En racontant à Mme Allouache que ma grand-mère avait laissé sa maison à une dame Aïcha, qui était fort appréciée dans toute la famille, j’eu l’agréable surprise de m’entendre dire qu’elle était sa belle fille et le jeune homme qui m’avait invité à monter, son petit fils. Ce que j’espérais secrètement depuis longtemps mais sans trop y croire. A cet instant, je dus sortir sur le balcon refouler quelques sanglots difficiles à dissimuler et savais déjà que j’avais réussi mon voyage, et là j'ai craqué.
C’est ainsi que j’ai eu la chance, pendant ma plus tendre enfance d’être choyé par Aîcha, une brave femme des hauts de Bab el Oued, qui venait régulièrement à la maison, et qui s’attelait à mes basques particulièrement lorsque mes parents partaient à
Et quel ne fut pas mon émotion, lors de ma récente visite à Alger, de retrouver sa famille, ses enfants et petits enfants. Je savais que c’était ma brave Aïcha qui avait récupéré l’appartement de ma grand-mère, j’imaginais qu’elle avait disparue et que d’autres locataires avaient pu prendre la suite.
Aujourd'hui je regrette de n'être pas venu plus tôt. j'imagine Aïcha , me voyant arriver à la maison...

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