Non je ne regrette rien...
Histoire, politique, réconciliation, nostalgie, culture, traditions, témoignages, informations, coups de gueule, voyages...autant de sujets qui ont déclenché des réactions presque toujours sympathiques, particulièrement de nos amis algériens. La tendance générale est à la réconciliation et nombreux sont les témoignages qui confirment cette tendance, ce dont nous nous félicitons. Nous pouvons dire aujourd'hui sans nous tromper que la grande majorité des pieds noirs est heureuse de renouer avec l'Algérie et en revient ravie, souvent transformée par l'accueil qui lui est réservé. En dehors de quelques irréductibles qui changeraient vite d'avis s'ils osaient franchir le pas, nous pouvons dans la grande majorité des cas affirmer que ces retours sont salutaires.
Cette approche et cette reconnaissance mutuelle de leur histoire commune devrait permettre à tous les algériens (dont nous sommes) d'amorcer un nouveau dialogue qui puisse déboucher sur des actes concrets avec en priorité la préservation de nos cimetières. Il serait grand temps 45 ans passés de sceller par des gestes réels la véritable amitié qui unit les différentes composantes des peuples qui ont construit ce pays avec un même point commun, l'amour de cette terre.
Personne sur cette terre nord africaine de passage et de conquête où la paix n'a jamais vraiment existé, en dehors des Berbères et des juifs , ne peut se targuer, d'avoir dans ce domaine "le monopole du coeur". Nous avons tous aimé cette terre avec la même ardeur et notre tumultueuse histoire ne peut qu'en témoigner.
Aujourd'hui les quelques "vrais" derniers témoins de cette époque s'accordent à dire que ce fut un véritable gachis et qu'ensemble nous aurions pu construire une autre Algérie à la hauteur des espérances qu'elle suscitait. L'ambition et la cupidité des hommes en a décidé autrement, peut être qu'un jour un Abd el Kader, un Ferhat Abbas un Boudiaf permettra à ce grand pays de retrouver la place qu'il lui revient. C'est du moins ce que nous, ses enfants, souhaitons.
Outre le nombre incroyable d'amis algériens qui se sont manifestés depuis juillet 2006, ce site m'a permis de mesurer à quel point les Pieds Noirs font encore parti de l'histoire algérienne, à quel point nous manquons à ce pays, ce que nous ne mesurions pas.
Ce fantastique phénomène de rapprochement est une véritable révélation, un moyen peut être de nous faire entendre d'une autre manière tant auprès des hermétiques autorités françaises que de l' opinion publique métropolitaine, égocentrique et individualiste à souhait et trop habituée à classer de haut les minorités dans des standarts exotiques.
Sur le plan personnel...
Certainement très bénéfique car après le bien fondé du premier voyage qui fut un véritable traitement térapeuthique, le fait de raconter et de se libérer de tant d'anecdotes que je pensais enfouies à jamais dans une mémoire condamnée au silence, fut pour moi une manière de reconsidérer, d'aborder et de découvrir un autre aspect de cette formidable histoire d'amour qui pouvait exister entre algériens de tous bords.
Enfin... pas plus tard qu'il y a une semaine, j'ai retrouvé grâce à ce site, après 45 ans de silence une amie très chère que dans mes rêves j'avais fini par associer et à confondre avec cette Algérie perdue. Cette Algérie était certainement la plus belle, c'était le temps où Isabelle Aubret fredonnait des airs comme "la mer sans arrêt roulait ses galets", François Degueldre chantait " il y a le ciel, le soleil et la mer" et Acker Bilk jouait d'une façon inégalable un air qui nous allait déjà trop bien..."Etranger sur ce rivage".
Ce sourire que je n'ai jamais pu oublier, c'était mon Algérie...
écoutez plutôt ! Cette musique résume tout à elle seule.
01_Piste_1.wma
Histoire, politique, réconciliation, nostalgie, culture, traditions, témoignages, informations, coups de gueule, voyages...autant de sujets qui ont déclenché des réactions presque toujours sympathiques, particulièrement de nos amis algériens. La tendance générale est à la réconciliation et nombreux sont les témoignages qui confirment cette tendance, ce dont nous nous félicitons. Nous pouvons dire aujourd'hui sans nous tromper que la grande majorité des pieds noirs est heureuse de renouer avec l'Algérie et en revient ravie, souvent transformée par l'accueil qui lui est réservé. En dehors de quelques irréductibles qui changeraient vite d'avis s'ils osaient franchir le pas, nous pouvons dans la grande majorité des cas affirmer que ces retours sont salutaires.
Cette approche et cette reconnaissance mutuelle de leur histoire commune devrait permettre à tous les algériens (dont nous sommes) d'amorcer un nouveau dialogue qui puisse déboucher sur des actes concrets avec en priorité la préservation de nos cimetières. Il serait grand temps 45 ans passés de sceller par des gestes réels la véritable amitié qui unit les différentes composantes des peuples qui ont construit ce pays avec un même point commun, l'amour de cette terre.
Personne sur cette terre nord africaine de passage et de conquête où la paix n'a jamais vraiment existé, en dehors des Berbères et des juifs , ne peut se targuer, d'avoir dans ce domaine "le monopole du coeur". Nous avons tous aimé cette terre avec la même ardeur et notre tumultueuse histoire ne peut qu'en témoigner.
Aujourd'hui les quelques "vrais" derniers témoins de cette époque s'accordent à dire que ce fut un véritable gachis et qu'ensemble nous aurions pu construire une autre Algérie à la hauteur des espérances qu'elle suscitait. L'ambition et la cupidité des hommes en a décidé autrement, peut être qu'un jour un Abd el Kader, un Ferhat Abbas un Boudiaf permettra à ce grand pays de retrouver la place qu'il lui revient. C'est du moins ce que nous, ses enfants, souhaitons.
Outre le nombre incroyable d'amis algériens qui se sont manifestés depuis juillet 2006, ce site m'a permis de mesurer à quel point les Pieds Noirs font encore parti de l'histoire algérienne, à quel point nous manquons à ce pays, ce que nous ne mesurions pas.
Ce fantastique phénomène de rapprochement est une véritable révélation, un moyen peut être de nous faire entendre d'une autre manière tant auprès des hermétiques autorités françaises que de l' opinion publique métropolitaine, égocentrique et individualiste à souhait et trop habituée à classer de haut les minorités dans des standarts exotiques.
Sur le plan personnel...
Certainement très bénéfique car après le bien fondé du premier voyage qui fut un véritable traitement térapeuthique, le fait de raconter et de se libérer de tant d'anecdotes que je pensais enfouies à jamais dans une mémoire condamnée au silence, fut pour moi une manière de reconsidérer, d'aborder et de découvrir un autre aspect de cette formidable histoire d'amour qui pouvait exister entre algériens de tous bords.
Enfin... pas plus tard qu'il y a une semaine, j'ai retrouvé grâce à ce site, après 45 ans de silence une amie très chère que dans mes rêves j'avais fini par associer et à confondre avec cette Algérie perdue. Cette Algérie était certainement la plus belle, c'était le temps où Isabelle Aubret fredonnait des airs comme "la mer sans arrêt roulait ses galets", François Degueldre chantait " il y a le ciel, le soleil et la mer" et Acker Bilk jouait d'une façon inégalable un air qui nous allait déjà trop bien..."Etranger sur ce rivage".
Ce sourire que je n'ai jamais pu oublier, c'était mon Algérie...
écoutez plutôt ! Cette musique résume tout à elle seule.
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