Imposant et fier, magnifiquement sculpté par des millénaires d'érosion, le massif des Aures dresse sa silouhette de forteresse à la face nord du désert.
Sur la route du sud des Aures..
Sur le fond d'un rouge lumineux se détachent les orangers, les bleus, les ocres, les verts olive harmonieusement associés. Les habitants, rudes montagnards, vivent dans ces villages ou dechras, véritables nids d'aigles, accrochés aux paroies du djebel où dominent les greniers communautaires: les guelaas, ayant l'aspect de forteresses.
Les auteurs de l’Antiquité l’ont signalée, aussi bien
dans les régions du Nord que dans le désert.
Il s’agissait de grottes naturelles ou creusées par l’homme ; la plupart étaient habitées telles quelles, certaines étaient aménagées notamment avec des murs de terre sèche qui tenaient lieu de cloisons. Certaines ont des dispositifs encore plus complexes, comme celles que l’on trouve sur l’oued Itel, au sud-ouest de Biskra : elles disposent de couloirs d’accès et de galeries, avec des gravures qui datent de la préhistoire.
Au XIXe siècle encore, on en signalait dans les Aurès, et ce type d’habitation est demeuré à Ghoufi. En 1902, la société hôtelière française, la Transatlantique, a construit un hôtel sur la falaise ; il a été détruit lors de la Guerre de Libération.
Le nom de Rhoufi, transcrit également Ghoufi, se rattache à la racine berbère GHF, avec pour principal dérivé ighef, ikhef, avec le sens propre de «tête» et les sens figuré de «sommet, éminence, piton, dôme», par référence aux balcons qui s’élèvent au-dessus de canyon de l’oued El-Abi.
Ce site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Site à visiter... http://renkabi.free.fr/fr/Recit%20Algerie4.html










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