Bienvenue chez toi Enrico Macias !
Une fois de plus, la possible venue à Constantine du chanteur juif algérien Enrico Macias crée une polémique honteuse. L’opposition à sa venue déclarée par le chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem démontre, pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, que l’ignominie, l’inhumanité, l’intolérance et l’illégitimité du pouvoir algérien a touché le fond.
Pourquoi refuser à Enrico le droit de visiter sa terre natale alors que de nombreux juifs algériens le font chaque année sans bruit ni polémiques inutiles ? Pourquoi tenter de justifier ce refus par les positions politiques pro-israeliennes du chanteur, alors que pratiquement tous les juifs algériens visitant l’Algérie ont les mêmes opinions qu’Enrico ? Des sionistes notoires et autres illustres défenseurs d’Israel ont même été invités officiellement par l’Etat algérien.
Rien, absolument rien des arguments des anti-Enrico ne justifie une telle atteinte à la dignité et aux droits de cet homme.
La seule justification de cet acharnement ordurier contre Enrico est sa formidable popularité auprès des Algériens de tout âge, d’ici et d’ailleurs. Parce qu’il est le plus célèbre représentant de la musique arabo-andalouse, et que sa guitare et ses mélodies métissées font chavirer les corps et les coeurs. Le pouvoir a peur de l’engouement populaire et des émeutes sympathiques que provoquera la venue d’Enrico comme l’a été celle de Zinedine Zidane. Tout Constantine l’attend secrètement en se fichant complètement de ses positions politiques. Sarkozy l’a bien compris en voulant profiter de l’immense popularité d’Enrico, pour essayer d’égaler celle de Chirac.
C’est avec beaucoup d’émoi qu’Enrico a toujours clamé son algérianité les larmes aux yeux. Pleure Enrico, mais saches que tu n’es pas seul à pleurer. Tous les Algériens exilés dans leur propre pays ou ailleurs pleurent avec toi. N’aies pas peur de forcer ton destin. Reviens sur la terre qui t’a vu naître et chante pour les Algériens et avec eux. Bienvenue chez toi Enrico !
Saad Lounes.
Alors que ses chansons sont vendues partout en Algérie, le plus souvent en copies pirates, les Algériens, dans leur grande majorité regretteront l’absence du plus célèbre enfant du pays, ambassadeur itinérant à l’ONU et chantre de la réconciliation.
Contrairement à son souhait, le chanteur, de confession juive, n'accompagnera pas Nicolas Sarkozy en Algérie. Le chef du gouvernement et patron du FLN, Abdelaziz Belkhadem, qui avait déjà combattu la venue du chanteur en 2000, après que celui-ci eut été invité par le président Bouteflika, a assuré le 17 novembre, dans le journal algérien L'Expression, qu'il n'avait pas "changé d'avis."
Une minorité d'islamo-conservateurs algériens, qu’il ne faut surtout pas contrarier, voit en lui "un sioniste" et s'opposent non pas tant à sa venue en Algérie qu'à sa présence dans la délégation de M. Sarkozy. Enrico Macias endosserait ainsi un statut officiel inacceptable, estime-t-on à Alger, où certains ne sont pas loin de le prendre pour un ambassadeur d'Israël.
Pour la même raison, en l'an 2000, le chanteur avait dû annuler une série de concerts qu'il s'apprêtait à donner en Algérie. En tant qu'artiste, Enrico Macias aurait vraisemblablement pu se produire sur scène. Mais le simple fait qu'il ait été convié par le président Bouteflika donnait à sa visite un caractère officiel, donc inapproprié pour un certain nombre de mauvais coucheurs.
"Qu'il vienne en tant que chanteur, sans invitation officielle, simplement parce qu'il est un enfant du pays. Il obtiendra son visa et nous lui ferons un accueil triomphal !", disent en souriant la grande majorité des Algériens interrogés. C’est vrai que le triomphe certain qu’aurait engendré la venue du chanteur aurait pu faire de l’ombre et contrecarrer une certaine opposition qui ne souhaite pas voir les choses évoluer.
Très écouté par les «taxieurs», les chauffeurs de taxi souvent d’origine kabyle, Enrico Macias demeure une icône à Alger. «Il reste l’un des chanteurs “étrangers” qui ont le plus le succès dans la vente d’albums», constate le quotidien Liberté. «Ces admirateurs sont essentiellement les jeunes de la génération des années 1980. Ces textes servent à mieux comprendre les événements d’après-guerre», commente le journal.
L’effet « boomerang » de ce non évènement risque tout de même de porter un coup considérable aux opposants du président Algérien qui une fois de plus font la preuve d’une mauvaise foi et d’une démagogie délirante qui retardera peut être toute idée de rapprochement avec la France. France qui préfèrera s’aventurer à monter des usines Renault au Maroc plutôt qu’en Algérie amie. Et cela au détriment du petit peuple travailleur et chercheur d’emplois.
Les propos inamicaux tenu par le ministre des anciens combattants qui accuse Nicolas Sarkozy d’être le relais du lobby juif, n’ont pas été démentis ni commentés par la présidence. : (26 novembre dans la presse)
«Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir» , avance-t-il. Avant de s’interroger : «Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale ?» Il ajoute : «Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant au gouvernement) ? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.»
De tels propos anti-sémites (mais où sont les Tubiana, Stora, Aounit, Vidal-Naquet et consort…) accusent à mots à peine couverts le président français d’être un agent à la solde d’Israël.
Des contrats, des contrats et encore des contrats. Ensuite viennent ceux qui pensent que N.S vient en Algérie pour un safari contrat. L’exemple de la Chine, à défaut de plaire aux toujours nantis de la politiques, devrait éclairer les peuples des retombées sur l’emploi de tels investissements. La France reste le leader en matière d’investissements en Algérie hors hydrocarbures avec 245 millions de dollars, et en seconde position tous secteurs confondus derrière les états unis, avec tout de même un atout formidable, un lien de parenté avec l’Algérie, qui à première vue fait peur.
Enfin la venu du Président Sarkozy reste des plus mystérieuses quand au discours qu’il va tenir à Alger…avec cet homme surprenant qui n’est l’homme de personne… tous les espoirs sont permis !

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