http://www.jean-monneret.com/livres.php
Jean MONNERETné le 28-11-1939 à Maison Carrée – Alger
Etudes au Lycée Bugeaud à l’Université d’Alger et à Paris – Sorbonne Diplômé de l’INALCO Enseignant en Lycée et à Paris VIII – Conférencier, Ecrivain A commencé à écrire sur l’Algérie en 1987 |
![]() |
Thèse de Doctorat en Sorbonne en 1996 sous la direction du Professeur François – Georges Dreyfus.
Thème : La Phase Finale de la Guerre d’Algérie
Thème : La Phase Finale de la Guerre d’Algérie
Parution de cette thèse sous une forme condensée en Janvier 2000, sous le même titre aux Editions L’Harmattan
Parution en Avril 2003 aux Editions L’Harmattan de Mourir à Alger, été 1962
Parution en Mars 2002 du Livre Blanc de l’Armée Française en Algérie aux Editions Contretemps. Ouvrage collectif. Chapitre sur les crimes du FLN.
Parution en Avril 2003 de la brochure : La France en Algérie 1830-1962 publiée sous l’égide du Cercle pour la Défense des Combattants d’A.F.N. Ouvrage collectif. Articles sur le statut civique des Musulmans et sur l’Agriculture.
Parution en Avril 2004 de Réplique à l’Amiral De Gaulle aux Editions du Rocher. Ouvrage collectif publié sous la direction d’Henri-Christian Giraud. Chapitres Les Accords d’Evian et leurs conséquences.
Parution en Février 2006 de "La tragédie dissimulée - Oran, 5 Juillet 1962" aux éditions Michalon - Prix Norbert CEPI 2006
Articles de Revue :
Mars-Avril 2002 dans Historia – Thématique
Barbouzes – FLN, une alliance inavouée.
Septembre-Octobre 2003 dans La Nouvelle Revue d’Histoire
L’Affaire des Français « disparus » en Algérie
Pâques 2005. Bulletin du Secours en France
Ce printemps-là...
Automne 2006. Bulletin du Secours en France
La cause Harkis : Attention récupération.
La Nouvelle Revue d'Histoire (mai-juin 2007): Le massacre de Mélouza
Mars-Avril 2002 dans Historia – Thématique
Barbouzes – FLN, une alliance inavouée.
Septembre-Octobre 2003 dans La Nouvelle Revue d’Histoire
L’Affaire des Français « disparus » en Algérie
Pâques 2005. Bulletin du Secours en France
Ce printemps-là...
Automne 2006. Bulletin du Secours en France
La cause Harkis : Attention récupération.
La Nouvelle Revue d'Histoire (mai-juin 2007): Le massacre de Mélouza
Ouvrages consacrés à la culture algérianiste.
1987. Grosses Têtes et Pataouètes. Editions Africa Nostra
1992. Le Pataouète. Dictionnaire de la langue populaire d’Algérie et d’Afrique du Nord
Editions Jacques Gandini. Ouvrage collectif.
1987. Grosses Têtes et Pataouètes. Editions Africa Nostra
1992. Le Pataouète. Dictionnaire de la langue populaire d’Algérie et d’Afrique du Nord
Editions Jacques Gandini. Ouvrage collectif.
Participation à de nombreuses émissions de Radio – Courtoisie.
Participation au colloque international du CNRS, les 7 et 8 Octobre 2002 à Paris. Des hommes et des femmes en Guerre d’Algérie.
Conférences dans de nombreux cercles algérianistes et divers milieux culturels et d’anciens combattants à travers toute la France.
Au début de cette histoire, il y a le Mal.
Le Mal infeste notre monde d’hommes. Il est « cet écueil contre lequel s’est brisé la raison humaine » et comme l’écrit Edgar Poe « l’un des instincts premiers du coeur humain ».
1962. En ce temps-là, il a marqué le destin de l’Algérie, sa fin atroce ; chaos, violence, attentats.
Au début de l’été, le sort de ce territoire est scellé ; il sera indépendant. Le dirigeront ceux qui depuis huit ans y mènent une guerre révolutionnaire contre la présence et l’Armée françaises. Ces hommes-là, regroupés dans le FLN, n’ont pas hésité à recourir au terrorisme, c’est-à-dire à s’en prendre aux populations civiles. Femmes, enfants, vieillards ont été délibérément visés afin d’accroître le chaos et de briser les volontés. En mars 1962, en cette fin proclamée et mensongère du conflit, lorsque sont signés les étranges Accords d’Evian, ces mêmes hommes triomphent. L’Algérie est à eux.
Pourtant les combats continuent. Regroupés dans l’OAS, les partisans de l’Algérie française, refusent de déposer les armes ; les affrontements persistent. Le FLN emploie alors une tactique très perverse : les enlèvements. Terreur suprême, elle vise les civils européens partout où ils sont vulnérables ; limites des quartiers indigènes, zones rurales, grands axes routiers. L’Armée française n’est plus censée intervenir et, à quelques exceptions près, elle n’interviendra pas.
Il y a aussi ceux que l’on appelle les harkis, les anciens supplétifs de l’Armée française, membres des groupes d’autodéfense, élus musulmans et tous ceux, nombreux, qui sont partisans de la souveraineté française. Ils seront durement réprimés par les nouveaux maîtres, emprisonnés, torturés et fréquemment massacrés. L’Armée française n’est plus censée intervenir et, à quelques exceptions près, elle n’interviendra pas. Naufrage de l’honneur français.
Ceci a été définitivement établi le 24 mai 1962. Lors d’un Conseil des Ministres le Général De Gaulle y a déclaré ceci : « La France ne doit plus avoir aucune responsabilité dans le maintien de l’ordre après l’autodétermination (2 juillet 1962). Elle aura le devoir d’assister les autorités algériennes. Mais ce sera de l’assistance technique. Si les gens s’entre massacrent, ce sera l’affaire des nouvelles autorités ». C’est-à-dire du FLN, lui-même promoteur des pires massacres.
L’été 1962, se déroulera en Algérie, selon cette logique implacable, avec la plus froide indifférence des dirigeants de la France.
Cette époque voit en outre le début d’un immense mensonge. L’Algérie devenue indépendante, devra apparaître comme un pays neuf, en plein développement, un modèle pour le Tiers-Monde qui depuis Bandoeng en 1956, « secoue ses chaînes ». Les manuels d’histoire des collèges français se mettront à citer « l’expérience algérienne », à louer son audace et son originalité. Le manteau de Noé sera jeté sur les massacres et les enlèvements de 1962. Les harkis assassinés, les Pieds-Noirs disparus deviendront des victimes importunes. Le Général a résolu le problème algérien. Il a été un décolonisateur « efficace ». Il a, une nouvelle fois, « sauvé la France ». On oubliera volontairement le prix payé. On oubliera les victimes sacrifiées. Les Musulmans loyaux et les Pieds-Noirs acquitteront, seuls, la facture de l’Indépendance de l’Algérie. Pour mieux faire passer cette infamie, on les diabolisera dans la presse et les media. Sans vergogne et sans remords à ce jour.
Plus de trois mille Européens enlevés, des dizaines de milliers de harkis assassinés, tel est pourtant le solde de cette Indépendance bâclée, de cette paix précipitée. Ce sang signe de manière ineffaçable les iniquités d’alors. « Sa voix crie de la terre jusqu’au ciel ». Il accuse les bourreaux d’antan. Ce sang est celui d’Abel répandu par Caïn, qui ne voulait pas être « le gardien de son frère ». Il accuse l’Etat, « le plus froid des monstres froids ». Il est le Mal, fruit du choix infernal qui a configuré notre humaine condition.
Aussi, avec d’autres, je dévoilerai la vérité, je réclamerai la Justice. La vérité sur les massacres et les enlèvements, la vérité sur ceux que l’on a voulu mettre aux oubliettes de ce temps, la justice pour ceux que l’on a spoliés, humiliés, déshonorés. A ces Etats qui mentent et dissimulent leurs crimes, j’opposerai, nous opposerons, la sincérité, nos efforts vers l’exactitude, la recherche, les archives, l’Histoire enfin.
Jean MONNERET
Au début de cette histoire, il y a le Mal.
Le Mal infeste notre monde d’hommes. Il est « cet écueil contre lequel s’est brisé la raison humaine » et comme l’écrit Edgar Poe « l’un des instincts premiers du coeur humain ».
1962. En ce temps-là, il a marqué le destin de l’Algérie, sa fin atroce ; chaos, violence, attentats.
Au début de l’été, le sort de ce territoire est scellé ; il sera indépendant. Le dirigeront ceux qui depuis huit ans y mènent une guerre révolutionnaire contre la présence et l’Armée françaises. Ces hommes-là, regroupés dans le FLN, n’ont pas hésité à recourir au terrorisme, c’est-à-dire à s’en prendre aux populations civiles. Femmes, enfants, vieillards ont été délibérément visés afin d’accroître le chaos et de briser les volontés. En mars 1962, en cette fin proclamée et mensongère du conflit, lorsque sont signés les étranges Accords d’Evian, ces mêmes hommes triomphent. L’Algérie est à eux.
Pourtant les combats continuent. Regroupés dans l’OAS, les partisans de l’Algérie française, refusent de déposer les armes ; les affrontements persistent. Le FLN emploie alors une tactique très perverse : les enlèvements. Terreur suprême, elle vise les civils européens partout où ils sont vulnérables ; limites des quartiers indigènes, zones rurales, grands axes routiers. L’Armée française n’est plus censée intervenir et, à quelques exceptions près, elle n’interviendra pas.
Il y a aussi ceux que l’on appelle les harkis, les anciens supplétifs de l’Armée française, membres des groupes d’autodéfense, élus musulmans et tous ceux, nombreux, qui sont partisans de la souveraineté française. Ils seront durement réprimés par les nouveaux maîtres, emprisonnés, torturés et fréquemment massacrés. L’Armée française n’est plus censée intervenir et, à quelques exceptions près, elle n’interviendra pas. Naufrage de l’honneur français.
Ceci a été définitivement établi le 24 mai 1962. Lors d’un Conseil des Ministres le Général De Gaulle y a déclaré ceci : « La France ne doit plus avoir aucune responsabilité dans le maintien de l’ordre après l’autodétermination (2 juillet 1962). Elle aura le devoir d’assister les autorités algériennes. Mais ce sera de l’assistance technique. Si les gens s’entre massacrent, ce sera l’affaire des nouvelles autorités ». C’est-à-dire du FLN, lui-même promoteur des pires massacres.
L’été 1962, se déroulera en Algérie, selon cette logique implacable, avec la plus froide indifférence des dirigeants de la France.
Cette époque voit en outre le début d’un immense mensonge. L’Algérie devenue indépendante, devra apparaître comme un pays neuf, en plein développement, un modèle pour le Tiers-Monde qui depuis Bandoeng en 1956, « secoue ses chaînes ». Les manuels d’histoire des collèges français se mettront à citer « l’expérience algérienne », à louer son audace et son originalité. Le manteau de Noé sera jeté sur les massacres et les enlèvements de 1962. Les harkis assassinés, les Pieds-Noirs disparus deviendront des victimes importunes. Le Général a résolu le problème algérien. Il a été un décolonisateur « efficace ». Il a, une nouvelle fois, « sauvé la France ». On oubliera volontairement le prix payé. On oubliera les victimes sacrifiées. Les Musulmans loyaux et les Pieds-Noirs acquitteront, seuls, la facture de l’Indépendance de l’Algérie. Pour mieux faire passer cette infamie, on les diabolisera dans la presse et les media. Sans vergogne et sans remords à ce jour.
Plus de trois mille Européens enlevés, des dizaines de milliers de harkis assassinés, tel est pourtant le solde de cette Indépendance bâclée, de cette paix précipitée. Ce sang signe de manière ineffaçable les iniquités d’alors. « Sa voix crie de la terre jusqu’au ciel ». Il accuse les bourreaux d’antan. Ce sang est celui d’Abel répandu par Caïn, qui ne voulait pas être « le gardien de son frère ». Il accuse l’Etat, « le plus froid des monstres froids ». Il est le Mal, fruit du choix infernal qui a configuré notre humaine condition.
Aussi, avec d’autres, je dévoilerai la vérité, je réclamerai la Justice. La vérité sur les massacres et les enlèvements, la vérité sur ceux que l’on a voulu mettre aux oubliettes de ce temps, la justice pour ceux que l’on a spoliés, humiliés, déshonorés. A ces Etats qui mentent et dissimulent leurs crimes, j’opposerai, nous opposerons, la sincérité, nos efforts vers l’exactitude, la recherche, les archives, l’Histoire enfin.
Jean MONNERET

Réactions
→ plus de commentaires