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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 Histoire que à Bab el Oued elle aurait pu être vraie !

Sauf l'accident, tout le reste c'est véridique

  • bapceres
  • Samedi 19/08/2006
  • 11:26
  • Lu 3867 fois
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Plus de 60 ans séparent ces deux photos.

Histoires que à Bab el Oued elle aurait pu être vraie…

Maurice quand il était p’tit, il habitait Notre Dame d’Afrique, à mi chemin entre la basilique et l’asile des fous de chez Rouby. Son premier voisin à trois cent mètres c’était Mohamed Duval, un faux jeton d’évêque qui deviendra cardinal.

Au fond du ravin il avait des voisins plutôt tranquilles, c’était l’immense cimetière de St Eugène. Notre dame d’Afrique c’était un peu la campagne où quand même le trolley bus il arrivait jusqu’au petit séminaire. Les pères blancs, des sacrées peaux de vache, dispensaient une éducation plutôt musclée aux enfants de  riches dans un collège qui ressemblait plus à la prison de Barberousse qu’à une école. Mon père un jour il a eu la bonne idée de vouloir me mettre en demi pension dans cette institution que quand on rentrait on se demandait toujours quand est ce qu’on en ressortirait. Mes études elles étaient plutôt ratées et cette solution semblait la bonne à condition bien sûr de réussir un examen d’entrée que ces braves curés réservaient à leurs clients que plus y z’étaient riches, plus y z’   avaient  la faveur d’être éduqués comme des spartiates.

Convaincu de ne jamais vouloir entrer dans cette école et encore moins d’en ressortir quelques années plus tard  marqué à vie, je décidais de saboter mon examen d’entrée en faisant volontairement les 5 fautes à la dictée qui étaient éliminatoires et qui m’éjectait automatiquement du système.

Après un examen de deux jours qui fut un véritable parcours du combattant, je m’en allais, soulagé, attendre dans les huit jours les résultats négatifs de cette épreuve. Je savais bien que mon père serait contrarié pendant quelques jours de cet échec mais moi, dans le cas inverse, je risquais d’être contrarié pendant plusieurs années.

Le jour des résultas fut mémorable, j’avais fais 45 fautes (dont cinq volontaires) à cette dictée où je n’avais strictement rien compris. Mon père n’insista pas et je me retrouverais rapidement sur les bancs d l’école laïque et républicaine, dans ce magnifique collège de Bab el Oued, le collège Condorcet, où je retrouvais tous mes p’tits copains de l’école Rochambeau et de la rue Mazagrand.

Je l’avais échappé belle !

Revenons à Maurice !

Momo, comme on l’appelait, il était quand même un peu bizarre et je sais pas si c’était le voisinage  de chez Rouby, mais y donnait par moment des signes inquiétants d’une logique que à Bab el Oued théoriquement elle aurait pu passer inaperçue.

Un peu comme Ouin-ouin, un cousin éloigné de France, un léger fil sur la langue le faisait franchement zozoter ou zézéyer, surtout quand l’émotion ou la colère elle s’lui montait dans les narines. En 1954, Momo il avait hérité de son grand père un petite somme certainement amassée laborieusement et comme y savait pas où la mettre, il décida d’acheter un vespa 400. Vous vous rappelez tous de ce modèle de voiture de maximum deux mètres de long qu’elle pouvait rentrer dans la Studbaker de monsieur Ajuelos, à l’époque c’était la mode des Rumis, de l’Isetta et bien sûr de la vespa 400, c’était aussi la mode du Tépaz, des premiers 45 tours, de Dario Moréno, Marino Marini, des Platters et du chanteur pieds noirs noir et martiniquais Luc Davis. (Que son père y travaillait douanier et que lui il est né pieds noirs sans faire exprès et fier de l’être comme beaucoup de ces enfants de fonctionnaires importés d’la martinique.)

Délesté de ses économies et propriétaire de sa nouvelle voiture, Momo y se promenait dans tous les quartiers de Bab el Oued pour montrer sa nouvelle acquisition. A cause de sa grande taille, Momo le Touil comme on l’appelait, la moitié de sa tête elle lui sortait par le toit ouvrant et heureusement qu’à Bab el Oued on jouissait d’un micro climat et que la pluie elle était plutôt rare.

Un jour Momo, y débarque avec un sousto et une rabbia terrible chez monsieur Henri, le tôlier qu’on a raconté un peu sa vie tout à l’heure que sa sucursalle se trouvait au café de la rue Cadix, et rouge de colère il explique au brave tôlier que chaque soir quand y remonte à Notre Dame d’Afrique, dans les virages en épingle à cheveux, un gros camion, toujours le même…

« che p’tin d’ camion , y m’sherre, y m’sherre et bessif y m’oblige à caler dans l’focher (le fossé).

Si j’l’attrappe à ce coulo, j’lui nique ses morts, sa mère, son père, ses frères et ses sœurs…c’est p’t’être Momo qui l’a inspiré la chanson « si j’avais un marteau » !

 

« C’est pas difficile ! » il lui répond monsieur Henri, en homme de l’art et avec le plus grand sérieux que déjà dans ses yeux on pouvait apercevoir des étincelles d’une bonne rigolade,

« Prends un madrier, accroche le au pare-choc avant de ta voiture, installe deux lumières de chaque côté à chaque extrémité et quand tu croiseras le camion et son coulo de chauffeur, y croira que c’est un autre camion et si t’i es malin, c’est toi qui le bascule dans le fossé. » joignant un geste bien de chez nous à ces paroles. Tiens !

« Vous êtes un génie, m’chieu Henri ! » et l’entrevue elle alla se terminer comme toujours autour d’une anisette devant la khémia de Monsieur Camps au Café Cadix.

Trois mois y passèrent, on voyait plus Momo et puis un jour on s’le revoit revenir dans le costume de l’homme invisible, enrubanné, saucissonné comme une momie.

« Hé Momo ! qu’est ce qui t’arrive ? « y lui dit m’sieur Henri, « main’ant tu fais d’la réclame pour une marque de sparadrap ? »

Momo, lui y rigolait pas…

« Vous shavez pas, m’chieu Henri, quand le chauffeur du camion y ma vu arriver…

Il a cru que c’était deux bicyclettes et il a voulu passer au milieu ! »


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Commentaires

super la comparaison de NDA, le blog  pareil!!!

http://algerie.skyblog.com c'est mon blog sur l'algerie et sa me ferais plaisir que vous me laissiez quelques commentaire

sur ce a bientot

 

 

" Ma rue, mon quartier...."

J'ai bien aimé votre récit plein d'humour, de vie, de vérité.Que de souvenirs qui font battre mon coeur de pieds noirs. Mon quartier était le Bd.Bru.

 

 

au sujet du Cafe de cadix

je ne sais pas comment j'ai pu manquer ce recit.. Roland Bacri n'a rien sur notre ami..moi je me rappele pas de nada... que si c'etait de Mr Levy le garagiste et bien il emmener toujours son p'tit voisin Henri avec lui au cafe'.. Bien sur Henri il a grandit depuis et maintenant il aime faire les voyages en Algerie; Moi j'aimerais bien y aller aussi, mais de la Floride ou' j'habite apres en France puis en Algerie , ca fait un drole de chemin, apres quoi je ne verrais meme plus le cafe de cadix!! Il a ete demoli et une ecole de filles construite a' sa place..Alors mieux je garde ma memoire de la' bas intacte, du moins aussi intacte qu'ont peur le faire a' 81 ans..

 

 

Re: au sujet du Cafe de cadix

A je me disais où étiez vous passée? et je vous retrouve !
j'adorais lire vos remarques sur "le cafe de cadix",les vacances sont finies, il faut se remettre au collier!
alors à bientôt sur le site de christian ou bien celui-ci?
etes-vous à la réunion ou en floride à nouveau?
amitiés, mathilde

 

 

Re: au sujet du Cafe de cadix

Chere Mathilde, moi je suis en Floride- c'est notre hote Henri qui habite La Reunion.

Mais je me rappele encore de lui quand il etait petit et il venait au Cafe' avec Monsieur Levy son voisin du garage d'en bas. De dire que le monde est petit, n'est pas un cliche'- surtout maintenant grace a' l'Internet.

Bises. Pierrette.

 

 

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  • bapceres : A l'occasion du mois sacré de Ramadan qui commencera cette année début septembre, nous transmettons à tous nos amis de confession musulmane, notre plus sincère amitié.
    H.B
  • Pierrette : Surtout n'aller pas nager, comme mon camarade Aidoun le pauvreto, il a recu une bonne tannee de son pere, qui pensait que son fils avait avaler de l'eau pendant qu'il nager..
    Oye oye oye..

    Pierrette
  • aladin : slt je tien a te remercie claude garcia pour la publucation des BD sa ma rapeller ma jeunesse des annee 50 a 60 et moi en retour des photos de souvenir de tous les cartiers d'oran de cette epoques abientot.
  • ali : takla 3la sarcossi gata3li koa3ti
  • VOYAGE ALGER MAI 2009 : 10 jours à Alger et ses environs.
    groupe de 8 à 10 personnes. Renseignements : lacroixdusud@wan adoo.fr
  • zaria : vous oublie les orphelins p de la nation
  • zaria : de cette guerre
  • pOUR CEUX QUI CHERCHENT DES LIVRES SUR L'ALGERIE : [Lien]
  • Henri BAPCERES : Bonne fêtes de l'aïd à tous mes amis musulmans. VOUS ME MANQUEZ.
    Henri
  • ouafa : je souhaite me procurer le film"le chois de mon père pour projection publique quelle chemin suivre?Mille merci
  • maurice Bloch : Je vous invite à découvrir mon récit ( préfacé par Lucien Neuwirth ):"A LA RENCONTRE DU PASSE - 112 ans de présence française en Algérie" paru chez 'L'Harmattan" dans la collection Rue des Ecoles, et à me faire part de vos commentaires sur le Net. Bien chaleureusement. Maurice Bloch
  • bloch maurice : il est possible de se procurer le livre soit chez votre libraire (délais assez longs) soit chezl'harmattan (diffusio-harmat tan@wanadoo.fr) soit par les sites amazone.fr ou alapage.com

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.