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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 Jacques Tillier, un pieds noirs Président Directeur Général du plus grandquotidien d'information de la Réunion.

EDITO du 30 septembre 2006 ...Ya Bon Banania

  • bapceres
  • Dimanche 01/10/2006
  • 19:50
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Chers amis,

je ne peux m'empêcher de publier un extrait de l'Edito de notre compatriote Jacques TILLIER, directeur et éditorialiste du plus grand quotidien de notre île. Si vous ne connaissez pas ce compatriote de Fort de l'Eau, courrez vite sur Google faire sa connaissance, vous ne serez pas déçus.

En quelques mots selon Jacques..."au Journal de l’île nous avons volontairement un ton qui décoiffe, qui nous fait grimper les marches parfois un peu vite et gagner des lecteurs, qui nous coûte aussi beaucoup, en procès, en diffamation, en chicaneries diverses."..."Qu’en marge du Journal de l’île toute l’entreprise se bouge pour trouver des idées, amener le journal vers de nouveaux lecteurs, tirer les ventes, créer des suppléments, « Télé Journal », « Femme », « Mecanic », à l’exemple de Clicanoo, en faire le premier site Internet référencé de l’océan Indien, en complicité avec radio Nostalgie à qui nous donnons enfin les moyens de lutter à armes presque égales contre les autres radios. Et demain peut-être, s’il plaît à Dieu, OITV verra le jour, la première télé d’information de la zone océan Indien..."

Mais revenons à ce qui nous concerne... Jacques Tillier cette semaine était à Paris...

" Du coup, j’en ai profité pour aller mercredi dernier me faire une toile, voir le film « Indigènes », qui vient de sortir, à la gloire des oubliés des armées d’Afrique, tabors, spahis, tirailleurs sénégalais... de ces soldats qui ont combattu, sont morts ou ont été mutilés, assassinés parfois, aux ordres, sous le drapeau tricolore, pour libérer la France, au grand déshonneur des Français lesquels s’en foutent depuis des décennies comme de leur première panoplie de cow-boy.

Tout cela m’amène à vous parler de Chirac, Jacques, que je soupçonne d’être en campagne électorale, qui ne manque ni d’air, ni de poumons, que c’en est limite scandaleux, qu’a fait semblant de découvrir, sept mois avant la présidentielle mais après avoir vu le film en avant-première, que depuis la Première guerre mondiale y’avait des milliers de soldats, des indigènes enrôlés dans les armées d’Afrique qui se battaient et mouraient pour la France et que ces soldats ont été pendant plus de quarante ans oubliés de la France, que leurs pensions de guerre, d’anciens combattants, de mutilés, de médaillés militaires, étaient payées à tarif réduit, 40, 50, 60 euros par mois, moins que ça même selon les pays, les villages dans certains cas.

Et je vous explique pourquoi monsieur Chirac nous prend vraiment pour des couillons, même s’il vaut mieux tard que jamais, même si, c’est tout bon, comme à l’époque y’avait bon Banania, pour le lancement du film, l’image de Chirac Jacques et au passage tout bénéf pour les caisses de l’Etat, vu que quarante ans après les rangs des tirailleurs sont plutôt clairsemés, parce qu’il ne reste plus grand-monde à revaloriser parmi les décorés qui traînent sous le soleil leurs vieux boubous, leurs burnous éculés de Conakry à Dakar, d’Alger à Saïgon, de Tombouctou à Rabat en passant par le Mali...

Si Nicolas Sarkozy a ses potes, Johnny Halliday et le doc Gynéco, Chirac a les siens. Jamel Debbouze est de ceux-là, lequel joue et fait même plus que ça dans le film « Indigènes ». Un long métrage à gros pognon dont on dit que le producteur pistonné par le château n’a pas eu trop de mal à trouver les millions d’euros pour réaliser le film...

Jusqu’ici ça va, même si l’on est dupe de rien et surtout pas des copinages artistico-politiques. Reste que ce film est bon, qu’il a l’avantage d’exister, de remettre d’une part un coup de Kärcher sur la mémoire ensevelie sous les crottes de pigeon, de l’autre les pages de l’histoire de France dans le bon ordre et à leurs places ces 300 000 soldats d’Afrique, rien que ça. C’est de la bonne repentance.

C’est après que ça coince, que l’histoire renifle le bon vieux coup médiatico-politique bien monté, la manipulation aussi, lorsque depuis l’Elysée, Chirac, après avoir vu le film, balance de retour au château un communiqué de repentance envers les soldats d’Afrique, les indigènes, qu’il se déclare bouleversé et que dans la foulée, les associations d’anciens combattants sont invitées à se pointer dare-dare à Matignon où Dominique de Villepin les accueille à bras ouverts sur le perron en promettant illico presto au nom du chef de l’Etat une revalorisation immédiate des pensions au bénéfice des vieux soldats d’Afrique, ces oubliés de l’histoire... Inutile de vous dire que la valorisation ne sera pas rétroactive. Faut quand même pas pousser trop loin l’aumône due aux indigènes. Sauf qu’à l’exception du Français de base, les oubliés n’avaient été oubliés par personne.

Au plus haut sommet de l’Etat, on savait. Les gouvernements savaient. Le ministère des Armées savait. Le ministère des Anciens combattants savait. Savaient aussi les chefs d’Etats qui ont succédé à De Gaulle et plus encore Chirac Jacques, lequel a passé son temps pour de multiples raisons d’ailleurs à se trimballer sur le continent africain, à serrer les louches sitôt débarqué de l’avion de tous les anciens combattants africains survivants de toutes les guerres, victimes de cette discrimination. A sept mois de présidentielle, le coup est bon, l’Afrique applaudit. C’est tout de même plus présentable que son candidat de ministre de l’intérieur, lequel vire de France les enfants et petits enfants des soldats d’Afrique à coup de pompes dans le cul. Bref, tout le monde savait. Faut savoir en effet que depuis des décennies, devant toutes les ambassades de France de tous les pays d’Afrique francophone, chaque fin de mois, chaque trimestre, c’est selon, des files, de moins en moins longues hélas, boubous et burnous décorés, de la Légion d’honneur parfois, cartes jaunies d’anciens combattants en main, se pressent tôt le matin devant « la paierie générale « pour percevoir quelques euros, une misère, leur pension de guerre transformée en peau de chagrin. Faut savoir aussi que depuis longtemps, en France, des tripotées d’associations d’anciens combattants, d’anciens militaires, officiers souvent, demandaient régulièrement, en vain jusqu’ici, au ministère des Armées, à celui des Anciens combattants, la revalorisation des pensions de guerre de leurs anciens troufions. Faut même savoir qu’il y en a, des indigènes, moins dociles que les autres, qui ont porté l’affaire en justice, à la cour des Droits de l’homme, qui ont gagné et qui se sont fait refiler le prix du sang versé par huissier...

Alors, quand on sait tout ça, et encore on ne sait pas tout, quand le chef de l’Etat se paye une toile entouré du tout Paris, découvre le programme de l’histoire de France, et en fait tout un cinéma, on se demande de qui on se fout. Cela dit, le temps que les indigènes passent à la caisse, que Bercy trouve le pognon, il devrait administrativement s’écouler encore quelques longs mois, un autre président de la République française et quelques morts aussi du côté des indigènes, des vieux bousiers...

Et cela sera toujours ça de gagné...

Voir le site http://www.alger50.com où Marc Morell a fait un article intitulé...

Les indigènes, les étrangers, le mépris et Djamel Debouzze !

Une fois de plus Marc traduit bien des sentiments que bon nombre d'entre nous ressentons.

 

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.