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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 Bab el Oued

La porte de l'oued

  • bapceres
  • Mardi 04/07/2006
  • 07:11
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Quand j'étais p'tit à  En arabe la porte de l’oued, ce faubourg populaire d’Alger doit son nom à un oued qui a été recouvert et qui se trouvait jadis avenue de la Bouzareha.( bou = père, z’rhéa = graine)

Cette agglomération de 80 à 100 000 habitants essentiellement issus de la classe ouvrière était composée de juifs, de maltais, presque toujours commerçants ou prestataires de services, d’espagnols, d’italiens plutôt pauvres et d’arabes, les plus démunis.

On trouvait aussi des origines corses, alsaciennes et françaises, ainsi que de nombreux mozabites. Ainsi retrouvait on des mélanges de races dont ma famille ne fut pas épargnée avec des Pollet, des Bapcères, (origine basque), des Haro, des Pappalardo, et des Hafiz.

Plantée au pied de la carrière Jaubert qui allait donner à la ville d’Alger sa renommée d’Alger la Blanche, ce cantonnement de carriers qu’il fallait nourrir et pourvoir en fournitures de toutes sortes attira des commerçants juifs, maltais et mozabites.

Ensuite arrivèrent les pauvres pêcheurs italiens, principalement napolitains, des espagnoles et en dernier lieu les républicains espagnols qui acculés à la mer optèrent pour une salutaire traversé.

Avec bien souvent pour seuls bagages leurs coutumes et leurs traditions  tout ce monde cosmopolite était heureux de redémarrer dans ce nouvel exil, une vie pleine de promesses. Ils  avaient tous un but commun : Réussir.

A part son nom exotique, ce quartier n’avait rien d’oriental. De grands immeubles Napoléon III bâtis sur de larges avenues débouchant sur des esplanades et jardins en escaliers  surplombaient des  panoramas sur la mer à vous couper le souffle. En fond sur la plus haute des collines, sur fond de ciel azur, Notre Dame d’Afrique. En cent ans, ce qui fut un exploit pour l’époque, cet immense territoire rural devint un faubourg puis une véritable ville à la porte de la capitale, avec ses quartiers bourgeois pour les plus aisés, des quartiers plus simples pour les autres et enfin des cités nouvellement créées, genre HLM, pour les derniers arrivés. (HBM. habitations bon marché).

Loin des riches quartiers bourgeois de la capitale, ces faubouriens dépassaient rarement le quartier Nelson, qui finissait au lycée Bugeaud et qui était la frontière qui nous séparait de la ville d’Alger. Vivant en vase clos, presque ghetto et souvent raillés par les Algérois intra-muros, la société « babeloudienne » allait être dominée par l’influence espagnole du sud, mahonaise et italienne. Donnant naissance à un langage populaire, imagé et pittoresque, un nouveau style de folklore et un nouveau parlé immortalisé par le personnage de Cagaillous naîtra. Bien plus tard la famille Hernandez fera connaître cette exubérante société aux origines diverses et à l’incroyable culot d’afficher des sentiments pourtant sincères de leur francité.

 

Les nombreuses églises de Bab el Oued accueillaient une foule de nombreux paroissiens, en majorité d’origine italienne et espagnole. Les plus zélés, et ils étaient nombreux, manifestaient une dévotion qui frisait l’exhibitionnisme et la superstition. Les pèlerinages et les interminables processions à Notre Dame d’Afrique étaient célèbres et les nombreuses « mama » italiennes ou espagnoles traînaient manu militari leur progéniture pendant que leur mari, discutaillaient sport ou politique devant les comptoirs emplis de kémias des grands cafés du quartier. Certains pèlerins ironisaient-on  partaient de l’avenue des consulats à pieds ou même à genoux. D’ autres pour mieux expier leurs pêchers mettaient du gravier dans leurs souliers, d’autres encore des pois chiches… que les plus malins faisaient cuir avant de partir. Les 6 km qui séparaient le point de départ à la basilique étaient arpentés dans un concert de louanges, de prières et de chants.

Le Bab el Oued des cafés et des brasseries tenait une place importante dans la vie de tous les jours. L’anisette et la khémia agrémentaient ces longues soirées qui débutaient généralement vers 18h30 et qui réunissaient toujours les mêmes habitués. Les patrons de café en vrais professionnels rivalisaient d’ingéniosité pour attirer cette clientèle.

Le Grand Café Riche avait pour spécialité les frites et les escargots, Chez Henri c’était les beignets de poisson, le poulpe ou la sépia, souvent devant le bar, sur deux ou trois rangs, les clients tendaient leurs verres pour se faire servir. Et dans cette ambiance survoltée c’était souvent le foot ball qui déchaînait les discussions les plus  passionnées. En ce temps là la politique n’était pas à l’ordre du jour, ce qui n'empêchait pas Bab el Oued d'être un bastion communiste.

L’invective, l’affront, l’offense, l’injure tenaient une place importante, typiquement masculine et latine dans la vie de tous ces gens simples et souvent analphabètes, prêts à se passionner et à s’exprimer pour un match et bien plus tard pour la politique. Ces frères ennemis, supporters de l’ASSE ou du GSA oubliaient leurs querelles sportives permanentes pour aller affronter avec le même chauvinisme les équipes de Sidi Bel Abbes ou d’Oran.

Les épouses, quand à elles préféraient les grandes salles de cinéma  qui se remplissaient comme par enchantement dès qu’un film de Luis Mariano apparaissait sur des affiches avantageusement hispanisées. La cuisine tenait une place importante et donne encore de nos jours une idée de la richesse culinaire de notre région. Cuisine juive, arabe et méditerranéenne donnera naissance à une nouvelle gastronomie toujours très appréciée et dont le couscous deviendra le plat national des français.

Symbole de l’absurde et désillusion de tout un peuple face à l’incompréhension de l’histoire, les pieds noirs de Bab el Oued allaient supporter et payer chèrement la politique scabreuse du  et l’intransigeance sournoise et aveugle d’un  plus grand fabulateur qu’eux, Charles De Gaulle.

Orientée par quelques familles qui se partageaient le pays, une politique incohérente entraînera tout un peuple à basculer dans le camps de la rébellion, cela dans l’indifférence la plus grande d’une métropole trop occupée à reconstruire l’après guerre.

A Bab el Oued comme partout ailleurs différentes castes sociales se côtoyaient. Les derniers arrivés étaient les plus pauvres et vivaient dans des quartiers bien délimités et construits spécialement pour eux, c’était par exemple le cas des gitans qui avaient remplacé dans les baraques de la Consolation, les italiens qui occupaient désormais les habitations" à bon marché "qui s’étendaient de l’avenue des consulats à la consolation. D’autres plus anciennement établis occupaient les beaux quartiers de Bab el Oued, l’avenue de la Marne ou la rue Borély le Sapie. Les quartiers neufs des hauteurs de Bab el Oued  commençaient dès les années cinquante à accueillir les familles arabes qui peuplaient les bidons villes avoisinant. Une tardive mais véritable politique de logements sociaux se mettait progressivement en place, mais c'était déjà trop tard.

Tout ce monde vivait bruyamment et en friction constante qui se manifestait très tôt sur les bancs de l’école républicaine et plus tard sur les terrains de sport.

J’habitais au premier étage de la rue Mazagran, entre les escaliers du Marignan et l’avenue Malakoff. Notre immeuble de cinq étage était une grande maison familiale où régnait un esprit  « kibboutzim » où chaque locataire avait vu naître plusieurs générations d’entre nous. Serrour , Manuguera, Figarolla, Chocart, Ousillou, Hadjaj, Chouraki, Pulsonne, Cohen, Gomez, Torres, Assaya, Caillemaris, Lascar, Réallé…il fallait être d’une grande politesse et les embrassades étaient nombreuses. Quand un enfant de la maison était malade, il devenait immédiatement le centre d’intérêt de toutes ces familles qui manifestaient leur solidarité et leur inquiétude par des envoies spontanées de pâtisseries orientales, juives et arabes. Chaque petit pieds noirs se retrouvait ainsi avec une multitude de tantes et d’oncles, de grands-mères et de grand pères qui au fil du temps continuaient de considérer ces enfants devenus adultes comme leur famille. Et ça ! c’était magnifique !

Tout ce monde vivait en parfaite intelligence et la rue faisait partie de notre vie. Commissionnaires arabes, marchands d’habits (ancêtre du fripier et du brocanteur), vendeurs de figues de barbaries, de tramous, de bli-blis, clochards du quartier (qui étaient des SDF privilégiés) qu’on appelait aussi « des kilos » faisaient partie de cette grande comédie où il n’était pas rare, au temps de l’Algérie heureuse, que l’un d’entre eux, Saïd ou Kaddour, sous le balcon de ma  , et à la grande joie d’un nombreux public toujours disposé à rire, s’époumone en criant : « Mémé, lance moi cent-sous !

A BeO les fêtes étaient nombreuses, chrétiens, musulmanes, juives. Chaque fête était marquée par une participation collective et par des échanges de nourritures. Je me souviens des fiançailles de Josiane Hadjaj où par tradition juive on nous mettait du hénné dans la main, de ces passages obligés chez le coiffeur du quartier lors de la barmitza de nos petits voisins, les mariages étaient les plus belles fêtes et j’ai encore le souvenir de Lili Boniche descendant les escaliers de notre maison en jouant du violon, c’était toujours pour le mariage de la fille Hadjaj.

A Bab el Oued nous avions le sang chaud. Depuis il s’est à peine refroidi.

Un regard trop pesant, une remarque à peine déplacée, un mot de travers risquait à tous moments de déclencher une émeute. Ce goût ibérique du courage se développait très tôt et l’école républicaine était un excellent terrain d’entraînement. Nos maîtres nous montraient l’exemple en exerçant une éducation musclée où le sens moral avait une place importante. Il en était de même pour nos curés. Tous ceux qui se souviennent du père Streicher de St Vincent de Paul pur alsacien et pieds noirs dans l’âme garderont même adulte un souvenir de frayeur, de respect et une grande estime pour ce personnage hors du commun qui maniait aussi bien le goupillon que le coup de pieds au cul. Nos curés étaient à notre image ; turbulents.

Tous ce monde que l’on adorait et que nous craignons représentait pour nous un univers que nous assimilions à ce pays lointain qui nous fascinait et que béatement nous vénérions. La France. Nous ne savions pas que nous nous trompions.

Gabriel Conessa, journaliste et enfant du quartier , auteur d’une livre émouvant sur Bab el Oued exprime un sentiment que nous partageons tous en soulignant que paradoxalement c’est à Bab el Oued, véritable creuset de races et de religions confondues, que la guerre n’aurait jamais du avoir lieu. Et c’est là que le plus grand choc du drame algérien s’est produit.

Tous ces  français « à part entière », dont certains s’exprimaient encore difficilement dans leur nouvelle langue, tout ce petit monde à peine ressorti de la misère,  persuadé d’appartenir corps et âme à la nation française ne put comprendre l' abandon soudain d’une    à qui il avaient plusieurs fois prouvé leur attachement.

Leur histoire passée largement amplifiée et exploitée  par une propagande savamment dosée et orchestrée, d'abord par l’antenne gaulliste d’Alger et ensuite par une gauche proche du gaullisme, allait pousser ces simples gens à la révolte et au refus d’admettre d’autres solutions plus réalistes.

Tous ceux qui ont vécu l’histoire de ce quartier ne pourront pas oublier les manipulations et les manigances gaullistes qui devaient aboutir au 13 mai. L’attentat de la rue de Thebes, l’affaire du Bazooka (M.Debré), l’enterrement d’Amédee Froger ou le départ de Jacques Soustelle. Par son engagement inconditionnel de rester français, Bab el Oued allait devenir un réservoir d’activistes qui devaient faire de ce turbulent faubourg, le jour au De Gaulle changera de politique, le bastion de l’Algérie Française.

Les derniers mois de l’Algérie Française resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Le blocus du quartier par des troupes commandées par le petit général Ailleret fut d’une sauvagerie encore aujourd’hui dissimulée. La répression fut sanglante, impitoyable. Le quartier fut bombardé par hélicoptères et chasseurs T6, la troupe française composée de gardes mobiles, des droits communs recrutés dans les prisons contre remise de peine, s’en donneront à cœur joie. Fouilles, perquisitions, arrestations, tortures ne permettront pas d’arrêter le général Salan qui s’échappera du camps retranché déguisé en pompier. Les gendarmes se vengeront sur le petit peuple de Bab el Oued qui se défendra en répondant par la même violence. Plus de 100 morts parmi les civils. Bab el Oued en prenant un air de Budapest occasionnera l’une des plus grandes manifestations pacifique qu’ait connu l’Algérie et qui sur ordre se terminera par un carnage prémédité le 26 mars 1962, rue d'Isly.

Dès lors commença une politique de la terre brûlée, toutes les parties concernées allaient se déchirer, s’entretuer et creuser de plus en plus un fossé entre ces desespérados qui refusaient de quitter leur terre et un gouvernement décidé à en finir à n’importe quel prix.

Le 26 mars sera l’ultime tentative des pieds noirs à manifester leur attachement à la France. L’armée française les laissera passer deux barrages, les encerclera et leur tirera dans le dos. Le massacre aura duré 12 minutes laissant sur le tapis 82 morts, hommes, femmes et enfants.

Ce crime prémédité allait déclencher un exode difficile et une arrivée inoubliable sur le sol métropolitain.

L’Algérie n’existait plus. Les pieds noirs avaient perdu leurs illusions et allaient devoir réapprendre à reconsidérer objectivement la France, un aspect de ce pays que finalement nous ne connaissions pas.

En s’amputant de l’Algérie dans les pires conditions, la France se plaçait « en état de pêché mortel » avec un châtiment mérité qui semble hélas aujourd'hui inévitable.

Cette France marâtre, "ce noble et beau pays", selon la formule consacrée, deviendra pour un million d’entre nous qu’un souvenir lointain.

Dans vos commentaires, n'oubliez pas de laisser vos coordonnées, ADRESSE E-MAIL de préférence.

 

Commentaires

Et oui c'est jolie méme trés jolie cette vue de Bab El oued vue de ntre Dame d'Afrique.

Amitiées

Rachid

 

 

Un enfant de la rue Mazagran répond

Je suis moi aussi un enfant de la rue Mazagran .J'habitais au 3 de la rue .Je suis de la même année que Mami Hafiz .La boulangerie Réalé,Mme Appicella l'épicière ,Mr Scotti le tailleur,Godina le plombier ,les transports Cazassus, tout cet environnement c'était "ma vie "...Avec d'autres copains de l'école Rochambeau nous espérons nous revoir le plus grand nombre d'entre nous lors du rassemblement de L'ABEO au domaine de St Jean à Rognes dans les BDR.Je jouais aussi au foot ;d'abord au RCN créé par Maxime ELKAIM et ensuite au FCR avec les Ramos .Voilà très rapidement évoqué des souvenirs qui "remontent ".AmitiésPN .Liguori Mathieu

 

 

Re: Un enfant de la rue Mazagran répond

Merci Ali, c'est touchant. H.B

 

 

Re: Un enfant de la rue Mazagran répond

moi aussi l'algerie me manque pourtant je n'avais que 5ans quand je suis partie; je suis une enfant de babel oued ;   je serai présente au rassemblement au domaine st jean a rognes             alors a demain pour une journée pleinnes de souvenirs        amitiés

 

 

Re: Un enfant de la rue Mazagran répond

          
Bonjour,
                  Je souhaite à tout le monde de passer une journée inoubliable à Rognes et je veux également faire passer un méssage àux consolationnistes (la 1° cité) en leur demandant de ne pas oublier ceux qui à partir d'alger (BEO) ne les ont pas oublié,et souhaitent de tout coeur leur retour définitif parmi les leurs.

           Salutations du quartier bien aimé,   ABDEL

 

 

Enfant de la Consolation

Bonjour cher frère Abdeltif,

Je n'habitais pas la consolation mais beaucoup de frères et soeurs y habitaient et je paierai très très cher pour que l'on se retrouve tous un jour , et dire que nous habitons toujours "pour certains" le même pays disons la même ville Alger.
Je ne sais pas si tu connais la famille Tamène et peut être mes frères Bachir, Merzak, Braham, Hocine ,nous habitions au 24 avenue Malakoff "Café d'Alexandrie".
J'ai connu à la consolation les familles , NABET, MEDELLI, HADJ-AMAR, HAMMOUCHE et bien d'autres encore.
C'est avec grand plaisir que je te lirai pour avoir des nouvelles de tous nos amis "d'avant".

Fraternellement

 

 

Re: Enfant de la Consolation

       Chère soeur,
                             Comme je ne suis branché costamment (01 mois sur 03) et que je ne maitrise pas encore  l'outil de manière parfaite,je n' ai pu iNtrcepter ton message 
                             Je suis un BENTALHA ,père ali dit mustapha,mère baya,grand mère khalti fettouma,tante Nfissa dont le mari,mon oncle était polcier au 5°,mon père à la prefecture.Nous etions voisins aux deux vieux couples de juifs,BIKA ,BAYA,BENINI et FRANCOIS,et aussi les familles BOUHANK,benamar,HATEM,MAZARI,et la famille de aami Yamani.
                             Ma grand mère avait son siège préféré deva nt la maison juste à coté des toilettes et de la buanderie collective,c'était un roc rectangulaire ou elle aimait s'asseoir et regarder discuter avec les voisins grands et petits.La porte d'entrée de notre 1° cité etait juste au dessous du boulodrome et les roulottes des gitans si tu t'en souvient.   Puis vint la grande cassure.


A trés bientot                                                                                         Abdeltif

 

 

le retour de pieds noir 44 ans apres

tout dabord je vous remercie pour votre site qui ma laisser prendre tout mon temps de le lire ligne pare ligne franchemnt je suis emu jai les larmes aux yeux en le lisant,car je partage votre nostalgie avec vous je suis aussi fils de bab el oued exactement d avenue bouzareah ,actuelemnt colonel lotfi rien nas presque changer malgrer jai pas vecu votre temps mais mes parent me raconte la belle epoque que vous avez partager m,ma mere me raconte tout les barmitzva qu elle a participer avec ses amis juifes elle me raconait sa bonne ami yvette patait avec elle aux hammam chantais ensemble arabes ,elle mangait les galette.ou makrout elles avait meme coutume tradition meme sentiment elle partage la joie et le mahleur,il faut tourner la page  dhier juifes,pieds noir  ou autres tout le monde et algerien je dis aux juifes algerien bien venu chez vous algerie vous aimes aussi

 

 

fini l'algerie des colonises

Il est regréttable que vous soyez aigri d'un pasé coloniale barbare en qualité de pied noir, les vrais pieds noirs sont ceux qui en prenant fait et causes pour l'algerie indépendante qui,  aient aimés l'algerie algerienne, et non ceux nostalgiques d'un passé cruel et ignoble, ceux là ne valent pas mieux que les extrémistes colons israeliens en palestine occupée. Dommage que vous n'ayez pas retenu les sombres leçons du passé, mais l'algérien est pret à pardonner aussi douloureux soit il à ces hommes qui ne le méritent pas.

 

 

belle description de ton passé et de (je ne dirai pas quartier)la ville de bab el oued vu sa particularité par rapport au reste d'alger. dans ton exposé tu ne parle pas des causes qui ont déclenché lla guerre
tot ou tard l'algérie  serait devenue indépndante meme si le looby des colons avait accepté le statut violette de 1947. Car je ne vois pas la république française avec 35 millions de musulmans et bien plus tard majoritaire  sur le plan démographique qui aurait conduit fatalement à un partage du pouvoir. il n'y a qu'à voir le problème que suscite l'entrée de la Turquie dans l'union européenne. L'indépendance aurait pu se faire sans douleur de part et d'autre . Allah nous a pourvu de la faculté d'oublier et c'est un grand remède que la médecine moderne ne pourra faire pour oublier les rancunes. Que serai le monde si l'etre humain ne possedait pas je dirai ce septieme sens.

j'avais de bons voisins pieds noirs (je n'ai jamais aimé ce terme) juifs,corses italiens,espagnols,maltais. mème des collègues à la mairie d'alger.
j'espère que je n'ai pas été trop bavard.

Salut
brahim

 

 

bab el oued

je suis nouvellement retraitee, et je découvre plein de "rêves d'algerie" sur différents sites,j'ai épousé un
algérois et depuis 42 ans je baigne dans cette nostalgie pied noir, un énorme MERCI pour tous ces
souvenirs.Je suis retournée en 1975 chez ma tante qui travaillait au centre culturel français, j'étais partie
à 15 ans(donc sans permis de conduire), et en 1975 j'ai pris la voiture de mon cousin boulanger à alger,
et j'avais dans ma tête tous les recoins d'alger à tipasa,et je ne me suis pas perdue une fois. je vais y
retourner mais seule, mon mari ne veut pas y aller l'émotion serait trop forte; il habitait les 7 merveilles
à alger. Cela est magique de lire tous les commentaires, encore merci.

 

  • petroni mathilde nee tur
  • Mercredi 21/05/2008
  • 13:40
  • [^]
  • Répondre
 

Re: bab el oued

eh voila déjà 46 ans en métropole
et pourtant mes racines étaient autant celles de nos amis algériens surtout avec une grand mère juive berbère
dont la tribu a été convertie par la kahina
la terre était aussi celle de tous le s peuples qui y vivaient
je suis arrivée aux sept merveilles en 1949 et j'y ai habité jusque en 1956
ma famille maternelle y avait une grande maisons sur la place entre le restaurant et l'immeuble d'edf
j'allais à lécole rue duc des cars et ma grand mère maternelle était instit au village d'ilsly
voila maintenant je recherche mes racines c'est un peu le vide
merci de tous vos propos qui m'émeuvent beaucoup

 

 

Re: bab el oued

enfin une personne des 7 merveilles !
mon mari habitait plus haut que le bâtiment de EDF. il m'a dit "en haut de la côte"(rue valentin hauy eactement),il est né en 1943 et a quitté
alger en 1962,il allait aussi en classe "rue duc des cars",mais il est + vieux que vous, vous n'étiez certainement pas dans la même classe. Si vous
allez sur le site "ESS'MA", il y a beaucoup de photos de classes.amitiés de nous deux.Mathilde et michel

 

 

Re: bab el oued

moi je suis née en 1948
mais je ne me rappelle pas de cette rue
je me rappelle du boucher de la place qu'on appelait mon sieur tout de suite
il glissait sur sa sciure et je crois que son nom c'était monsieur tamzali
moi j'habitais la grande maison avec des balustrades juste en face
je crois qu'à côté du boucher il y avait des escaliers qui montait à une rue où habitait une prof de philo mme dousamy et pendant la guerre avec mon grand père ils écrivaient et éditaient des livres aussi avec albert camus
et puis aussi la rue en côte au coin du restaurant où il y avait des eucalyptus
et puis plus loin l'église saint mar cienne ave c la villa belge parce que mon arrière grand mère avait été élevée là dans un ou vroir de dames belges

aussi de l'épicier m'zabite brahim ou ma grand mère faisait ses courses 
dire qu'il y avait dans son magasin un petit pain de plastic pour la cour de l'école duc des cars
le tiroir se rouvre petit à petit
peut etre à bientot

 

 

Re: bab el oued

où habitez vous?
pour mon mari cela lui fait du bien,son coeur s'ouvre petit à petit,il
se souvient de tout cela.amities mathilde

 

 

Re: bab el oued

j'habite à marmande
80 kms au sud de bordeaux et je travaille dans le sud de la dordogne
 

mon mari est paraguayen d'où le nom ''à tiroir"" de consonnance brasilo-espagnole

quoique le mien le soit  aussi (espagnol) ; je me rappelle aussi de la pharmacie je crois que c'était sur le pont en dessous de la route parce que ma jeune tante née en décembre 39 y faisait son stage de propédeutique
et puis de l'épicerie de mme gojosso ; faudra que je téléphone à ma mère pour me rafraichir la mémoire car une grande partie de la famille est à paris
j'ai donc ma jeune tante à caen en normandie et puis ma tante du côté paternel à marignane
des cousins à marseille et au cimetière la bas et puis vers albi, gaillac, toulouse

en ce moment sur copains d'avant je suis en train de retrouver les copains et copines des éclaireurs français 
le reste revient petit à petit
je me demande si place des 7 merveilles il n'y avait pas un cordonnier
il y avait aussi la côte qui montait aux tagarins
bon je ne sais plus pour le reste
a part les maitresses, mme vaillant, mme bensimon et surtout la "méchante mme p.. je ne sais plus
qui faisait exprès d'aller me cher cher chez mme hubert chaque fois qu'elle avait un problème avec
mon frère ; comme elle m'avait embêtée quand j'étais dans sa classe , elle se vengeait sur mon frère
 
a plus tard amitiés



 

 

 

 

Re: bab el oued

on y arrive !
la petite côte qui montait aux tagarins c'était chez mon mari.il se souvient aussi du cordonnier;nous habitons à nice, je vous pensais en amérique
du sud excusez moi.nous partons prochainement habiter le morbihan pour nous rapprocher des enfants,et des petits enfants. je suis moi aussi de
1948(donc la retraite a du bon) cela nous permet de quitter cette côte d'azur infernale. j'habitais bab el oued,et je communique avec beaucoup
de personnes c'est sympa d'échanger nos souvenirs.y a t il une association ou autre chose qui permettent de se rassembler près du morbihan?
mon mari  a retrouvé depuis longtemps des copains de la rue ducs des cars roger FRAUDET,jean paul WURTZ.peut être connaissez vous ces noms? a bientôt et toutes nos amitiées. Mathilde

 

 

Re: bab el oued

JE NE SAIS PAS
JE NE SUIS PAS ENCORE A LA RETRAITE RESTE ENVIRON 5 ANS
POUR LE MORBIHAN JE NE SAIS PAS
JE TRAVAILLE A LA POSTE MAIS JE PEUX DEMANDER A UN COLLEGUE (D'origine italienne)qui y habite de se renseigner
je suis loin de la bretagne environ 400/500 kms
pour la côte d'azur , merci . mon grand père camou s'est- suicidé à st jeannet
alors bon j'aime pas trop
 tiens mon frère né en 1951 a été baptisé à l'ancienne mosquée redevenue mosquée en haut des tagarins
je crois que c'est sainte croix
je ne connais pas les gens cités
ma petite tante avait une amie d'enfance née en 1940 qui habitait place des 7 merveilles dans le grand immeuble a côté de l edf, marie joelle klingelschmitt épouse fardoux
normalement elle est à marseille
je me rappelle de geneviève de galland, d'enfants du barry, de salord, le reste reviendra
après rue duc des cars je suis allée rue tirman fin 1956 et puis ensuite au lycée delacroix
tiens aux 7 merveilles, il y avait monsieur menella, le marchand d'huitrres qui se mettait en face de delacroix a l'angle avec la rue qui en pente qui descendait vers le marché clauzel
 a plus tard

 

 

Re: bab el oued

merci pour les renseignements pour le morbihan, et bon courage pour les 5 ans avant la retraite. j'étais contrôleur des impôts jusqu'au mois de
janvier 2008, et j'en avais vraiment assez d'apprendre la fiscalité à chaque changement de ministre.j'ai qq photos des tagarins en 1975(j'y suis
retournée seule) je vais essayer de les scanner et de vous les envoyer si vous me donner votre mail;amities mathilde



 

 

Re: bab el oued

martine.talavera@wanadoo.fr
merci ce serait hyper sympa
a bientot 
la je vais me coucher je vidée
ce matin je suis partie à 7h10 pour travailler à 55 kms de chez moi
à demain

 

 

Commentaires

Tout a fait d´accord avec toi, j´ai echappe a la tuerie de la rue d´Isly grace a un bidasse qui má aide. j´aimerai entre en contact avec toi, je vis au Chili, Merci

 

 

Le veritable bonheur

                                                                    Cher Henri,
                     Tout d'abord je te présente mes salutations les plus babelouedieuses.Bonne chance et bonne continuationdans le sillage de la route que tu es en train de tracer pour le grand bien des enfants des deux rives.
                      Cependant,et surtout en constatation personnelle,sans animosité envers quiconque,ni interprétation malveillante,mon éducation et ma bonne foi ne me le permettant guère,à travers les messages,les ecrits et les témoignages que j'ai pu lire sur notre site,mon analys Epersonnelle(je tiens à le répéter) me laisse perplexe dans ce sens que rienne prète à une sérieuse et sincère avancée dans le projet que tu as initié,et que tu en a fait ta raison de vivre,si je peux le dire.Ce projet j'y rève depuis ce que j'appelle la séparation et je garde toujours l'espoir de le voir bientot se concrétiser.
                      A part toi et notre ami Christian dont la babelouedinité n'est plus a présenter ni a démontrer,de par la sincérité et la fraternité visiblement avérées au vu de vos engagements,une grande proportion de nos amis anciens d'algerie semblent ou feignent nous ignorer,comme on dit,royalement.
                      Quatre ou cinq noms d'algeriens reviennent à chaque fois,sinon oualou,rien.
                      J'ai eu  des discussions nostalgiques sur ce sujet avec plusieurs de mes pairs ,tous branchés sur le site et tous me répétent la mème chose désolante:" Ils font comme si nous n'existions pas" " Ils aiment le pays sans plus" " C'e'st dommage,nous ne pouvons pas nous permettre un voyage tous les ans pour une réunion d'1 journée"
                      J'ai pris à ma charge l'éloignement,les choses qui ont beaucoup changé depuis,l'oubli,les décés etc pour essayer d'atténuer un tant soit peu ces états de faits,et qu'il faudrait quand mème une période d'adaptation à une nouvelle donnée aprés une aussi longue période de séparation.
                      Non,à mon huble avis ce n'est pas de cette facon là que l'on pourra faire renaitre le phoenix de ses cendres , ne me dites surtout pas que vous n'avez pas eu de voisins,d'amis algériens avec lesquels vous entreteniez des relations trés étroites,ni d'amis intimes de la famille,toute la mienne en avait
beaucoup d'ailleurs avant la cassure.Il faudra aussi se parler et mettre nos divergeances dans un trés profond tiroir,puisque nous avons en commun le langage,certaines us,et mème la démarche altière.
Pour celles ou ceux qui les connaissent, les BENCHEMOUL grands et petits sont toujours en contact trés proche de ma famille,notre port d'attache en france est chez eux dont la porte ne nous est jamais fermée,ceci pour donner un exemple.
                     Chers amis,je parles beaucoup c'est vrai,je m'en excuse,mais méditez et attachez vos préjugés et vos rancoeurs à une grosse pierre et balancez le tout dans la seine.Nous sommes pardonneurs,sincères,légendairement hospitaliers et surtout préts à faire réunir la grande famille,et comme  je l'ai déjà écrit,à coup sur que nous obtiendrons le nobel car nous aurons réalisé le grandiose 
et l'inédit.Chiche,faisons le fissa mais ensemble ,nous avons besoin les uns des autres,n'en déplaise à certains.
Mes amis mon message est celui de la réconciliation est n'est pas a interpreter autrement.

Salutations à tous                                                                                  Abdel


 

 

Re: Le veritable bonheur

bonjour abdel,
c'est vrai ce que vous dites,je suis venue en algerie et l'accueil des gens a été formidable,j'ai tellement de souvenirs de cette semaine que c'est
inimaginable par rapport au comportement de certains ici en france.Je me suis toujours posée la question "pourquoi tout cela?".amitiés mathilde

 

 

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    site: www.amisdebone.c om
  • abrous : j'espère que l'image de l'Afrique du nord finira par refléter la diversité et le vécu des peuples qui l'habitent et qui l'ont habitée: Berbères, arabes, mauresques, européens, etc
    amitiés
  • bapceres : A l'occasion du mois sacré de Ramadan qui commencera cette année début septembre, nous transmettons à tous nos amis de confession musulmane, notre plus sincère amitié.
    H.B
  • Pierrette : Surtout n'aller pas nager, comme mon camarade Aidoun le pauvreto, il a recu une bonne tannee de son pere, qui pensait que son fils avait avaler de l'eau pendant qu'il nager..
    Oye oye oye..

    Pierrette
  • aladin : slt je tien a te remercie claude garcia pour la publucation des BD sa ma rapeller ma jeunesse des annee 50 a 60 et moi en retour des photos de souvenir de tous les cartiers d'oran de cette epoques abientot.

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.