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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 El Watan témoigne...

Le carnage continue.

  • bapceres
  • Dimanche 04/02/2007
  • 10:49
  • Lu 557 fois
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El Watan Edition du 4 février 2007

CIMETIÈRE CHRÉTIEN DE LAKHDARIA

Une insulte aux morts et aux vivants

Un acte que même un barbare ne saurait accomplir de sang-froid, un acte dont la seule vue rend malade pendant des jours, des tombes ouvertes, d’autres souillées d’immondices.

S’il existe un comble de l’abomination, les profanateurs du cimetière chrétien de Lakhdaria peuvent être assurés de l’avoir atteint. Deux confrères, habitant ce chef-lieu de daïra, à 45 km au nord-ouest de Bouira, et une association culturelle nous signalaient déjà ce sacrilège, mais un responsable local, contacté à ce sujet, le démentait. Il a fallu qu’un internaute, qui a visité un site consacré à la profanation de ce cimetière chrétien, attire de nouveau notre attention sur cette abomination. Et c’en est une, en effet. Un acte que même un barbare ne saurait accomplir de sang-froid, un acte dont la seule vue rend malade pendant des jours : des tombes ouvertes, d’autres souillées d’immondices, voilà le spectacle qui nous attendait mercredi après-midi à notre déplacement en ce lieu qui, naguère était paisible, s’est transformé en un endroit innommable, un enfer. On chercherait en vain la place d’une grille et d’une entrée. Rien ne défend le repos des morts de ce cimetière. Les personnes et les animaux le traversent librement. Le côté Sud est longé dans toute sa longueur par un grand poulailler. A l’ouest, le cimetière est défendu par un grand ravin qui plonge directement dans l’oued Issers. Mais les profanateurs viennent de l’est et du nord, c’est-à-dire de la ville. Que voyons-nous en arrivant ? Deux jeunes, dont un barbu, assis sur une tombe, dont le dessus en marbre gît dans l’herbe. Ce barbu sait-il que la religion musulmane interdit de s’asseoir sur les tombes ? Il tripote un portable, un couteau sur le rebord de la tombe. Le lieu retiré nous interdit de faire la moindre remarque désobligeante. Nous nous contentons de réprouver et de condamner sans vouloir accuser personne. D’autant plus que surgissent, d’on ne sait où, d’autres jeunes qui nous observent à la limite du cimetière. Enfin, Rabah, un jeune gaillard, s’approche et mêle sa désapprobation à la nôtre. Ali, beaucoup moins jeune, et qui prétend être le propriétaire du terrain où se trouve le cimetière, se joint à nous. Ensemble, nous examinons les tombes. Les parois de certains caveaux sont noircies par le feu qu’on y a allumé. D’autres sont pleins de gros cailloux. Dans l’un d’eux, une main, parfaitement conservée, se dresse parmi un tas de gravats comme pour un salut ou pour dire halte à la profanation. Rabah s’engouffre dans le trou et, au prix d’un certain effort, la retire et la montre. C’est l’avant-bras d’une femme, identifiable aux ongles maculées et aux doigts effilés, l’horreur nous laisse sans voix pour interdire à notre guide d’y toucher. Enfin, il replace respectueusement la main là où elle était. Plus loin, une autre tombe. Un os long, tibia ou péroné, est visible. Où sont les autres os ? Un peu plus loin, une autre tombe béante livre à notre vue des touffes de cheveux longs et noirs. Une quatrième, une bière en bois, est vide. D’autres caveaux, qui ont essuyé des tentatives de profanation, ont résisté grâce à des grilles en acier. « Regretté par ses parents et ses amis » dit cette tombe devant laquelle les profanateurs ont échoué dans leur abominable œuvre. Une date 1832 et une autre 1889, marquant la vie du défunt. Parents et amis doivent être quelque part dans le cimetière, pas plus défendus que le cher regretté. Mais voilà qu’Ali nous fait une révélation qui, en rapport avec ce qu’il nous a dit plus tôt, à savoir que certains morts ont été transférés ailleurs, nous frappe : ce sont des Espagnols, des Allemands qui seraient, selon lui, enterrés ici. Les noms sur les tombes sont si peu français, nous semble-t-il, et paraissent lui donner raison. Le même Ali nous apprend qu’une équipe de TF1 nous a précédés. Curieux que son reportage n’ait pas suscité de réaction de part et d’autre de la Méditerranée. Rabah et Karim, deux jeunes chômeurs, proposent de veiller sur le repos des morts et de rendre le cimetière plus propre et plus sécurisé, si on les employait à cette tâche. Entre-temps, le groupe de jeunes a grossi. L’un d’eux nous prend en photo avec son portable. A quelle fin ? Quant à nous, nous quittons cet endroit blessé et écœuré par ce manque de respect aux morts qui est une insulte aux vivants que nous sommes.

Ali D. 

 Copie adressée à la Présidence.

Réponse: 

 l'attention de M. Henri BAPCERES.

Monsieur,

Par courriel adressé au service de la correspondance présidentielle le 5
février 2007 et retransmis au ministère des affaires étrangères, vous avez
bien voulu appeler l'attention sur la profanation d'un cimetière européen en
Algérie, telle que relatée par le quotidien algérien « El Watan » du 4 février
2007.

A la suite de la publication de l'article de ce journal sur les profanations
du cimetière chrétien de Lakhdaria (ex Palestro), le Consul général de France
à Alger a adressé une lettre au wali de Bouira, territorialement compétent,
pour lui faire part de sa vive préoccupation et en lui demandant, au cas où
les faits rapportés seraient avérés,
de bien vouloir prendre toutes les
mesures appropriées: remise des lieux en état de décence et poursuites
judiciaires à l'encontre des coupables.

D'une manière générale, les articles de la presse tant algérienne que
française qui relatent soit des profanations, soit l'état désespéré de
certains cimetières, mettent en évidence le bien-fondé du plan d'action et de
coopération relatif aux sépultures civiles françaises en Algérie, annoncé par
le Président de la République à Alger en mars 2003. Ils constituent une preuve
supplémentaire de la nécessité du regroupement des cimetières qui ne peuvent
plus être restaurés.

Nous sommes en 2007.  Rien n'a été fait. Les frais de bouche du maire de Paris auraient largement suffit pour restaurer ou regrouper ce qui reste de nos cimetières éventrés. HONTEUX !

 

Commentaires

allez jetez un coup d'oeil au cimetiere chretien de  ouled fayet

 

 

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  • bapceres : A l'occasion du mois sacré de Ramadan qui commencera cette année début septembre, nous transmettons à tous nos amis de confession musulmane, notre plus sincère amitié.
    H.B
  • Pierrette : Surtout n'aller pas nager, comme mon camarade Aidoun le pauvreto, il a recu une bonne tannee de son pere, qui pensait que son fils avait avaler de l'eau pendant qu'il nager..
    Oye oye oye..

    Pierrette
  • aladin : slt je tien a te remercie claude garcia pour la publucation des BD sa ma rapeller ma jeunesse des annee 50 a 60 et moi en retour des photos de souvenir de tous les cartiers d'oran de cette epoques abientot.
  • ali : takla 3la sarcossi gata3li koa3ti
  • VOYAGE ALGER MAI 2009 : 10 jours à Alger et ses environs.
    groupe de 8 à 10 personnes. Renseignements : lacroixdusud@wan adoo.fr
  • zaria : vous oublie les orphelins p de la nation
  • zaria : de cette guerre
  • pOUR CEUX QUI CHERCHENT DES LIVRES SUR L'ALGERIE : [Lien]
  • Henri BAPCERES : Bonne fêtes de l'aïd à tous mes amis musulmans. VOUS ME MANQUEZ.
    Henri
  • ouafa : je souhaite me procurer le film"le chois de mon père pour projection publique quelle chemin suivre?Mille merci
  • maurice Bloch : Je vous invite à découvrir mon récit ( préfacé par Lucien Neuwirth ):"A LA RENCONTRE DU PASSE - 112 ans de présence française en Algérie" paru chez 'L'Harmattan" dans la collection Rue des Ecoles, et à me faire part de vos commentaires sur le Net. Bien chaleureusement. Maurice Bloch
  • bloch maurice : il est possible de se procurer le livre soit chez votre libraire (délais assez longs) soit chezl'harmattan (diffusio-harmat tan@wanadoo.fr) soit par les sites amazone.fr ou alapage.com

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.