S'identifier - Contact
 


Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

Accédez au livre d'or


 L'ombre d'Albert Camus

  • bapceres
  • Mercredi 12/12/2007
  • 02:59
  • Lu 363 fois
  • Version imprimable
 

L’ombre d’Albert Camus

Alain-Gérard Slama
10/12/2007 
.

La chronique d’Alain-Gérard Slama du 10 décembre 2007.

Dans ses discours prononcés le 4 décembre à Alger et le 5 à Constantine, le président de la république a insisté sur la nécessité d’une coopération économique renforcée entre la France et l’Algérie ; mais leur appel à mettre un terme à la haine et aux traumatismes de la mémoire, ce dont le chef de l’État a voulu donner l’exemple en ignorant les insultes antisémites proférées contre lui par le ministre algérien des Anciens Combattants, portait la trace d’un projet de réconciliation plus vaste et plus profond : l’ombre d’Albert Camus, grand écrivain français né en Algérie, n’était pas loin.

Le 22 janvier 1956, Camus avait lancé lui aussi à Alger un appel à la réconciliation, en prônant l’abandon du terrorisme, dont la violence aveugle créait entre les populations vivant sur ce sol une situation de haine irréversible. «Sur cette terre, disait Camus, sont réunis un million de Français établis depuis un siècle, des millions de musulmans, Arabes et Berbères, installés depuis des siècles, plusieurs communautés religieuses, fortes et vivantes. Ces hommes doivent vivre ensemble, à ce carrefour de routes et de races où l’histoire les a placés. Ils le peuvent, à la seule condition de faire quelques pas les uns au-devant des autres, dans une confrontation libre.»

Le rêve de Camus ne s’est pas réalisé. Son appel à la trêve civile lui a valu autant d’inimitiés à droite qu’à gauche. À droite, on l’accusa de croire un avenir possible aux Français d’Algérie en dehors de l’Algérie française. Et le fait est que Camus avait toujours combattu la situation coloniale. À gauche, on lui reprocha de priver le FLN d’une stratégie qui visait à créer une situation irréversible. Et le fait est que Camus souhaitait, pour l’avenir, une solution fédérale négociée. À ceux qui le taxaient d’angélisme, Camus répondit en se référant à sa pièce Les Justes, représentée en 1949, dans laquelle un terroriste renonce à lancer sa bombe, parce qu’il risque de tuer deux enfants. «Ce refus, écrivit-il alors dans une lettre citée par son biographe Olivier Todd, cette certitude passionnée qu’il y a dans le meurtre et dans l’injustice une limite à ne pas dépasser, je les ai donnés en exemple parce qu’ils sont les seuls, selon moi, à garder à la révolte sa vérité et sa grandeur.»

En 1954, au lendemain de la «Toussaint sanglante», il a tout de suite pressenti, dans une lettre au poète et journaliste kabyle Jean Amrouche, le gouffre que la stratégie du FLN allait ouvrir entre les musulmans et les Français d’Algérie : «Tirer, ou justifier qu’on tire sur les Français d’Algérie en général, et pris comme tels, c’est tirer sur les miens, qui ont toujours été pauvres et sans haine et qui ne peuvent être confondus dans une injuste révolte.»

Camus n’ignorait pas la faiblesse pratique de sa position. «Je veux bien combattre pour la justice, a-t-il confié à Jean Daniel, je ne suis pas né pour me résigner à l’histoire.» Nicolas Sarkozy se situe, en apparence, à l’opposé. Il se veut tout entier investi dans l’action et dans une histoire qui a profondément changé. L’analogie de ses déclarations d’Alger et de Constantine avec le rêve de Camus est d’autant plus saisissante. Même condamnation de la situation coloniale, et même hommage aux pieds-noirs, qu’on aurait aimé plus explicite, mais qui se concrétise dans le refus de toute repentance : «Oui, le système colonial a été profondément injuste (…). Mais il est aussi juste de dire qu’à l‘intérieur de ce système profondément injuste, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l‘Algérie, avant de devoir la quitter.»

Même insistance sur les liens charnels qui ont persisté, envers et contre tout, entre les deux pays : «Ce qui compte, a-t-il déclaré à Constantine, c’est que dans tant de cœurs français l’attachement à l’Algérie soit si fort ; ce qui compte, c’est que tant d’Algériens ne peuvent s’empêcher au fond d’eux-mêmes de considérer la France comme une forme de deuxième patrie.» Même condamnation radicale du terrorisme, dans le discours d’Alger : «Le peuple algérien, au cours des années 90, a eu à livrer un terrible combat contre la barbarie terroriste. Les terroristes sont des barbares.» Diplomatie oblige, seul le terrorisme islamiste est mentionné, mais les anciens du FLN n’ont pu ignorer la portée du message, qui renvoie dos à dos les terroristes et les tortionnaires, en leur refusant l’excuse de l’histoire. Bien qu’on ait quelques raisons d’en douter, on ne peut exclure que M. Kadhafi se le tienne pour dit, lors de sa visite en France.

Dernier accent camusien, ces lignes du discours de Constantine : «Si nous voulons vaincre un jour l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme, le fanatisme, si nous voulons décourager le terrorisme, il ne faut pas que nous transigions non plus avec la justice.» Le navrant est que, plus d’un demi-siècle après, l’inspiration de ces deux messages se heurte en Algérie aux mêmes préventions qui condamnèrent à l’impuissance l’appel à la trêve civile de Camus.

C’est que l’Algérie ne s’est toujours pas relevée de la stratégie de la terreur adoptée dès l’origine par le FLN, non seulement contre la France, mais aussi contre ses rivaux du MNA, contre les Kabyles et contre les fellahs qu’il s’agissait de rallier à la cause de l’indépendance. Depuis 1962, l’Algérie a cru pouvoir réaliser son unité sur le dos de l’ancienne métropole. La vérité est qu’elle ne se réconciliera avec la France que lorsqu’elle se sera réconciliée avec elle-même.

Commentaires

 Je suis admiratif du travail que vous accomplissez. Mon père y allé trois ans comme conscrit, il était paysan dans le Limousin. Il nous reste, tous, beaucoup d'histoire à décanter. Merci à vous.

 

 

N'oubliez pas de laisser vos coordonnées...Vous pouvez aussi laisser un commentaire à chaque article...

  • Ce site VA COMPTABILISER LE 15000 ème visiteur... :
  • Colette : Bonjour à tous les Pieds-Noirs, si vous venez sur mon forum : www.amen.forumsa ctifs.com y laisser un message amical et votre nom dans la case "Auteur" je vous adresse gratuitement mon roman "Passions" avec dédicace offre valable jusqu'au 28.O8 pour la Saint Augustin. Amitiés sincères de Colette.
  • Colette : mon site est : www.amisdebone.c om Colette.
  • mahloud :
  • Koubach : Merci de signaler mon blog sur un voyage (pélerinage?)eff ectué en mai 2007 à Oran :
    [Lien]

    D'avance ...Merci !
  • kamelia : je cherche une vrai amities
  • sonia :
  • Colette : bonjour, aujourd'hui 28 août ! je souhaite une joyeuse fête à tous les Augustin. Vous savez nous avions l'habitude d'aller à la magnifique "Basilique d'Hippone" où se trouve notre grand patron St Augustin, pour célébrer tous ensemble la grande fête. Que de merveilleux souvenirs.. depuis quelques années la "Basilique d'Hippone" est devenue un monument historique donc vénéré du monde entier ! demeurent sur ce lieu magique "des Pères Maltais" qui perpétuent des actes humanitaires envers les plus indigents et je leur dis du fond du coeur un grand merci et Bravo ! allez à tous "Bône" journée. Amicalement. Colette Paule
    site: www.amisdebone.c om
  • abrous : j'espère que l'image de l'Afrique du nord finira par refléter la diversité et le vécu des peuples qui l'habitent et qui l'ont habitée: Berbères, arabes, mauresques, européens, etc
    amitiés
  • bapceres : A l'occasion du mois sacré de Ramadan qui commencera cette année début septembre, nous transmettons à tous nos amis de confession musulmane, notre plus sincère amitié.
    H.B
  • Pierrette : Surtout n'aller pas nager, comme mon camarade Aidoun le pauvreto, il a recu une bonne tannee de son pere, qui pensait que son fils avait avaler de l'eau pendant qu'il nager..
    Oye oye oye..

    Pierrette
  • aladin : slt je tien a te remercie claude garcia pour la publucation des BD sa ma rapeller ma jeunesse des annee 50 a 60 et moi en retour des photos de souvenir de tous les cartiers d'oran de cette epoques abientot.

Réagir :
Nom
Adresse web

La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

<
blogs et pages perso
blogs et pages perso
> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.