Implacable Ministre de l’Intérieur marocain entre 1979 et
1999 sous le règne de Hassan II, M. Basri était réputé pour son zèle et
sa sévérité lorsqu’il s’agissait d’exécuter les basses œuvres du
gouvernement.
Soupçonné d'avoir été derrière plusieurs meurtres de politiciens marocains - notamment celui de Mehdi Ben Barka, Driss Basri est « parti comme beaucoup d'autres responsables des graves atteintes aux droits de l'homme après avoir vécu dans l'impunité », a déploré Abdelillah ben Abdeslam, responsable à l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH). Et Abdeslam de rajouter : « avec lui vont être enterrés un certain nombre de vérités concernant ces violations ».
Un décès qui laisse donc un goût amer aux défenseurs des droits de l’homme, dont certains furent d'anciens détenus politiques…
Il est surprenant de constater que la mort (dans leur lit) de ce type de personnages déclenche le plus souvent un" dégeulis" de louanges vites oubliés et que ces individus, exécuteurs de crimes contre l'humanité ne soient pas un peu plus montrés du doigt, ce qui aurait pour conséquence de dévoiler la complicité de leurs employeurs.
Notre photo: Driss Basri reçu par son homologue français au visage poupin qui n'est autre que le fils de Michel Debré.
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