la France a-t-elle besoin de grands chefs, d’un grand chef, est une trahison. Tous les pays du monde ont besoin de "grands hommes" - et soit-dit en passant, désormais, de "grandes femmes". Mais cela ne signifie pas que la structure du pouvoir doit continuer d’être archaïque, articulée autour d’une personne unique, puisque le système dépend trop alors de son génie ou de sa bêtise, si ce n’est de sa folie.
Charles de Gaulle a été incapable de "moderniser" l’organisation politique de la France parce qu’il vivait dans un culte narcissique de sa personne, réputée géniale en toutes choses, sur des références monarchistes injustifiées dans la tête d’un Président d’une République.
Mais si, dans certaines circonstances de sa vie, le Général sut faire des bons choix, il est prouvé, acté, que son conservatisme familial et social l’a conduit à choisir des hommes peu fréquentables pour des responsabilités nationales, à devenir de plus en plus manichéen, à s’identifier au Roi-du-Bien, ce qu’il n’était pas.
De De Gaulle à Chirac, en passant par Mitterrand, il faut constater cette "étrange défaite" de la République, consubstantiellement laïque : dirigée par des catholiques (dont l’un fut même proche et sympathisant de "la Cagoule"), la République Française, fondée par et dans la Revolution Française, ne parvient pas à remettre les clés du pouvoir au peuple, à réaliser la souveraineté.
Ne pas avoir trahi la République et la France n’a pas transfusé dans le cerveau et l’âme de De Gaulle génie, intelligence, sensibilité et grandeur pour toute la durée de sa vie.
Il ne fut pas l’un des "géants du 20ème siècle".
[1] Cf. le livre de Marc Bloch, "L’étrange défaite", écrit dans les semaines qui ont suivi la déroute de 1940.
[2] "Or, en dépit d’une erreur courante, volontiers propagée par ce dernier" (Le Pen) " de manière parfaitement contradictoire avec sa propre injonction d’amnésie, et première véritable révision historique repérable sur ce dramatique épisode, ce n’est pas la Chambre de Front Populaire élue en 1936 qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, mais une Assemblée bien plus large, quoique très incomplète, et notablement plus conservatrice, de députés et de sénateurs." (Gérard Boulanger, dans "A mort la Gueuse", Calmann-Lévy, 2006, page 290)
Cf. notre prochaine interview de Gérard Boulanger, pour son livre, "A mort la Gueuse" ou comment Pétain liquida la République à Bordeaux, 15,16,17 juin 1940.
[3] Jacques Marseille déclare au Monde : "Le deuxième scénario est celui de la "rupture-trahison". Notre histoire en offre deux superbes. La plus belle est celle de De Gaulle, qui arrive au pouvoir en 1958 avec une opinion qui croit que, comme elle, il est pour l’Algérie française, alors qu’il est persuadé qu’il faut s’en débarrasser. Pour faire cette rupture-trahison, il faut un charisme très fort, beaucoup d’autorité et de cynisme."
Le Monde, édition du 25 Mars 2003
13 mai 1958. De Gaulle a t il fait un coup d'état ?
- bapceres
- Jeudi 15/11/2007
- 13:55
- Lu 570 fois

De Gaulle a-t-il fomenté son accession au pouvoir en 1958 ?
Le 13 mai 1958, les Français d'Algérie manifestent devant les portes du Gouvernement général d'Alger.
Le rassemblement tourne rapidement à la révolte. Un comité de salut public, formé par le général Massu, lance un appel au général De Gaulle, pourtant écarté du pouvoir en 1946.
A peine quelques jours plus tard, René Coty, le président de la IVe République, le nomme au gouvernement. En très peu de temps, De Gaulle élabore une Constitution, celle de la Ve République, dont il devient le premier président. Les circonstances troubles de l'événement peuvent-elles être qualifiées de coup d'Etat ? Laurent Joffrin pose la question à l'historien Michel Winock.
Une très bonne émission de 55 minutes qui retrace les grands moments de cette période et qui se termine pour une fois sur un verdict enfin acceptable.
Traitée comme une véritable enquête policière, cette grande énigme de l'histoire est soumise à la relecture des différentes thèses qui s'affrontent, avec la volonté de donner à chacun les clés pour juger.
Dans cette nouvelle affaire, la victime porte le nom de IVe République, les comploteurs forment trois groupes principaux et l'accusé n'est autre que de Gaulle, promu nouveau chef du gouvernement le 1er juin 1958. Alors, Michel Winock, historien de votre état, quel est votre verdict ? Le 13 mai 1958, de Gaulle a-t-il fait un coup d'Etat : oui ou non ? A vous de juger...
Aujourd'hui il s'agit d'un putsh supposé, d'un coup d'état de velours, d'une manipulation reconnue. Selon Michel Winock ménageant difficilement la chèvre et le choux, cet évènement monté de toutes pièces par l'antenne gaulliste à Alger est un véritable complot entâché d'irrégularité. Complot qui abusa la quatrième république, les activistes d'Alger et l'armée française.
A la question De Gaulle est il un usurpateur ? La réponse est .....Cette émission fut excellente.
LES TEMOIGNAGES ET LES ARCHIVES OFFICIELLES
- bapceres
- Vendredi 09/11/2007
- 10:53
- Lu 292 fois

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
JEUNES PIEDS NOIRS

LES TEMOIGNAGES ET LES ARCHIVES OFFICIELLES
ACCUSENT DE GAULLE
DE CRIME CONTRE L'HUMANITÉ
« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts.
Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un
crime contre l’humanité.» -
Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)
Cette action criminelle fut
dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Boualam, Vice-Président de l'Assemblée
Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian"
(L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999).
Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a
reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le
GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles
et parfois des villages entiers ». (La Croix du 17 juin 2000).
Raymond Aron dans ses mémoires confirme:
"les harkis, pour la
plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle luimême
qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs...".
Devant cette accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants, les Associationsreprésentatives des Français d'outre-mer, réunies le 22 septembre 1995 au Sénat, ont adressé un messageau Président de la République en lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve
République dans les massacres ayant suivi le 19 mars 1962. Ce message a été depuis co-signé par plusd’une centaine associations et par plus de 15.000 Français. Le 30 août 2001, les Harkis déposaient unepremière plainte pour crime contre l’humanité. Les 13 mars et 5 juillet 2003, 40 familles de disparus piedsnoirs
déposaient deux nouvelles plainte pour crime contre l’humanité.
La responsabilité des faits est désormais reconnue par la majorité des acteurs, des historiens, par la
quasi-totalité des responsables politiques actuels et souhaitée maintenant par le Chef de l’Etat.
Le 31mars 2007 il s’engageait devant les représentants de la communauté harkie :
« Si je suis élu Président de
la République, je veux reconnaître le massacre et l’abandon des harkis et de milliers d’autres
« musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvellefois ».
Une reconnaissance attendue depuis 45 ans par 2 millions de Français rapatriés et leurs
descendants.
Une émission à la gloire du grand C....
- bapceres
- Samedi 13/10/2007
- 07:29
- Lu 241 fois

Il faut croire qu'il y a des consignes venant de je ne sais où pour trafiquer et falsifier la réalité historique et gommer complètement certains personnages qui risqueraient de faire de l'ombre au plus mystérieux mystificateur de l'histoire de France.
La période algérienne, sujet tabou dans la famille selon les dires de sa petite fille, et pour causes, a été complètement amputée du rôle joué par le Général Salan, qui fut l'un des principaux acteurs en tant que général en chef et grand patron politico-militaire de l'Algérie. Pourquoi cette volonté délibérée de substituer Salan à Massu et de taire le véritable rôle du "mandarin" qui épargnera à la France et à la République, en retardant le plan "Résurrection", un coup d'état officiel.
Le Général Dulac était porteur d'un message verbal à Salan, sans équivoque possible.
"Il ne faut pas que j'apparaisse sur la scène derrière cette opération. Donc il faudra que je sois appelé sans que cela donne l'impression d'un coup d'état militaire. Dites à Salan que tout ce qu'il fait ou tout ce qu'il fera...c'est pour le bien de la France...Il faut sauver la baraque." (ramené dans l'émission à "il faut sauver la baraque.")
De Gaulle a bien donné son accord pour un coup de force et René Coty désamorcera la crise sept heures à peine avant l'assaut des parachutistes sur Paris. Pressé par Neuwirth et Delbecque, l'antenne gaulliste d'Alger, Salan attendra la dernière limite avant de lancer l'opération.
Sauvant les apparences le grand homme prendra ainsi le pouvoir dans la légalité et se fera remettre les pleins pouvoirs qui lui permettrons de gérer le pays pendant onze années d'une manière autoritaire et sans partage. Avec Franco, De Gaulle fut le dernier chef d'état européen à faire fusiller des opposants politiques.
Cette partie de l'émission commença par des images insoutenables d'exécutions et une accablante description des représailles de l'armée française sans dire un mot des assassinats atroces, des mutilations raffinées et de la férocité du FLN dont le nombre de victimes algérienne est passé sous silence. (16000 victimes d'exactions, 50000 civils enlevés et 4300 militants MNA assassinés en France.)
Tout de même le réalisateur de cette émission avoue 63 policiers assassinés dans Paris par le FLN et passe sous silence les milliers d'attentats commis sur le territoire national. Bien sûr pas un mot sur les Harkis, Papon, les Barbouzes et avec en cerise sur le gâteau Pasqua et Verges comme débatteurs. Pas de témoignages contradictoires.
Que dire d'autre si ce n'est qu'on continue de prendre les français pour ce qu'ils sont et que nous courrons à grand pas vers une repentance qui finira par être acceptée d' une majorité de gens indifférents.
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- zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
- ferhaoui : le deracinement de mon algerie
- bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
Proverbe Yddish
- bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
- PEDEMONTE : Bonjour à tous,
Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
Jacky PEDEMONTE
Président de l'AAK
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La réconciliation en marche...
LA RECONCILIATION EN MARCHE...
Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets.
Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer.
Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples.
Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent.
Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde.
Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue.
Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.
L'Emir
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«L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.
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