Dans son livre « L’Après De Gaulle », Jean MAURIAC présente
Christian FOUCHET
comme le responsable de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962
qui fit 82 morts et plus de 200 blessés parmi les Français d’Algérie.
Les collaborateurs du général De Gaulle ont toujours aimé confier leurs souvenirs. Dès 1965, Robert Buron racontait ces drôles d’accord d’Evian. En 1967, Hervé BOURGES évoquait dans « Algérie » son rôle dans la création de l’Algérie algérienne, puis Bernard Tricot, Paul Delouvrier, Constantin Melnik, Pierre Messmer, Alain Petrefitte… ont tous contribué à éclairer les Français sur la fin dramatique de l’Algérie française.
Le recoupement de leurs mémoires, avec celles des acteurs algériens du FLN, les témoignages de la presse, des victimes et les documents des archives officielles et privées, permet maintenant de reconstituer l’action du Chef de l’Etat, le général De Gaulle et du gouvernement de Georges Pompidou dans l’application du plan d’abandon de l’Algérie conçu durant l’été 1961, à la demande du Chef de l’Etat, par Alain Peyrefitte et publié dans « Faut-il partager l’Algérie » (page 109 - Plon – octobre 1961) (cf fax-similé ci-joint). M. Claude Mauriac écrit page 41 de son ouvrage :
28 octobre 1969
« J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968, poursuit Fouchet. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre :
- Vous n’avez pas osé faire tirer.
- J’aurais osé s’il l’avait fallu, lui-ai-je répondu. Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly *. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. »
• Haut-commissaire en Algérie en mars 1962, Christian Fouchet semble reconnaître ici sa responsabilité directe dans la répression sanglante de la manifestation organisée à Alger le 26 mars 1962 par l’OAS pour protester contre les accords d’Evian.
Ce que les faits démontraient d’eux-mêmes, les principaux collaborateurs et acteurs de cette triste période le confirment par leurs mémoires. La concordance de leurs témoignages avec les faits ne peut être le simple fruit du hasard. Il s’agit bien d’une volonté délibérée du général De Gaulle d’en finir avec la population rebelle des Français d’Algérie, par tous les moyens, même celui du crime d’Etat. Christian Fouchet n’a pu agir sans ordre du Chef de l’Etat et de son gouvernement.
Jeune Pied-Noir demande la création d’une Commission d’enquête Parlementaire pour faire la lumière sur les déclarations de M.Jean Mauriac et des autres acteurs de cette période. JPN demande à cet auteur à de publier ses notes confidentielles de la période 1958-1969 qui devraient contenir d’autres fragments de vérité sur le massacre des harkis et les disparus en Algérie. Claude MAURIAC a été, selon sa propre biographie : « Chargé des questions du Maghreb (1954-59), accrédité auprès de la Présidence de la République (1959-69), a suivi à ce titre tous les déplacements du général De Gaulle en province et à l’étrangère. » (WHO’ S WHO IN FRANCE – 2006).
Extrait site JPN.
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