Ras le bol de tous ces heros…qui en 1962 ne savaient pas encore "faire pipi tout seul".
Tant que de tels procédés seront en usage, l'Histoire n'avancera pas, le peuple sera arbitrairement dirigé et l'éducation de toute une jeunesse bafouée avec un seul échappatoire, basculer irrémédiablement vers le refuge de l'intégrisme et par de là du terrorisme.
Voilà ce que l'opinion publique algérienne doit discerner quand quotidiennement une presse nationaliste et souvent raciste, met en exergue les multiples reproches faits à la France coloniale, ce qui n'empêche nullement les demandes de visas de diminuer et de démontrer d'une manière ironique et burlesque l'engouement des anciens colonisés à vouloir rejoindre leurs oppresseurs et leurs bourreaux d'hier.
Aujourd'hui l'information du net joue en faveur de l'information objective et à lire les réactions d'une nombreuse jeunesse (souvent descendants de réels combattants de l'indépendance), nous ne pouvons que penser que cette désinformation qui relève plus de la dynamique de groupe que de la réalité historique, tend à évoluer et à changer considérablement cette opinion jusqu'ici conditionnée.
S'il est vrai que certaines vérités sont admises aujourd'hui de tous les camps, amplifier déraisonnablement les bilans et les situations, continue de conditionner les masses populaires en leur donnant d'autres sujets de préoccupations que le confort et la prospérité que depuis quelques années à peine, le pays semble avoir retrouvé.
En voulant se doter de la troisième plus grand mosquée du monde, voulant surpasser le génie du tyran chérifien, l'Algérie s'éloignera un peu plus de la réalité du monde moderne. Ce trait de génie de Hassan II qui sous couvert de la religion, empêcha sa monnaies de dévaluer en déchirant des tonnes d'argent papier, risque d'avoir un effet inverse dans ce formidable pays qu'est l'Algérie, rare pays au monde à avoir rembourser sa dette extérieure, et où la mânes du gaz et du pétrole suffirait largement à embourgeoiser les 35 millions d'Algériens.
Les exemples de matraquage et de conditionnement médiatique aussi énormes que grottesques sont autant d'occasions de faire renaître d'anciens résistants qui devaient avoir, (comme ce témoins fictif d'un montage vidéo complètement "bidon" ) aux environs de cinq ans en 1962, et qui avoue 200 victimes lors de l'attentat du Casino de la Corniche*.( aux alentours de sa naissance). Un résistant qui avait 20 ans en 1960 en aurait aujourd'hui 65, ce qui laisse penser, vu le peu de rescapés de l'intérieure à cette époque, que les survivants de cette époque sont peu nombreux, même si les résistants de la dernière heure ont pu massivement grossir ces effectifs.
*Attentat du Casino de la Corniche.8 morts, civils hommes, femmes et enfants
VERGES- SPECTACLE
Voilà l' exemple...sans commentaires...
La salle Algéria, à Alger, a abrité mercredi dernier la projection en avant-première du documentaire long métrage L’Avocat de la terreur, réalisé par Barbet Schroeder durant l’année en cours.
le film retrace en 2 heures 15 mn le parcours du célèbre avocat français Jacques Vergès.
Outre le témoignage de celui-ci, le réalisateur a donné la parole à de nombreuses personnes ayant connu Jacques Vergès, à l’exemple des « terroristes » ou militants de l’indépendance de leurs pays, avocats, écrivains, journalistes, amis, agents des services de sécurité, etc. Ainsi, ont défilé sur l’écran, entre autres, Yacef Saâdi, Magdalena Kopp, Anis Naccache, Djohar Akrour, Zohra Drif, Lionel Duroy et Carlos pour mettre en lumière l’engagement politique et la carrière professionnelle de l’avocat.
Né en 1925 en Thaïlande d’un père réunionnais et d’une mère vietnamienne, Jacques Vergès s’intéresse très tôt à la politique d’autant qu’il se voit un « colonisé ». « Une période où les colonisés devaient s’écarter sur la route lorsqu’un Occidental passait », comme il le rappelle dans le film. Il s’engage dans la résistance aux côtés des forces de la France libre.
Opposé à la guerre d’Indochine et anticolonialiste, il défend les militants du FLN-ALN, à l’exemple de Djamila Bouhired, "torturée" et condamnée à mort pour attentat à la bombe du Milk bar à Alger, le 30 septembre 1956.et qu’il finit par épouser après l’indépendance de l’Algérier.
« Je comprends parfaitement la lutte des Algériens et je ne condamne pas leur violence », indique Vergès dans le documentaire.
Après l’indépendance de l’Algérie, il crée la revue Révolution africaine. De 1970 à 1978, il disparaît pour vivre clandestinement. Mais pour quelles raisons a-t-il fait ce choix ? Cela reste un mystère. Certains disent qu’il a fait du renseignement, d’autres l’ont vu au Cambodge, à Moscou, au Liban, d’autres affirment l’avoir vu à Paris.
Quant à Vergès lui-même, il indique avoir vécu en France. Il ajoute : « Quand on vit dans la clandestinité, on est obligé de couper tous les liens. » Pour l’écrivain et journaliste Lionel Duroy, Vergès « est devenu avocat par accident ».
Il n’aime pas ce que faisait le président algérien Ahmed Ben Bella. II a senti que l’Algérie était ingrate envers lui. Après l’indépendance, il est réduit à être l’avocat des divorces.
II aurait pu être un penseur.
Et il aime trop la vie pour être terroriste ». Jacques Vergès a associé son nom à des procès qui ont suscité beaucoup de tapage médiatique. En effet, il est l’avocat entre autres du nazi Klaus Barbie, surnommé le « boucher de Lyon ». II défend Mahab Souleiman, membre du FPLP arrêté à la suite d’une attaque à la grenade et à la mitraillette sur l’aéroport d’Athènes le 26 décembre 1968 contre un avion de la compagnie El Al. II est aux côtés de Anis Naccache qui a pris part à l’opération de prise d’otages au siège de l’OPEP en 1975. Comme il était chargé par la suite de tuer Shapour Bakhtiar, un ancien ministre du Shah d’Iran. L’opération échoue. Naccache est arrêté et condamné le 10 mai 1982 à la réclusion criminelle, puis libéré le 27 juillet 1990. II défend aussi Magdalena Kopp arrêtée en février en compagnie de Bruno Bréguet en 1982 dans le parking des Champs Elysées avec une voiture remplie d’explosifs. Condamnée à cinq ans de prison, elle est libérée le 4 mai 1985. Vergès rejoint l’avocat Oussedik pour défendre Carlos, condamné à perpétuité en France. Mais derrière toutes ses plaidoiries, Vergès ne cherche-t-il pas à mettre à nu une justice sélective, qui consiste à condamner des criminels et à fermer les yeux sur d’autres ? Les auteurs des crimes contre l’humanité commis dans les anciennes colonies françaises seront-ils un jour jugés ? Pour Vergès, les crimes nazis sont aussi inhumains que les crimes subis par les anciens pays colonisés et les moyens utilisés par les uns et les autres sont les mêmes. Pour des témoins, les sévices commis par la France dans ses anciennes colonies ont influé sur sa conception de la justice. Et quand la politique se mêle de la justice, raison du plus fort, raison de l’Etat oblige, les tragédies sont banalisées. Notons que le film a été projeté aussi jeudi dernier à la salle Ibn Zeydoun à Alger en présence de Vergès.
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