L'ambiance en 2006 dans les associations est à la morosité.
L'expérience Réunionaise me l'a confimée.
Sur 500 familles intallées sur l'île, les 30 adhérants seulement inscrits en 2004 sont passés à 70 en 2005. Malgré une liaison mensuelle par lettres et un bulletin d'information trimestriel, nous n'avons pas pu relancer une dynamique capable de remotiver une communauté vieillissante, dont l'âge il est vrai est un réel facteur de ralentissement. En dehors des réunions "couscous-merguez" suivies de matinées belote ou scrabble, rien ne semble intéresser les pieds noirs que nous agaçons dès que nous nous essayons sur des sujets sérieux.
Une minorité de mauvaise foi, politisée et inconsciente de l'indifférence généralisée de la grande majorité, continue d'entretenir des discours anti sarazins et de pavoiser des idées d'extrême droite.
Les générations nouvelles indifférentes et souvent allergiques à ces comportements n'ont pas estimé devoir relever le défi d' essayer de sauvegarder une incertaine identité que nous essayons en vain de préserver.
Quarante quatre ans après, les clivages entre tous ces frères, souvent ennemis, continuent de diviser et de faire fuir tous ceux, la grande majorité, qui voudraient garder une relation extra politique et préserver ce qui reste du patrimoine commun que nous avons avec l'Algérie dont nos cimetières.
Une certaine catégorie de ces enfants d'immigrés,(ce qu'ils ont souvent tendance à oublier), presque toujours issus des classes moyennes ou défévorisées, au détriment de l’amitié et de l’entente fraternelle qui devrait nous unir, continuent de diviser en entretenant un climat malsain. Ces comportements fortement politisés éloignent de nombreux sympathisants qui refusent de s’associer à ce sectarisme aujourd'hui anachronique.
Pour quelques uns, toute idée de réconciliation avec le peuple algériens dont nous sommes si proches est à bannir. En basculant dans un nationalisme grotesque, excluant toute notion de tolérance et de compréhension, ils continuent, comme jadis, de glorifier une idéologie "colonialiste" et raciste, la même qui nous fut imposée alors par le grand colonat auquel aucun n'appartenait.
Il est vrai que les élucubrations de notre ami Bouteflika, ne favorisent pas actuellement dialogues et rapprochements, surtout quand l'indéfinissable François Hollande, vient l'assurer de son soutien total et inconditionnel dans sa croisade à sens unique pour la repentance.
à suivre.
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