Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.
Sauvons la Casbah d'Alger
AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.
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Qui était cette femme qui avait des contacts avec Yacef Saadi.
- bapceres
- Lundi 29/10/2007
- 16:56
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La décolonisation de l'Algérie
En 1954, des troubles éclatent en Algérie. Louis Massignon propose à Germaine Tillion d'aller observer les répercussions des combats sur les populations civiles. Effrayée par la dégradation des conditions de vie, elle conçoit un projet de centres sociaux pour lutter contre la clochardisation des paysans émigrés en milieu urbain: soins, éducation, scolarisation des enfants. Le personnel est composé de Français et d'Algériens, en bonne partie des femmes. Tillion doute que l'Algérie puisse accéder à l'indépendance dans de bonnes conditions. Si Albert Camus et Jacques Soustelle la soutiennent, l'écrivain kabyle Jean Amrouche dénonce le «malentendu tragique» entre elle et les nationalistes algériens. Pendant la guerre, elle tente de négocier une «trêve civile» avec des membres du FLN tout en dénonçant la torture. A partir de 1960, elle reconnaît le caractère inéluctable de l'indépendance mais tente de défendre la situation des pieds-noirs. Malgré l'assassinat par l'OAS de cinq inspecteurs des Centres sociaux, sa position sera toujours de «réparer les crimes plutôt que de les faire payer». Cette attitude morale, caractéristique de toute son action, lui vaut des critiques violentes. L'historien Pierre Nora l'accuse d'apologie des pieds-noirs. Germaine Tillion ne varie pas, toujours à la recherche du «vrai et du juste», de manière pragmatique.
Agathe Logeart
La bataille d’Alger
«Je revendique les choses les plus horribles»
Yacef Saadi, le patron du FLN dans la Casbah, raconte ces années de sang. Et l’incroyable pacte qu’il proposa à la France par l’entremise de Germaine Tillion
Depuis des mois, Alger vit dans la hantise des attentats. Devant les succès remportés par l’armée française dans le djebel, le FLN a décidé de porter la guerre au cœur de la capitale. Son but: terroriser la population « européenne » et obliger la France à intensifier la répression. Creuser, entre Algériens et Français, un fleuve de sang. A Alger, c’est l’armée désormais qui est chargée du «maintien de l’ordre». La Casbah – 70000 habitants entassés dans 2 kilomètres carrés – vit sous la botte des paras du général Massu. Les militaires ont encerclé la vieille ville arabe avec des barbelés. Dès le crépuscule, de gros projecteurs balaient le dédale des ruelles. «La nuit, se souvient Yacef Saadi, on entend les hurlements des torturés. Car l’armée torture aussi à domicile. Le père devant le fils, la femme devant les enfants…»
Yacef Saadi est un homme étrange. Petit, l’œil et la moustache très noirs, il est le fils du boulanger de la rue des Abderames. Il n’a pratiquement aucune instruction. Mais à 30 ans il est l’homme le plus recherché de toute l’Algérie. C’est lui qui a fait de la Casbah un maquis, la ZAA (zone autonome d’Alger). Ici il a créé un contre-Etat dont il est le chef redouté. Il célèbre les mariages, rend la justice, lève l’impôt, contrôle la pègre, organise la clandestinité, les caches, les dépôts d’armes. Surtout, c’est lui qui décide où et quand doivent éclater les bombes artisanales qui ensanglantent Alger. Il règle leur mécanisme, les cache au fond du sac de plage de jeunes militantes du FLN habillées à l’occidentale, qui les déposeront dans les lieux fréquentés par les «Européens».
L’attentat du Milk Bar, les bombes du casino de la Corniche et de la Cafétéria, c’est lui. «Oui, dit-il aujourd’hui, les cheveux blanchis mais l’œil toujours aussi vif, je revendique les choses les plus horribles. Les morts, à cette époque, je m’en foutais. Ce qui me poursuivait, c’était l’image des mutilés. Je me demandais pourquoi Dieu m’avait choisi pour libérer mon pays de cette façon-là. Ce n’était plus une guerre. C’était autre chose. Un jour, déguisé en femme, caché par un haïk, je suis allé voir le résultat de l’attentat du Casino. J’ai pleuré. J’ai juré de ne plus poser de bombes. Mais moi qui n’ai jamais été capable de tuer un poulet, j’en ai posé d’autres. On pouvait légitimement nous traiter de salauds. Mais j’ai fermé les yeux, et j’ai continué...»
Quand Yacef Saadi apprend que Germaine Tillion, déportée à Ravensbrück, ethnologue, ancien membre du cabinet de Jacques Soustelle, vient d’arriver à Alger dans le cadre d’une commission d’enquête internationale sur le régime concentrationnaire, il décide de la rencontrer. L’idée paraît invraisemblable. Pourtant Germaine Tillion et Yacef Saadi se verront deux fois, le 4 juillet et le 9 août 1957, au plus fort de la bataille d’Alger. Avec un luxe inouï de précautions, l’ancienne résistante sera conduite au 3, rue Caton, le repaire de Saadi, où il se cache, bardé de mitraillettes et de grenades, derrière une cloison de carrelage.
Germaine Tillion n’ignore rien des souffrances dont Saadi est le responsable. Mais rien non plus des exactions de l’armée française. Dans la cour de la prison Barberousse, les exécutions capitales s’enchaînent à un rythme effrayant. Elle veut arrêter ça. Et Saadi a confiance en elle. Il lui fait la plus surprenante des propositions: «Je m’engage à mettre fin au terrorisme contre les civils si la France accepte d’arrêter les exécutions capitales.» Porteuse de ce message, Germaine Tillion alerte les plus hautes autorités de l’Etat. On lui fait croire un temps qu’elle a été entendue. Saadi continue de faire éclater des bombes, mais pendant quelques mois ne tue plus de civils. La presse s’interroge sur les raisons de cette «étrange accalmie». Saadi tiendrait-il parole? Germaine Tillion en est convaincue. Mais de retour à Alger elle apprend que l’on continue à guillotiner. Au moins aura-t-elle tenté l’impossible.
Quand Yacef Saadi est arrêté, le 24 septembre 1957, elle se battra pour le sortir des griffes des parachutistes. Elle ira témoigner en sa faveur lors d’un de ses trois procès – où il sera par trois fois condamné à mort –, puis interviendra pour obtenir qu’il ait la vie sauve. Une étrange amitié est née entre eux, qui n’a jamais cessé depuis. «Mademoiselle Germaine a tout fait pour moi, et je la respecte infiniment», dit Yacef Saadi.
Aujourd’hui l’ancien chef des commandos d’Alger est un sénateur prospère. Un homme rangé? Une lueur d’insolence dans l’œil, le vieux monsieur de 76 ans explique qu’il vient de finir un nouveau livre. Son sujet: «C’est un manuel de guérilla urbaine…»A. L.
Les attentats FLN à Alger commencent le 30 septembre 1956. Le 27 décembre, l’assassinat d’Amédée Froger, président de l’Association des Maires d’Algérie, déclenche une ratonnade. Le gouverneur Lacoste confie au général Massu, commandant de la 10e division de parachutistes, les pouvoirs de police. Le 7 janvier 1957, 7000 paras pénètrent dans la ville. Aux attentats anti-«Européens » répondent les exécutions et les tortures. Le 25 février, le leader FLN Larbi Ben M’hidi est arrêté et bientôt «suicidé». Les attentats redoublent en juin, alors que les repentis (les «bleus de chauffe») infiltrent le FLN et font tomber de nombreux responsables. Yacef Saadi est arrêté le 24 septembre.
Une monarchie élective
- bapceres
- Mardi 25/09/2007
- 04:59
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Comment un usurpateur s'est emparé du pouvoir en France.
Le coup d’État du 13 mai 1958 Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir
par
Thierry Meyssan

1958,
la France de la IVe République s’enlise dans la guerre d’Algérie. La
menace d’un nouveau Front populaire, unissant les radicaux, les
socialistes et les communistes en métropole, et la possible prise du
pouvoir par le FLN en Algérie, poussent les américains à intervenir.
Suivant le plan d’une agence américaine, des réseaux d’influence
largement constitués d’anciens collaborateurs et de militants
d’extrême-droite organisent un putch militaire à Alger, la chute de la
République, et l’avènement du pouvoir personnel du général De Gaulle.
http://www.voltairenet.org/article8694.html?var_recherche=Alg%C3%A9rie? var_recherche=Alg%C3%A9rie
Malek Bennabi
- bapceres
- Lundi 24/09/2007
- 18:33
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Un monument de la pensée Algérienne.
A défaut d'avoir pu agir au sein
de la révolution algérienne, il en a été le témoin attentif et sans
complaisance. Malgré le caractère excessif de certains de ses jugements, sa
liberté de ton devrait encourager encore une écriture de l'histoire démystifiée
de la guerre d'Algérie. Aussi bien les Algériens que les Français ont besoin de
cette démystification, quarante ans après la signature des accords d'Evian qui
avait inspiré à Bennabi son témoignage censuré. Son
témoignage inédit mérite d'être ajouté à l'ensemble des documents peu connus,
que l'ouverture des archives en France et en Algérie rend accessibles, et dont
l'examen aidera à éclairer les zones d'ombre de l'histoire contemporaine de l'Algérie
et à revoir les stéréotypes, comme ceux qui ont été diffusées sur M. Bennabi
lui-même. Mouloud Ferraoun, à la fin de sa vie avait une vision identique de ce qui allait être une révolution manquée et un combat acharné pour la prise du pouvoir et des privilèges.
à suivre
Le tombeau de l'Emir.
- bapceres
- Jeudi 06/07/2006
- 09:00
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Oeuvre de Mohamed Racim.
«L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader. Lors de la prise de la Smala de l’émir Abdelkader, les Français avaient découvert une bibliothèque très riche en manuscrits qu’il avait lui-même rédigés et divers livres. Ces derniers traitaient de théologie et autres sciences. Plus tard, il écrira un ouvrage percutant qui s’intitule : Lettres aux Français. Dans cet ouvrage, il aborde le mérite de la science et des savants, l’histoire de l’écriture, des nations qui l’ont mise au point et des raisons qui sont à l’origine de son invention. Ce qui montre encore une fois la grande érudition de l’émir. Il est important de noter qu’il avait une mémoire extraordinaire. Dans le livre qu’il avait écrit alors qu’il était prisonnier des Français, il cite de mémoire des philosophes grecs et des écrits de nombreux savants, tel Ibn Khaldoun. Pour montrer la tolérance de l’islam, il se rend à Notre-Dame, à la Madeleine et à Saint-louis des Invalides. Reçu par tout ce que Paris compte de sociétés savantes et par le Grand Orient de France, il estime que religion et raison ne sont pas antinomiques. En 1867, sur l’invitation de l’empereur, il retrouve le Paris de l’Exposition universelle et est reçu avec faste par les autorités françaises. Âgé et fatigué, il décline alors l’offre de Napoléon III qui lui propose d’être le monarque d’un « Royaume arabe » de Syrie. En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l'occasion de l'illustrer comme un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d'état lui adressent des félicitations et des décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de France... Célèbre et honoré , il s'éteint à Damas le 26 Mai 1883. Une foule considérable assiste à ses funéraillesAbd el-Kader s’éteint à Damas, Il est inhumé à côté de la tombe d’Ibn `Arabi, dans une mosquée de Damas. 1966 : Transfert des cendres d’Abd el-Kader de Damas à Alger. Le 5 juillet 1966, un avion en provenance de Damas en Syrie rapportait à Alger les cendres de l’émir. Ce retour fut accueilli triomphalement par la population. « Mon cœur est devenu apte à revêtir toutes les formes Il est pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines Temple pour les idoles et Kaaba pour le pèlerin Il est les tables de la Torah et le livre du Coran Je professe la religion de l’amour, quel que soit le lieu Vers lequel se dirige ses caravanes Et l’amour est ma loi et ma foi ».
Les valeurs morales et spirituelles de l'Emir ABDELKADER, véritables modèles pour tout être et toute société, devraient figurer dans une charte commune franco-algérienne et inspirer les gouvernements respectifs à plus de vérité et de respect mutuel.
L'Emir ABDELKADER, véritable modèle de paix et de tolérance pour les générations futures nous enseigne une universalité de l'amour et de l'ésotérisme religieusement puisée dans les versets coraniques mais aussi dans les loges maçonniques auquelles il a appartenu. 
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- zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
- ferhaoui : le deracinement de mon algerie
- bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
Proverbe Yddish
- bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
- PEDEMONTE : Bonjour à tous,
Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
Jacky PEDEMONTE
Président de l'AAK
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La réconciliation en marche...
LA RECONCILIATION EN MARCHE...
Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets.
Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer.
Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples.
Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent.
Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde.
Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue.
Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.
L'Emir
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«L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.
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