Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.
Sauvons la Casbah d'Alger
AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.
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Paru dans la presse algérienne le 8 octobre
- bapceres
- Mardi 23/10/2007
- 08:34
- Lu 406 fois

Ces dernières années, on parle de plus en plus de repentance de la France par rapport aux crimes commis en Algérie. Etes-vous d’accord avec les gens qui disent qu’il ne peut y avoir d’amitié sans pardon?
Non, je ne suis pas d’accord puisqu’en demandant pardon à l’Algérie, la France s’autohumilie, mais ce n’est guère admissible de supplier la France pour qu’elle fasse des excuses. Je ne cesse de répéter depuis toujours que l’histoire franco-algérienne est un pur gâchis et à cause de cela, Algériens et Français sont passés à côté de beaucoup de choses. Harkis, pieds-noirs, immigrés, on doit s’aimer et puis c’est tout. Arrêtons de chercher de faux coupables à nos malheurs! Il vaut mieux commencer par le seuil de notre porte.
Poursuivi depuis un an et demi pour injure raciale, après avoir traité des harkis de ´´sous-hommes´´, le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a finalement été relaxé jeudi par la cour d’appel de Montpellier. Que dites-vous de cette affaire?
Je pourrais vous répondre sincèrement, mais j’ai peur que cela déplaise à plus d’un (sourire). Si j’étais fils de harki, sincèrement, j’aurais massacré cet homme car pour qui se prend-il pour les juger ainsi. Je pense que les harkis ont beaucoup souffert et ils ont payé pour ce qu’ils ont fait, donc, qu’on arrête de les malmener.
hors compétition en marge d’une sélection officielle au Festival de Cannes 2007
- bapceres
- Mercredi 18/07/2007
- 07:26
- Lu 586 fois

"CARTOUCHES
GAULOISES"
Algérie, un été
62
de l'écrivain algérien Mehdi
Charef
SYNOPSIS : le
dernier printemps de la guerre d'Algérie. Le printemps d'avant l'été de
l'indépendance. Ali/Medhi Charef, 11 ans, et son meilleur copain Nico regardent
leurs mondes changer... Et font semblant de croire que Nico ne partira jamais.
Jamais ? (extrait de la plaquette de présentation).
Au
travers de cette histoire d'amitié d'enfants, celle d'un petit algérien
(marchand de journaux) et de ses copains pieds-noirs, qui construisent une
cabane commune (symbolisant l'Algérie), Mehdi Charef évoque les derniers moments
de 132 ans de présence française en Algérie dans sa vie quotidienne comme dans
les drames de la guerre civile qui déchirent les différentes composantes de la
population : algériens pro-FLN, algériens et européens pro-Algérie française,
terroristes poseurs de bombes ou fellaghas traqués, militaires français et
harkis assurant un brutal maintien de l'ordre, population arabe, juive,
européenne vivant une vie quotidienne commune et partagée.
Malgré quelques clichés usés et faciles (militant(e)s
héroïques du FLN, militaires français pratiquant une répression sauvage, piscine
interdite aux arabes) et des contractions entre l'écrit et l'image (la plaquette
de présentation parle "d'apartheid" alors que le film montre le contraire !),
l'auteur ne cache pas la sauvagerie des crimes et attentats du FLN, le drame des
harkis abandonnés (la scène du départ de l'armée française est particulièrement
réaliste, il faut dire que l'auteur a assisté au massacre des harkis) et, le
plus important, les pieds-noirs apparaissent, comme ce qu'ils étaient, des
braves gens travailleurs et soucieux de l'avenir de l'Algérie, aimant leurs
voisins arabes et juifs avec lesquels ils vivaient au quotidien les mêmes joies
et les mêmes soucis. Critique: El Watan: Cartouches Gauloises, de Mehdi Charef, avait créé
la (bonne) surprise au dernier Festival de Cannes. Projeté hors
compétition en marge d’une sélection officielle bien terne, il a
apporté une bouffée de fraîcheur tout autant au cinéma français qu’à
l’histoire du film algérien. Il faut rappeler que sa présentation a eu lieu le lendemain de
l’hommage que le festival avait rendu au cinéma algérien et à Lakhdar
Hamina. Même si on peut regretter que le film n’ait pas été retenu pour
la compétition officielle, la présence de Cartouches Gauloises apparaît
comme une forme de reconnaissance implicite par les milieux
cinématographiques français de la nécessité de revenir sur une guerre
coloniale trop longtemps refoulée vers l’amnésie.
Jacqueline BRENOT
- bapceres
- Jeudi 07/06/2007
- 07:35
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 « Que la terre s’arrête de tourner, ma mère est morte, que toutes les églises sonnent le tocsin, ma mère ne sera plus de la fête ! Résonnez darboukas, violons, flûtes, ma mère ne tournera plus à petits pas, en ondulant des hanches. Que les you-yous stridents vibrent à l’unisson pour dire jusqu’au fin fond du désert que la belle et la rebelle, nous a quittés, laissant la tribu des gens d’ici et de Là-bas, orpheline. » Quête filiale intense et portrait chatoyant et émouvant d’une exilée nostalgique qui portait son pays l’Algérie au coeur et aux nues. Histoire d’un voyage mouvementé initié par les dernièresvolontés d’une mère qui ne souhaitait comme dernière demeureque le désert du Sahara.Jacqueline BRENOT est née à Alger où elle a passé son enfance et sa jeunesse. Arrivée à Aix en 1969, elle s’est installée en région parisienne. Professeur de Lettres, elle crée et anime des ateliers théâtre et écriture. Auteur de nouvelles et de poèmes inédits. Photographe et artiste peintre, elle a exposé à Paris avec le Mouvement Lettriste d’Isidore Isou (1981-1991). Jacqueline BRENOT La dame du Chemin des Crêtes Alger - Marseille - Tozeur La dame du Chemin des Crêtes
un message d'espoir dans les relations franco-algériennes
- bapceres
- Samedi 14/04/2007
- 14:54
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Pierrot de Bab El Oued Auteur : Sid Ali Melouah Editeur : Limage
« Au
début de cet album, Pierrot, enfant, fait la connaissance d'Ali. Petit
à petit leur amitié se développe. Mais l'Histoire vient bousculer cette
amitié, et on entre alors dans le récit des différents événements qui
aboutirent à l'indépendance de l'Algérie. Des années après, Pierrot,
nostalgique, décide de retourner en Algérie retrouver les paysages de
son enfance. Et il nous entraîne dans les différentes péripéties de son
voyage, dans une Algérie moderne qui s'apprête à connaître de nouveaux
boulversements.
Sid Ali Melouah dans cet album présente dans la première partie la vie
tel qu'elle pouvait être en Algérie. Il montre comment cohabitaient les
deux communautés, et comment l'amitié était possible entre elles,
jusqu'à ce que la guerre éclate. Après une narration sans complaisance
de la guerre d'Algérie, il revient sur une Algérie moderne nous
montrant ses défauts et les maux qui la guettent. Mais malgré tout
cela, il montre comment les relations entre les algériens et français
peuvent renaître, et comment les liens peuvent se renouer. Et malgré
les suites funestes de l'Histoire, c’est un message d'espoir dans les
relations franco-algériennes que lance Sid Ali Melouah. »
(Rémi, bibliothèque)
Raphaël DELPARD raconte les Pieds Noirs
- bapceres
- Vendredi 23/03/2007
- 06:40
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 Raphaël DELPARD est un personnage intéressant: acteur, réalisateur, scénariste, journaliste et écrivain. Il est métropolitain, mais avait pour "particularité" d'avoir fait la "Guerre d'Algérie" comme appelé. C'est pourquoi, il se lança tout particulièrement dans l'écriture d'un premier livre touchant à la Guerre d'Algérie. "20 ans pendant la Guerre d'Algérie" raconte les Appelés. Pour l'écrire, il eut à rencontrer nombre de nos compatriotes d'Algérie. Car Raphaël n'avait pas souhaité faire un livre de guerre de plus, mais bien expliquer ce qu'avait été le quotidien de ces jeunes appelés, dont leur rencontre avec le Peuple Pieds Noirs. Ceci conduisit notre ami à nous découvrir certainement beaucoup plus que pendant son service, à nous comprendre et, j'ose le dire, à nous aimer. Son second livre consacré à notre Communauté (L'histoire des Pieds Noirs d'Algérie, 1830/1962) me plut. Son 3ème livre : "Les oubliés de la Guerre d'Algérie" fut un monument et un choc. Il dénonçait la disparition de 600 soldats français pendant la Guerre d'Algérie, prisonniers du FLN, qui n'ont, à une ou deux dizaines près, jamais reparus, mais surtout le fait que la France ne les a jamais réclamés à l'Algérie algérienne, même pas leurs corps, ce qu'aucun pays au Monde n'a jamais fait. Choc aussi, la relation qu'il fit des massacres du 26 mars, du 5 juillet, des Harkis et de toutes les disparitions, alors que la France avait des signes, bien après 62, de survie de prisonniers Pieds noirs civils, dont des femmes, dans les camps de concentration algériens. Choc y compris pour nous, qui étions pourtant bien placés pour savoir. Un quatrième livre vient de paraître. Il bouscule tout autant, y compris nous mêmes. Mais c'est, pour la première fois peut être, un livre qui, écrit de l'extérieur, explique à la fois quel a été notre déchirement de perdre notre sol natal et nos tombes (et je ne parle pas de la ruine) mais surtout d'être trahis jusqu'à aujourd'hui par notre Mère Patrie, celle que nous aimions tant. Raphaël raconte aussi la Débâcle, notre débâcle, l'accueil administratif honteux qui nous fut fait, mais aussi celui d'une grande majorité de nos compatriotes et ce racisme que nous avons subi. Il démontre surtout le processus qui a conduit à faire de nous des bourreaux, alors que nous sommes des victimes. Il décrit la censure, la désinformation et la ségrégation qui nous frappent. Elles font que l'on salit notre Histoire à longueur d'émissions, que l'on peut nous interdire nos Monuments et de célébrer nos Morts, que l'on donne la parole aux anciens terroristes et pas à leurs victimes miraculeusement survivantes, que l'on tait les douleurs des familles de disparus quand on mobilise les Français pour les disparus d'Argentine et d'ailleurs, que l'on rassemble les pauvres restes de nos familles sans nous consulter, que l'on désigne nos représentants, que l'on nous refuse Réparation et Indemnisation, que l'on nous demande de prouver que nous sommes français et que l'on trafique nos papiers d'identité. On nous dit aigris, ne regarder que le Passé. Comme chaque Homme de ce Monde, si nous ne pouvons ni oublier, ni pardonner, nous pourrions au moins être en Paix. Il faudrait pour cela que l'on nous reconnaisse les mêmes Droits qu'à tout Homme. Dans la grisaille de cette France dans laquelle nous avons du mal à nous reconnaître, le livre de Raphaël DELPARD est peut-être un rayon de soleil. Non pas parce qu'il est facile pour nous ne le lire (je ne doute pas de beaucoup d'émotion et de larmes) mais parce qu'il est une marque d'Humanité. Un de nos compatriotes métro ou plutôt patos écrit aux autres : "Mais regardez les! Ils ne sont pas ces bourreaux, ces racistes, ces nantis, ces esclavagistes que l'on vous a décrit et que l'on vous peint encore chaque jour. Oui, vous les avez mal accueillis quand ils avaient tout perdu. Ayez cette compassion que la France accorde à tous les peuples du Monde. Ils sont ses fils, ils sont vos frères. Voilà mon enquête, on vous a menti". Oui, il faut lire ce livre, il faut le faire lire à nos enfants, car beaucoup ne savent pas qui nous sommes, et à nos compatriotes. Car il n'est pas écrit par nous. Il faut le diffuser car il n'aura pas la première place dans les rayons, si les libraires veulent bien le vendre. Cet article est une synthèse d'un article de Jean-Pierre RONDEAU http://www.menapress.com/article.php?sid=1694
présentent
- bapceres
- Mercredi 28/02/2007
- 15:24
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21 Siècles de présence Européenne en Afrique du Nord http://memoirespiedsnoirs.chez.tiscali.fr « Un recueil sur les plus grands événements qui ont façonné l’Histoire de l’Afrique du Nord ! » « Un ouvrage incontournable pour comprendre la chronologie essentielle d’une Histoire qui, de près ou de loin, nous a tous affectés ! »
"Mon Algérie"
- bapceres
- Vendredi 26/01/2007
- 07:29
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EMOUVANTE PROMENADE D'UN ENFANT DE L'ALGERIE DES ANNEES 40 A CELLE D'AUJOURD'HUI...
"Les politiciens, les hommes d'affaires, les hommes d'argent ont préféré sacrifier les Français qui habitaient là et qui avaient toute leur famille, tout leur passé. Cela est profondément injuste. Les Français qui vivaient autour de nous à Aumale, à Blida ou a Bône n'étaient pas des colonialistes, je tiens à le dire. C'étaient des gens "normaux" auxquels on aurait dû tendre la main" Jean-Claude Brialy dans "Mon Algérie, Pour tous les amoureux de l’Algérie JCB nous invite à une formidable promenade sur les traces de son enfance, à travers 200 photos et des documents d’époque inédits, retrouvez toutes les beautés de l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui.
Jean MAURIAC présente Christian FOUCHET
- bapceres
- Jeudi 25/01/2007
- 09:25
- Lu 651 fois

Dans son livre « L’Après De Gaulle », Jean MAURIAC présente Christian FOUCHET comme le responsable de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 qui fit 82 morts et plus de 200 blessés parmi les Français d’Algérie. Les collaborateurs du général De Gaulle ont toujours aimé confier leurs souvenirs. Dès 1965, Robert Buron racontait ces drôles d’accord d’Evian. En 1967, Hervé BOURGES évoquait dans « Algérie » son rôle dans la création de l’Algérie algérienne, puis Bernard Tricot, Paul Delouvrier, Constantin Melnik, Pierre Messmer, Alain Petrefitte… ont tous contribué à éclairer les Français sur la fin dramatique de l’Algérie française. Le recoupement de leurs mémoires, avec celles des acteurs algériens du FLN, les témoignages de la presse, des victimes et les documents des archives officielles et privées, permet maintenant de reconstituer l’action du Chef de l’Etat, le général De Gaulle et du gouvernement de Georges Pompidou dans l’application du plan d’abandon de l’Algérie conçu durant l’été 1961, à la demande du Chef de l’Etat, par Alain Peyrefitte et publié dans « Faut-il partager l’Algérie » (page 109 - Plon – octobre 1961) (cf fax-similé ci-joint). M. Claude Mauriac écrit page 41 de son ouvrage : 28 octobre 1969 « J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968, poursuit Fouchet. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre : - Vous n’avez pas osé faire tirer. - J’aurais osé s’il l’avait fallu, lui-ai-je répondu. Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly *. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. » • Haut-commissaire en Algérie en mars 1962, Christian Fouchet semble reconnaître ici sa responsabilité directe dans la répression sanglante de la manifestation organisée à Alger le 26 mars 1962 par l’OAS pour protester contre les accords d’Evian. Ce que les faits démontraient d’eux-mêmes, les principaux collaborateurs et acteurs de cette triste période le confirment par leurs mémoires. La concordance de leurs témoignages avec les faits ne peut être le simple fruit du hasard. Il s’agit bien d’une volonté délibérée du général De Gaulle d’en finir avec la population rebelle des Français d’Algérie, par tous les moyens, même celui du crime d’Etat. Christian Fouchet n’a pu agir sans ordre du Chef de l’Etat et de son gouvernement. Jeune Pied-Noir demande la création d’une Commission d’enquête Parlementaire pour faire la lumière sur les déclarations de M.Jean Mauriac et des autres acteurs de cette période. JPN demande à cet auteur à de publier ses notes confidentielles de la période 1958-1969 qui devraient contenir d’autres fragments de vérité sur le massacre des harkis et les disparus en Algérie. Claude MAURIAC a été, selon sa propre biographie : « Chargé des questions du Maghreb (1954-59), accrédité auprès de la Présidence de la République (1959-69), a suivi à ce titre tous les déplacements du général De Gaulle en province et à l’étrangère. » (WHO’ S WHO IN FRANCE – 2006). Extrait site JPN.
Les renseignements généreux
- bapceres
- Jeudi 25/01/2007
- 09:15
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Les barbouzes en Algérie
A l'image des états d'âme des hommes de la Main rouge, la fin de la guerre d'Algérie est le théâtre d'une guérilla franco-française où tous les coups sont permis et les repères politiques traditionnels embrouillés. De Gaulle est revenu au pouvoir en mai 1958 par un coup de force préparé par ses fidèles. Il n'a aucune confiance dans les services de l'Etat et préfère s'entourer d'hommes de l'ombre, tels Jacques Foccart ou Constantin Melnik, dévoués à sa personne et qui le suivront dans tous ses revirements politiques. Cette conception de l'Etat marquera profondément la Cinquième République. En Algérie, le conflit n'a pas de limites. Constantin Melnik, chargé des services secrets de janvier 1959 à avril 1962 auprès du 1er ministre Michel Debré, affirme[5] : « les “neutralisations” commises par les services du général de Gaulle durant la guerre d'Algérie sont plus nombreuses que celles perpétrées par les services secrets soviétiques […] Au cours de la seule année 1960, 135 personnes ont été envoyées ad patres au cours d'“opérations homo” [pour “homicide”] du service action du Sdece. Six bateaux ont été coulés et deux avions détruits. […] La France a disposé, quelle que soit la valeur morale de la politique, d'une puissante et secrète machine à tuer ». Les militaires français, convaincus de pouvoir triompher militairement et les colons ultra commencent à s'organiser pour s'opposer à la politique gaulliste. En 1961, des généraux tentent un putsch. L'OAS se constituent. Les attentats commencent. L'Etat français est bien décidé à rendre coup pour coup aux « séditieux ». Pour cela, il fait appel à des supplétifs clandestins pour des missions de représailles contre les groupes d'action pro-Algérie française. Ces fameuses barbouzes se recrutent dans divers milieux : militants du MPC (Mouvement pour la communauté) de Lucien Bitterlin, flics, truands, experts vietnamiens en arts martiaux, etc. Ils massacrent et torturent des militants de l'OAS avec qui ils s'engagent dans une guerre sans merci. Sac de noeud-nœuds On n'aurait jamais imaginé qu'un gouvernement démocratique se permette d'agir comme des terroristes » se souvient Grace O'Sullivan, ancien membre de l'équipage du Rainbow warrior, à l'occasion des 20 ans du sabotage du navire[1]. Le 10 juillet 1985, le bateau de Greenpeace qui menait une campagne contre les essais nucléaires dans le Pacifique explose et coule, un journaliste portugais est tué. Cette opération des services secrets français (DGSE), baptisée Satanic, est un véritable fiasco. Charles Hernu, ministre de la Défense est mis en cause. Le chef de la DGSE est rapidement limogé et l'on sait aujourd'hui que François Mitterrand avait donné son feu vert. L'histoire de la Cinquième République est truffée de ce type de coups tordus, qui ont souvent tourné au désastre et au limogeage des lampistes. Pour rester sur la disparition des personnages encombrants, citons l'assassinat du député giscardien Jean de Broglie en décembre 1976 par un flic et des truands (commanditaires jamais identifiés), ou le faux suicide du ministre du travail Robert Boulin en octobre 1979 accompagné de la disparition de ses dossiers compromettants. Tout cela bien évidemment au nom de l'impérieuse Raison d'Etat. Elle justifie bien des pratiques, de l'exécution d'opposants ou de détenteurs de secrets gênants aux actions plus courantes comme la surveillance et la mise sur écoute systématique de personnes qui dérangent des membres du pouvoir. Pratiques guère étonnantes dans une République issue d'un coup de force et baignée dès ses débuts dans le grenouillage d'agents secrets, hommes de main et autres aventuriers de la politique. 4 janvier 1960. Le Rassemblement du peuple français (RPF) créé en 1947 autour de de Gaulle se dote d'un service d'ordre qui fonctionne comme une organisation parallèle[6]. Des anciens de la résistance comme Dominique Ponchardier ou Pierre Debizet, avec dans l'ombre, Jacques Foccart s'entourent de gros bras et n'hésitent pas à faire le coup de poing contre le PC. Le SO disparaît lorque le RPF s'effondre en 1953. Durant la « traversée du désert » du général, ses hommes noyautent l'appareil d'Etat en attendant le moment propice pour réinstaller leur chef au pouvoir. A son retour, une véritable structure parallèle en lien direct avec lui se met en place : le SAC. Les passerelles avec les institutions officielles (police, armée, justice, service secret) sont nombreuses. http://www.les-renseignements-genereux.org/fichier.php?id=221 Cliquez pour en savoir plus...
une histoire d'amour et de larmes, entre deux grands peuples qui ne se sont pas encore remis de leur rendez-vous manqué. Raphael Delpard
- bapceres
- Vendredi 29/09/2006
- 07:42
- Lu 2081 fois

Assis, mon grand oncle, Jean Haro. Grand invalide de guerre 14/18.
Histoire des pieds noirs d'Algérie.
En toute impartialité, Raphaël Delpard a tenté d'approcher la vérité. Des années d'enquête l'ont amené à reconstituer des faits, non pas au niveau de l'examen politique, mais à celui de l'homme de la rue, qu'il soit arabe ou européen. Aussi voit-on, de part et d'autre, fleurir les espoirs, s'installer les craintes, les malentendus et les déchirements des communautés, parfois manipulées, voire victimes des mensonges de l'État. Mes arrières grands parents maternels, Eugène Paulet, mon oncle,assis au centre, tombera à La Valette pendant le débarquement de Provence. 
Du même auteur:
Les Oubliés de la guerre d'Algérie. Il nous semblait que tout avait été dit sur la guerre d'Algérie. Or, les recherches menées par Raphaël Delpard mettent en lumières des dossiers lourds restés secrets depuis 40 ans. Des pages brûlantes révélant des complots et des crimes d'état et montrant comment et pourquoi le silence a été organisé et prolongé par tous les gouvernements qui se sont succédés depuis.
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- zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
- ferhaoui : le deracinement de mon algerie
- bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
Proverbe Yddish
- bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
- PEDEMONTE : Bonjour à tous,
Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
Jacky PEDEMONTE
Président de l'AAK
Réagir :
La réconciliation en marche...
LA RECONCILIATION EN MARCHE...
Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets.
Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer.
Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples.
Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent.
Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde.
Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue.
Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.
L'Emir
< >
«L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.
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