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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 SIMONE GAUTHIER

Témoins à charge

  • bapceres
  • Vendredi 30/05/2008
  • 05:58
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LE PLATEAU DES GLIERES
   Alger, lundi 26 mars 1962

        
C’est l’histoire d’un amour et de sa fin tragique pendant la guerre d’Algérie. Une histoire d’amour qui se poursuit au-delà des apparences, dans le monde sensible, comme une expérience tout à fait particulière de l’invisible. C’est aussi un hommage en l’honneur d’un homme dont la mémoire gît encore aujourd’hui, au fond des ténèbres. 
Aller au secours de ce qui est resté dans le silence pendant si longtemps, c’est mettre des paroles sur la souffrance.

« On est venu me chercher pour m’amener dans une grande salle où des corps, tout nus, étaient allongés en vrac, par terre. Il fallait passer par-dessus, c’était un spectacle effroyable, tous ces corps mutilés, entortillés de bandages, au milieu desquels je le cherchais. Philippe était habillé et il était allongé sur une table. Il avait un gros pansement sur le côté de la tête. Il n’était pas défiguré, il était lui. Je me suis jetée sur lui alors que tout s’en allait de moi. Je me suis mise à mourir… ».   

« On dit qu’au moment de mourir, on revoit toute son existence. Au soir du 26 mars 1962, Simone GAUTIER, apprenant dans sa maison d’El-Biar la mort de son mari Philippe, dans le centre d’Alger, s’est sentie mourir. Depuis, elle revoit obsessionnellement les années qui ont précédé la fusillade assassine du Plateau des Glières. Bien sûr, sa propre « mort » n’était qu’intérieure. La vie matérielle continuait : il le fallait bien, pour les enfants à élever, pour la mémoire même de Philippe. Son récit est à la fois celui d’une douleur qui n’en finit pas et des bonheurs simples mais intenses, d’ « avant » : l’enfance algérienne, les parents, les amis, les vacances, la lumière d’un jeune couple, si tôt éteinte par le drame. Ensuite la révolte contre le forfait impuni, contre l’oubli organisé. C’est cela la France ? La fusillade du 26mars, nous ne le savons que trop, est un crime d’Etat, comme le massacre d’Oran, comme celui des harkis, comme le scandale des Disparus, autant de chapitres d’une honte nationale que ne rachète aucune « repentance ». Mais c’est aussi cent drames humains dont chacun, comme celui de Simone GAUTIER, nous blesse personnellement et nous commande de ne jamais oublier ». JEAN BRUA L’Algérianiste.      

 Une analyse de Marc Morell

Quelques points de repaires importants pour mieux aborder notre histoire.

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  • Mercredi 12/12/2007
  • 04:11
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Éléments d'histoire

...qui n'engagent que leur auteur, sachant les ardentes polémiques qui s'expriment encore aujourd'hui et continueront à s'exprimer longtemps sur une page d'histoire complexe, douloureuse et passionnelle... par ailleurs, certaines lectures ou discussions peuvent m'amener à modifier légèrement mon point de vue...cela peut se traduire dans le temps par des évolutions et des précisions apportées au texte suivant...

dernière révision, le 23 avril 2005

Origine des pieds-noirs

Les pieds-noirs d'Algérie sont les personnes nées en Algérie entre 1830 et 1962, descendants d'immigrés venus généralement de France, d'Espagne, de Malte, d'Italie, etc. au 19ème siècle ou au début de 20ème. Cette définition peut être "étendue" à la communauté juive implantée en Algérie et plus généralement en Afrique du Nord bien avant 1830 et dont la plupart des ressortissants ont du quitté l'Algérie en 1962 ou dans les années qui ont suivi (crise au Proche-Orient de 1967). En savoir plus sur l'origine du mot pieds-noirs...

Pourquoi les pieds-noirs ont quitté l'Algérie en 1962

Les pieds-noirs auraient pu rester en Algérie après 1962 mais la guerre entre la France et le mouvement d'indépendance avait laissé, à travers ses drames, de vives rancoeurs. Les chiffres plus ou moins officiels donnent un peu plus de 30 000 morts du coté des français (militaires métropolitains et pieds-noirs, le décompte est rigoureux) et probablement entre 600 000 et un million de victimes du coté des arabes (incluant les actions de rétorsion du Front de Libération Nationale). Les atrocités commises - dont aucun camp n'avait l'exclusivité - ont fait que la plupart des pieds-noirs craignaient des vengeances (cela a été le cas pour des milliers d'entre eux enlevés et disparus dans les semaines qui ont précédé et suivi l'indépendance) et des spoliations de biens (cela s'est vérifié lors des décisions de nationalisation qui ont accompagné et suivi l'indépendance).

Certains affirment que le terrorisme de l'OAS qui s'en est pris aveuglement à la population algérienne a mis fin à toute possibilité de cohabitation entre algériens d'origine arabe et européenne. Notamment à Alger, plus d'attentats furent commis par l'OAS pendant les 6 premiers mois de l'année 1962, qu'au cours de toute la guerre par le FLN. Il faut rappeler aussi que la guerre d'Algérie a fait au moins 20 fois plus de victimes parmi la population arabe que parmi les européens. D'autres pensent que cette cohabitation fraternelle n'était en fait souhaitée pas plus par les premiers hommes politiques algériens que par les pieds-noirs eux-mêmes. Je pense personnellement que les arguments des uns et des autres sont malheureusement exacts.

Mon analyse personnelle de l'histoire de la Guerre d'Algérie

Quelques constats :

- La guerre était inévitable, suite logique de la colonisation d'un peuple qui a recouru à la lutte armée et au terrorisme pour faire valoir ses droits ; avait-il d'autres solutions pour arriver à ses fins ? Beaucoup de combattants d'origine musulmane engagés auprès de la France - leur patrie, berceau des droits de l'homme - dans les conflits mondiaux de 1914 puis de 1940 espéraient devenir des français à part entière ; ce droit ne leur a pas été reconnu.

- Après des années de guerre (depuis le 1er novembre 1954), les réactions désespérées des pieds-noirs qui eux-aussi étaient chez eux - droit du sol dont on parle tant aujourd'hui - et qui ont été trahis par De Gaulle, étaient tout aussi compréhensibles. Elles ont malheureusement mené aux extrémités commises par l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète).

- Le nombre et l'identité des victimes montrent que les souffrances ont été largement partagées par les civils des deux communautés mais 20 fois plus nombreuses ont été les victimes du coté musulman.

Fallait-il espérer que la plupart des pieds-noirs accepte de vivre dans un pays dirigé par les "vainqueurs" de la guerre qu'ils venaient de perdre ? Sur un million de personnes, environ 30 000 d'entre eux seulement sont finalement restés sur place, parfois souvent les plus démunis et les plus âgés ayant peu de perspectives d'accueil et de réinsertion en France, mais aussi certains qui voulaient croire et contribuer à l'avenir de leur pays. La plupart d'entre eux a décidé de rejoindre - le plus souvent dans la précipitation et le dénuement - une patrie qui les avait trahis plutôt que de concéder le pouvoir à ceux qu'ils avaient dans le cas général considérés comme leurs "subalternes".

L'Histoire ne doit pas oublier le sort réservé aux Harkis (180 000 "supplétifs" arabes qui se sont battus pour la France contre la rebellion). Des dizaines de millers d'entre eux (probablement 60 000), honteusement désarmés et abandonnés par la France ont été massacrés dans les jours qui ont suivi l'indépendance : des ordres avaient été donnés à l'armée française pour en rapatrier en France le minimum, 40 000 harkis et membres de leurs familles ont été "rapatriés" officiellement, environ 45 000 l'ont été clandestinement. Ceux qui sont entrés en France en 1962 et qui sont venus renforcer la communauté maghrébine déjà établie (environ 350 000 personnes) et qui a contribué à l'industrialisation d'après guerre, ont été reçus dans des conditions minimalistes, le plus souvent parqués dans des camps de fortune, n'ayant pas même un accés libre au territoire français..

A l'occasion de nombreuses émissions de télévision et de la parution de plusieurs livres sur le sujet, on a beaucoup évoqué ces derniers temps (2002) les atrocités liées aux actes de torture pratiqués par l'armée française. Chacun en parait surpris et outré. Pendant la guerre, ces atrocités étaient pourtant connues de tous. Il faut rappeler qu'elles se différenciaient de celles commises par le FLN ou par l'OAS, essentiellement par le fait qu'elles étaient institutionnalisées, approuvées par un appareil d'Etat et en l'occurence par les plus hautes Autorités gouvernementales françaises. C'est ce qui les rend encore plus inadmissibles.

Il est souvent dit que grâce à la torture pratiquée sur des terroristes ou complices et les informations obtenues, on déjouait des attentats. A cela, deux objections fondamentales la première d'ordre moral, la seconde d'ordre strictement stratégique :

- pour soutirer ces informations et déjouer de futurs attentats combien d'innocents ou de personnes qui n'avaient aucun renseignement à fournir ont été torturées puis, le plus souvent, achevées ?

- combien de musulmans, témoins ou victimes de ces pratiques barbares, ont basculé dans le camp de ceux qui prônaient l'indépendance et parmi ceux-ci, combien ont rejoint le camp des terroristes ?

Ces pratiques ne doivent cependant pas dissimuler les actes barbares "banals" commis par l'armée française à l'égard des populations civiles (villages brûlés, exécutions sommaires, viols, etc.) et qui ont probablement fait encore bien plus de victimes, pas plus qu'elles ne doivent faire oublier les massacres atroces de tous les innocents commis par le FLN dont ont été victimes bien plus d'arabes que d'européens ou les exécutions aveugles de civils par l'OAS au cours des années 1961 et 1962.

Les pieds-noirs ont été indéniablement trahis par De Gaulle qui a déclaré publiquement en 1960 : "Moi vivant, jamais le drapeau le FLN ne flottera sur Alger". Comment alors ne pas imaginer - après que De Gaulle ait clairement opté pour l'autodétermination qui devait conduire inévitablement à l'indépendance - le putsh des généraux puis au cours des derniers mois les réactions les plus violentes de la part d'une minorité activiste soutenue par un peuple abandonné et desespéré ?

Mais au cours de cette guerre, le plus grand déhonneur de la France a été - il faut le rappeler - cette lacheté innommable vis à vis des harkis qui avaient fait le choix, ou que les circonstances avaient conduit à faire le choix de leur patrie : la France. Leur abandon à la vindicte du FLN - précédé de leur désarmement - reste l'une des plus grandes hontes de l'histoire de France. Comme il est déclaré dans le DVD récemment sorti sur la guerre d'Algérie "en 1962, la France a contracté une dette d'honneur, celle de la confiance trahie envers ses Harkis qu'elle a accueillis à contre-coeur ou qu'elle a abandonnés lachement à la merci du peuple algérien". Il faut rappeler que les principaux responsables de cette trahison sont les membres du gouvernement français présidé à l'époque par Charles De Gaulle, dont Pierre Joxe était le premier ministre et Pierre Messmer, ministre des Armées.

La guerre d'Algérie a prouvé - si besoin était - que les mouvements de ceux qui luttent contre les injustices ne peuvent/doivent pas être réprimés par l'usage de la force et de la violence. On doit admettre que De Gaulle avait perçu que la repression du mouvement de libération n'apportait pas la solution au conflit et que seule une solution politique pouvait être apportée au "problème algérien". Il est regrettable qu'une solution algérienne permettant aux communautés de continuer à vivre ensemble n'est pas été trouvée. Mai a-t-elle été vraiment recherchée par plus d'un infime minorité d'homme de bonne volonté ?

Aujourd'hui, il est regrettable que certains en Israël - malheureusement actuellement les plus nombreux mais n'oublions pas les autres qui ont besoin de notre aide - n'aient pas assimilé cette leçon de l'histoire ?

Si seulement les "martyrs" de toute confession et de tout camp de la guerre d'Algérie pouvaient être morts pour instruire nos peuples et leurs dirigeants !

Vain espoir dans un monde où le pouvoir, le gain et les perspectives politiques à court terme dirigent le plus souvent nos desseins !

Aux anciens de trouver les voies d'une transition indispensable. Aux jeunes de faire bouger les choses dans la bonne direction et de réaliser parfois les indispensables révolutions, en espérant qu'ils seront plus sages que leurs ancêtres !

Indépendance et religions

Concernant les religions, malgré les excès commis lors de l'indépendance (destructions ou dommages causés aux cimetières chrétiens - églises converties en mosquées - ce qui était parfois un "juste" retour des choses ...) les pieds-noirs chrétiens ont généralement pu continué à exercer leur culte, mais dans un pays où l'Islam a pris le dessus comme religion d'Etat. Les juifs, dont la plupart étaient présents en Algérie bien avant les colons, ont quitté en grande majorité l'Algérie au moment de l'indépendance (voir l'histoire de la communauté d'Enrico Macias), ou plus tard en 1967, le plus souvent victimes d'un antisémitisme plus ou moins explicite.

Les liens entre la France et l'Algérie

Il est toujours émouvant de constater pour un pied-noir qu'une rencontre avec un Algérien vivant de l'autre coté de la Méditerranée ou à " l'étranger " est l'occasion d'échanges très amicaux empreints de fraternité, laissant loin derrière tout ce qui a pu les opposer.

La présence sur le sol français d'une communauté importante de français d'origine arabe et d'algériens est une conséquence naturelle de 132 années de colonisation et donc d'imprégnation des deux communautés. Elle constitue à la fois une richesse et un gage de paix, d'échanges et de coopération entre des peuples qui, au Sud, au Nord ou à l'Est de la Méditerranée, appartiennent à la même entité géopolitique...et finalement à un même quartier de ce village qu'est devenu la terre...

La position du gouvernement algérien qui s'obstinait jusqu'alors à refuser l'entrée sur son sol des harkis semble s'assouplir aujourd'hui (fin 2004). Les harkis sont les grands perdants de cette guerre et il est temps de reconnaître leurs souffrances et celle de leurs enfants. Beaucoup reste à faire coté français ; l'Algérie serait grandie de les accueillir comme des frères qui ont aimé la France et seulement choisi le mauvais camp de l'Histoire.

Quant à l'obligation pour les ressortissants français d'obtenir un visa pour séjourner en Algérie par simple mesure de réciprocité, il s'agit là d'une mesure qui ne peut que freiner les échanges entres nos deux pays et le développement touristique et économique de l'Algérie. Gageons qu'elle sera elle aussi rapidement abolie pour accélerer la coopération entre nos deux pays et - pourquoi pas - inciter la France à une réciprocité.

En guise de conclusion

L'Algérie et la France (par ordre alphabétique...:-) ont 132 années de leur histoire en commun.

A cette tranche d'histoire commune, s'ajoutent une quarantaine d'années supplémentaires pendant lesquelles la présence en France de français d'origine arabe et d'algériens, et dans une bien moindre mesure la présence de français et de franco-algériens en Algérie, ont perpétré cette communauté de vie et de pensée.

L'Algérie et la France d'aujourd'hui - leurs peuples et leurs gouvernants - sont plus proches que jamais non seulement d'une réconciliation sans arrière pensée mais d'un respect et d'une compréhension mutuels.

C'est dans cet état d'esprit :

- que nous ne devons plus tolérer de comportements discréminatoires en France ni de réactions de rejet en Algérie,

- que nous devons chacun à notre niveau favoriser les échanges entre nos peuples et,

- que nous ne devons laisser personne sur la touche, au risque de nous reprocher à jamais de n'avoir pas su comprendre que tous les acteurs de la guerre d'Algérie en ont été les victimes, produits hybrides de l'Histoire et de circonstances personnelles.

Marc Morell, 14 avril 2005

 Sur un site Algérien...

HISTOIRE D'UNE BLESSURE

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  • Dimanche 25/11/2007
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HISTOIRE D'UNE BLESSURE de Gilles PEREZ.
Il démontre que les Pieds noirs étaient à 97% (selon l'historienne Germaine Tillon) une population de petites gens, pour la plupart immigrés économiques ou politiques du pourtour méditerranéen ou déportés et « racolés » par la France afin de peupler cette nouvelle terre.
Grâce aux films de famille que les Pieds noirs nous ont prêtés et qui illustrent ce documentaire, on voit bien à qui l'on a à faire. Des pique-niques dans les bois, des parties de pétanque mémorables, des gamins qui jouent dans la rue, des Européens et des Algériens qui partagent un repas... Il est bien question de petites gens et de petits plaisirs, comme la Métropole en connaissait dans ces années 50, la mixité ethnique en moins. Et puis, on a découvert, au travers des témoignages, qu'une grande majorité d'entre eux souhaitaient rester en Algérie malgré l'Indépendance. Ce qui montre bien leur attachement à cette terre.
Par ailleurs, le film met également en lumière des faits historiques volontairement tus par les autorités françaises, à savoir les trois milles Européens d'Algérie disparus et officiellement" recensés, les massacres d'Européens commis le 5 juillet 1962 à Oran, les tirs de l'Armée française contre des civils européens le 26 mars 1962 à Alger, entre autres

 Connaissez vous Jean Monneret ?

  • bapceres
  • Samedi 24/11/2007
  • 14:40
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http://www.jean-monneret.com/livres.php

Jean MONNERET


né le 28-11-1939 à Maison Carrée – Alger

Etudes au Lycée Bugeaud à l’Université d’Alger et à
Paris – Sorbonne

Diplômé de l’INALCO
Enseignant en Lycée et à Paris VIII – Conférencier, Ecrivain

A commencé à écrire sur l’Algérie en 1987

Thèse de Doctorat en Sorbonne en 1996 sous la direction du Professeur François – Georges Dreyfus.
Thème : La Phase Finale de la Guerre d’Algérie

Parution de cette thèse sous une forme condensée en Janvier 2000, sous le même titre aux Editions L’Harmattan

Parution en Avril 2003 aux Editions L’Harmattan de Mourir à Alger, été 1962

Parution en Mars 2002 du Livre Blanc de l’Armée Française en Algérie aux Editions Contretemps. Ouvrage collectif. Chapitre sur les crimes du FLN.

Parution en Avril 2003 de la brochure : La France en Algérie 1830-1962 publiée sous l’égide du Cercle pour la Défense des Combattants d’A.F.N. Ouvrage collectif. Articles sur le statut civique des Musulmans et sur l’Agriculture.

Parution en Avril 2004 de Réplique à l’Amiral De Gaulle aux Editions du Rocher. Ouvrage collectif publié sous la direction d’Henri-Christian Giraud. Chapitres Les Accords d’Evian et leurs conséquences.

Parution en Février 2006 de "La tragédie dissimulée - Oran, 5 Juillet 1962" aux éditions Michalon - Prix Norbert CEPI 2006

Articles de Revue :
Mars-Avril 2002 dans Historia – Thématique
Barbouzes – FLN, une alliance inavouée.
Septembre-Octobre 2003 dans La Nouvelle Revue d’Histoire
L’Affaire des Français « disparus » en Algérie
Pâques 2005. Bulletin du Secours en France
Ce printemps-là...
Automne 2006. Bulletin du Secours en France
La cause Harkis : Attention récupération.
La Nouvelle Revue d'Histoire (mai-juin 2007): Le massacre de Mélouza

Ouvrages consacrés à la culture algérianiste.
1987. Grosses Têtes et Pataouètes. Editions Africa Nostra
1992. Le Pataouète. Dictionnaire de la langue populaire d’Algérie et d’Afrique du Nord
Editions Jacques Gandini. Ouvrage collectif.

Participation à de nombreuses émissions de Radio – Courtoisie.

Participation au colloque international du CNRS, les 7 et 8 Octobre 2002 à Paris. Des hommes et des femmes en Guerre d’Algérie.

Conférences dans de nombreux cercles algérianistes et divers milieux culturels et d’anciens combattants à travers toute la France.

Au début de cette histoire, il y a le Mal.

Le Mal infeste notre monde d’hommes. Il est « cet écueil contre lequel s’est brisé la raison humaine » et comme l’écrit Edgar Poe « l’un des instincts premiers du coeur humain ».
1962. En ce temps-là, il a marqué le destin de l’Algérie, sa fin atroce ; chaos, violence, attentats.
Au début de l’été, le sort de ce territoire est scellé ; il sera indépendant. Le dirigeront ceux qui depuis huit ans y mènent une guerre révolutionnaire contre la présence et l’Armée françaises. Ces hommes-là, regroupés dans le FLN, n’ont pas hésité à recourir au terrorisme, c’est-à-dire à s’en prendre aux populations civiles. Femmes, enfants, vieillards ont été délibérément visés afin d’accroître le chaos et de briser les volontés. En mars 1962, en cette fin proclamée et mensongère du conflit, lorsque sont signés les étranges Accords d’Evian, ces mêmes hommes triomphent. L’Algérie est à eux.

Pourtant les combats continuent. Regroupés dans l’OAS, les partisans de l’Algérie française, refusent de déposer les armes ; les affrontements persistent. Le FLN emploie alors une tactique très perverse : les enlèvements. Terreur suprême, elle vise les civils européens partout où ils sont vulnérables ; limites des quartiers indigènes, zones rurales, grands axes routiers. L’Armée française n’est plus censée intervenir et, à quelques exceptions près, elle n’interviendra pas.

Il y a aussi ceux que l’on appelle les harkis, les anciens supplétifs de l’Armée française, membres des groupes d’autodéfense, élus musulmans et tous ceux, nombreux, qui sont partisans de la souveraineté française. Ils seront durement réprimés par les nouveaux maîtres, emprisonnés, torturés et fréquemment massacrés. L’Armée française n’est plus censée intervenir et, à quelques exceptions près, elle n’interviendra pas. Naufrage de l’honneur français.

Ceci a été définitivement établi le 24 mai 1962. Lors d’un Conseil des Ministres le Général De Gaulle y a déclaré ceci : « La France ne doit plus avoir aucune responsabilité dans le maintien de l’ordre après l’autodétermination (2 juillet 1962). Elle aura le devoir d’assister les autorités algériennes. Mais ce sera de l’assistance technique. Si les gens s’entre massacrent, ce sera l’affaire des nouvelles autorités ». C’est-à-dire du FLN, lui-même promoteur des pires massacres.

L’été 1962, se déroulera en Algérie, selon cette logique implacable, avec la plus froide indifférence des dirigeants de la France.

Cette époque voit en outre le début d’un immense mensonge. L’Algérie devenue indépendante, devra apparaître comme un pays neuf, en plein développement, un modèle pour le Tiers-Monde qui depuis Bandoeng en 1956, « secoue ses chaînes ». Les manuels d’histoire des collèges français se mettront à citer « l’expérience algérienne », à louer son audace et son originalité. Le manteau de Noé sera jeté sur les massacres et les enlèvements de 1962. Les harkis assassinés, les Pieds-Noirs disparus deviendront des victimes importunes. Le Général a résolu le problème algérien. Il a été un décolonisateur « efficace ». Il a, une nouvelle fois, « sauvé la France ». On oubliera volontairement le prix payé. On oubliera les victimes sacrifiées. Les Musulmans loyaux et les Pieds-Noirs acquitteront, seuls, la facture de l’Indépendance de l’Algérie. Pour mieux faire passer cette infamie, on les diabolisera dans la presse et les media. Sans vergogne et sans remords à ce jour.

Plus de trois mille Européens enlevés, des dizaines de milliers de harkis assassinés, tel est pourtant le solde de cette Indépendance bâclée, de cette paix précipitée. Ce sang signe de manière ineffaçable les iniquités d’alors. « Sa voix crie de la terre jusqu’au ciel ». Il accuse les bourreaux d’antan. Ce sang est celui d’Abel répandu par Caïn, qui ne voulait pas être « le gardien de son frère ». Il accuse l’Etat, « le plus froid des monstres froids ». Il est le Mal, fruit du choix infernal qui a configuré notre humaine condition.

Aussi, avec d’autres, je dévoilerai la vérité, je réclamerai la Justice. La vérité sur les massacres et les enlèvements, la vérité sur ceux que l’on a voulu mettre aux oubliettes de ce temps, la justice pour ceux que l’on a spoliés, humiliés, déshonorés. A ces Etats qui mentent et dissimulent leurs crimes, j’opposerai, nous opposerons, la sincérité, nos efforts vers l’exactitude, la recherche, les archives, l’Histoire enfin.

Jean MONNERET

 Inédit

Dans un journal Israélien

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  • Samedi 24/11/2007
  • 08:38
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 Le  journal israélien  « Maariv » révèle comment, durant la guerre d’Algérie, une cellule du Mossad a armé et entraîné des juifs de Constantine pour se défendre contre des actions “terroristes” du FLN.

A l’occasion du premier rassemblement mondial des juifs originaires de Constantine, qui se tiendra dimanche et lundi à Jérusalem, le journal a levé ainsi le voile sur une des histoires encore inédites de l’action du Mossad.

 Le reportage parle de deux anciens agents, Avraham Barzilaï et Shlomo Havilio, en poste à Constantine et à Paris durant la guerre d’Algérie. « Avraham Barzilaï est arrivé à Constantine en janvier 1956, après avoir servi dans l’unité 131 des services de renseignement de Tsahal.

 Barzilaï, 29 ans à l’époque, est envoyé par le Mossad, avec sa femme, à Constantine. Sa « couverture » est un poste d’enseignant de l’hébreu. En mai 56, il a déjà mis sur pied des cellules de juifs constantinois armés qui ont pour mission de défendre la communauté juive locale.

 Le 12 mai 56, jour de la fin du Ramadan, Barzilaï a le pressentiment que des “terroristes” du FLN vont commettre un attentat. Il donne donc l’ordre aux membres de sa cellule de s’armer de pistolets et de patrouiller rue de France, l’artère principale du quartier juif de Constantine.

« Maariv » indique qu’il relatera, pour la première fois, l’histoire de ce réseau du Mossad en Algérie, lors du rassemblement des originaires de Constantine.
Traduit de l’hébreu par Daniel Haïk pour Proche-Orient.info

 Inondations de Bab el Oued

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  • Samedi 10/11/2007
  • 13:48
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Au fond à gauche la salpétrière, à droite le chantier du Stade Marcel Cerdan. Au premier plan à gauche il y a actuellement une librairie et le foyer d'un grand  club de foot de Bab el Oued.
photo de gauche

Recherche photos sur les inondations.












 Une vidéo de 55 mn sur l'histoire des Pieds Noirs.

Quand la TV allemande parle des Pieds Noirs...

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  • Vendredi 09/11/2007
  • 12:35
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A VISIONNER ABSOLUMENT...

Diffusé par un site algérien et repris par une TV Allemande cette émission est un éclairage honnête de la tragédie des pieds noirs.
  http://www.hamburg1video.de/video/iLyROoaft2pX.html

 "Images vécues de l'Algérie en guerre", un ouvrage de Jean-Baptiste Ferracci

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  • Jeudi 08/11/2007
  • 06:38
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Ancien directeur de cabinet du maire de Béziers notamment, il a commencé son parcours professionnel comme reporter photographe. En 1959, il est appelé sous les drapeaux et est affecté comme reporter militaire pour le journal BLED, hebdomadaire des forces armées en Algérie. A l’heure ou le cinéma apporte un nouvel éclairage sur la guerre d’Algérie avec le film "L’Ennemi intime" de Florent-Emilio Siri, avec Benoît Magimel et Albert Dupontel, Jean-Baptiste FERRACCI présente un ouvrage de témoignage sur ses propres souvenirs.

« Images vécues de l’Algérie en guerre », collection Mémoire Vive, aux éditions des Nouvelles Presses du Languedoc (NPL).

Cet album témoignage sur la guerre d’Algérie est un hommage aux soldats français, aux pieds-noirs et aux harkis comme à toutes les victimes d’un conflit qui a marqué durablement et durement notre pays. Présentant des images émouvantes, violentes et souvent inédites, il se situe à contre-courant de la pensée unique et rejette la repentance systématique que beaucoup de français acceptent de plus en plus mal. Réalisé par un reporter qui fut appelé du contingent en Algérie, il ne se présente pas comme une œuvre d’historien mais comme tente, objectivement, de montrer la guerre, les opérations de différentes unités, le combat des harkis, les événements dans les villes, la douceur de vivre, la passion et le drame. Il ne laissera pas indifférents ceux qui se souviennent encore de cette période mais intéressera aussi, les générations qui ne l’ont pas vécue.


News Press 06/11/2007 16:4

http://fr.youtube.com/profile?user=garciaroland
Merci Claude de nous avoir fait parvenir ce document où toutes les photos parlent d'elles mêmes. Une seule me dérange, c'est la dernière, mais ne signe t elle pas les crimes abominables dont nous attendons avec nos frères harkis la repentance officielle promise par le président Sarkozy ?

 Danielle Santoni confirme...

on a toujours le "cafard" en partant d'Alger...

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  • Vendredi 02/11/2007
  • 05:09
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  • Danielle Santoni : Je rentre d'Algérie après 3 semaines d'un séjour merveilleux.J'ai parlé partout et avec tout le monde, je n'ai eu aucune crainte car, véritablement, c'est "le pays accueillant" par excellence.
  • Tous étaient intéressés parce que j'étais née "là-bas", à Constantine, et beaucoup m'ont dit le regret de notre départ, ils disent "revenez!" J'ai retrouvé le charme d'Alger,en dépit de la surpopulation (5 millions) du manque de transports en commun (plus de trolley bleu) et de la misère, les jeunes manquent d'emploi, certains ont un pèse-personne dans la rue, pour recueillir quelque obole après la pesée !
  • La vie est très peu chère, mais en rapport avec les ressources, beaucoup de petites boutiques, qui du pain, qui des légumes, qui de magnifiques robes, etc.. pouor un prix très modique.
  • J'avoue que j'ai très envie d'y retourner,comme tous j'ai dû rentrer en France, mais ici la mentalité est bien froide en comparaison avec mon pays natal.
  • On m' affirmé "on vous manque, et vous nous manquez". c'est vrai, nous avons tissé des liens indestructibles, consolez-moi, j'ai le cafard d'avoir dû revenir en France !!

 Quand l'Histoire remet les pendules à l'heure...

De quoi faire rougir la gauche caviar !

  • bapceres
  • Mardi 09/10/2007
  • 15:58
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Le Che, ange cruel, tombe de son piédestal...De quoi faire rougir les "soixantehuitards" en leur parlant "repentance".

Des millions d'adolescents (et d'adultes attardés) portent encore des tee-shirts à l'effigie de Che Guevara,
qu'ils assimilent à un martyr. En fait, le Robespierre cubain était un tortionnaire
illuminé et sans pitié.

FACE à la mort, il avait paniqué, ce qui prouve qu'il était humain, du moins lorsqu'il s'agissait de lui. « Ne tirez pas ! Je suis Che Guevara ! Je vaux davantage vivant que mort ! », s'était-il écrié, ce 8 octobre 1967, lorsqu'il fut capturé par les soldats boliviens, dans le canyon de Yuro. Le lendemain, c'était il y a quarante ans exactement, l'ordre tombait : le capitaine de la CIA, Felix I. Rodriguez, devait faire exécuter son prisonnier, qui ressemblait à un mendiant couvert de guenilles. « Il est devenu blanc comme une feuille de papier. Je n'ai jamais vu de ma vie un homme dans un tel état » *, se souvient celui qui traqua le Che des mois durant.
« La Face cachée du Che », par Jacobo Machover (Buchet-Chastel)

Paravent des illusions
 
À une heure vingt de l'après-midi, un soldat bolivien, saoul, tira des rafales de mitraillette, il assassina le Che. Les Boliviens voulaient l'abattre à tout prix. Les Américains préféraient le garder vivant. Pour ne pas en faire un martyr. Ce qu'il devint immédiatement.
Dans l'île de Cuba, en octobre 2007, les affiches géantes montrent toujours le visage rayonnant du Che, qu'un vieillard pathétique de 81 ans, Fidel Castro, continue d'utiliser comme paravent à ses illusions défuntes.
Ces images hantent le paysage alors que les 11 millions d'habitants de cette île, claquemurés dans leur misère, quémandent quelques dollars à des touristes émerveillés par ce décor de pacotille, ce lupanar pour tour-opérateurs sans scrupule.
Le Che, et lui seul, flotte encore au-dessus des débris de ce naufrage, comme un mythe indestructible, alors que le Mur et l'URSS ont disparu depuis longtemps, que la Chine tente vainement de réguler un protocapitalisme sauvage. Régis Debray, qui partagea son combat, résume bien la situation : « On ne peut rien contre les mythes. Son assassinat l'a transformé en archange, le glaive en moins... »
Chien de garde de Castro
 
La mort brutale transforme l'homme en symbole oecuménique, les couturiers et les footballeurs à la mode portent son effigie. Comme à une époque celle de Jim Morrison. Voici pourtant l'heure de vérité pour le Che. Non, l'homme n'était pas un idéaliste mort assassiné. Il avait été à Cuba le chien de garde de Fidel Castro. L'exécuteur de ses basses oeuvres. Il avait des centaines de morts sur la conscience. Il avait été « le boucher de Cabana », la prison de La Havane, avant d'être métamorphosé en martyr désarmé. L'homme fumait ses havanes en assistant aux exécutions de ses victimes, en compagnie d'invités. « N'utilisez pas les méthodes bourgeoises légales. Les preuves sont secondaires », ordonne-t-il.
 
Plusieurs ouvrages sont publiés en cet anniversaire. Le plus accablant est celui de Jacobo Machover *. L'auteur, qui a lu « l'oeuvre » du Che, constate : « Rien de plus dogmatique que ces textes où la plus grande orthodoxie politique le dispute à une pulsion effrénée de la mort. »
Au-delà du personnage de poudre et de sang, c'est peut-être cette mystique de la mort, ce goût morbide pour un retour au chaos originel qui fascine tant de jeunes dans le personnage du Che.
L'ange était un démon, et sa pulsion la destruction.

                                                       
     Ils sont mignons nos révolutionnaires gauchistes Français.


 
 
 
 

  

 Robert Palmade ! Vous connaissez ?

  • bapceres
  • Mardi 25/09/2007
  • 08:33
  • Lu 1302 fois
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Algérie, à l’Indépendance en 1962.

« Un jour, la France est partie.

Toute la France.

L’armée, les colons, les politiques, les administrations, les documents de première importance, les pieds-noirs, les harkis, les familles et leurs enfants, les meubles et les animaux. En 1962, tous les Français sont partis pour la France, sauf moi et d’autres enfants laissés à l’orphelinat, à ses murs, à ses nouveaux occupants. »

C’est comme ça que commence l’histoire de Robert Palmade, né un soir de Juillet 1955, abandonné le lendemain par sa mère, en Algérie Française, en pleine guerre. Pupille de la nation française, Robert a été pris en charge, placé en pouponnière, puis dans des familles d’accueil.

En 1962, à l’indépendance de l’Algérie, la nation française a laissé ses pupilles sur place. Robert a été oublié, comme tous les autres enfants de l’orphelinat, il n’a jamais été rapatrié en France.

Combien sont-ils à avoir été abandonnés par la France ? Combien de pupilles de la nation française restés en Algérie? Impossible à dire. En 1969, un décret du gouvernement algérien ordonnait de changer les noms des enfants à consonance étrangère. C’est comme ça que Robert Palmade s’est appelé pendant des années Abdelkader Achli.

Abdelkader, Robert, Français, Algérien, pupille, orphelin, c’est l’histoire d’une vie gâchée, d’une vie passée à côté, d’une identité trouble, brouillée, toujours entre deux, jamais à sa place, toujours seul.

C’est l’histoire d’un enfant, d’un homme, qui s’est battu pour ne pas perdre son nom, Robert Palmade.

De ce nom, il dit, c’est une promesse, une fatalité, c’est un héritage honni et chéri, Robert Palmade, c’est un mariage forcé entre l’Algérien que je suis devenu et le Français que je suis.

Robert Plamade aujourd’hui n’espère qu’une chose c’est la reconnaissance de la France.

  • bapceres
  • Dimanche 23/09/2007
  • 18:34
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  • zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
  • ferhaoui : le deracinement de mon algerie
  • bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
    Proverbe Yddish
  • bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
  • PEDEMONTE : Bonjour à tous,
    Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
    Jacky PEDEMONTE
    Président de l'AAK

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.