Je combattrais toujours vos idées, mais je me ferai tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer.
Voltaire
Ras le bol !
En règle générale ce n'est pas le genre d'articles que je souhaite faire passer dans ce site mais il est des dérives, de part et d'autre qu'il ne faut pas laisser passer.
Une association pieds noirs qui dérape souvent dont le slogan est "la Vérité sous toutes ses formes" , slogan que j'approuve pleinement et qui me permet en permanence de modifier certains de mes points de vue, a un rôle essentiel dans la réécriture de l'Histoire comme certains sites algériens, sources inépuisables de faits divers historiques et de découvertes de ce qui se passait réellement dans l'autre camp.
Les mensonges n'ont jamais eu raison de l'Histoire.
Vouloir dissimuler la Vérité, aujourd'hui est un exercice de haute voltige.
Mobilisation historienne et citoyenne contre la «Nostalgérie»
par L'un de Nos Correspondants à Paris : S. Raouf
On comprendrait aisément qu'au pays des Ayatollahs le peuple soit abreuvé d'âneries de ce genre aujourd'hui largement contrebalancées par l'information internet.
Ce discours montre à quel point la fragilité et les incertitudes du peuple algérien sont loin de coïncider avec la légende officielle que voudrait faire "gober" les responsables français et algériens d'un tel fiasco.
En usant de procédés féodaux hassaniens qui doivent faire retourner dans leur tombe les vrais héros de la révolution, cette clique d'imbéciles, bâtisseurs de légendes, trompent le peuple qui aujourd'hui a plus besoin d'écoles et d'hôpitaux que de prestigieux monuments.
Principaux chantiers à susciter une telle mobilisation: le Mémorial national de la France d'Outre-mer à Marseille, le Musée de l'histoire de France en Algérie, à Montpellier et le Centre de la présence française en Algérie.
Vouloir interdire la création de centres de la mémoire est une attitude bolchevik qui tend à gommer tout ce qui engendre des comparaison avec le passé. Malheureusement pour les gouvernements en place, il faudra attendre la disparition complète des dernières générations de pieds noirs et d' algériens pour pouvoir faire passer cette version science fiction de l'histoire qui absout nombre d'assassins impressionnants que de part et d'autre on essaie de canoniser.
Annoncés postérieurement à l'adoption par le Parlement français de la loi controversée du 23 février, ces chantiers cheminent à des rythmes différents. Celui de Perpignan est le plus abouti, son inauguration étant programmée pour le reste, le 25 novembre prochain. Cette date n'a pas été choisie fortuitement. Elle coïncide précisément avec la tenue des assises nationales des «Cercles algérianistes», la plus nostalgique des nombreuses associations qui jalonnent le monde rapatrié. Un appel opposé à cette logique mémorielle circule déjà, aux fins de pétition, dans les milieux historiens et associatifs. La liste de ses signataires est attendue dans les prochaines jours dans les colonnes de la presse et via la Toile.
Sa teneur résonne comme un discours à charge contre la «Nostalgérie» et les tenants d'une idéologie qui pleure «le pays perdu».
Vouloir gommer la période française en Algérie camouflerait définitivement certains épisodes de la guerre qui également du côté FLN enjoliverait le côté "humaniste" de la révolution où toute la population terrorisée fut contraint par la peur aux ralliements.
Ainsi disparaîtraient les épisodes sanglants de Mélouza, les massacres d'El Halia, la fameuse affaire Si Salah, les massacre des opposants MNA et des Harkis qui dédouanèrent de nombreux héros de la dernière heure, les assassinats de Abane par ses frères, le piège tendu à Amirouche plus perfide que celui du Cpt Leger (toujours par le même trio,(Boussouf, Krim et le chinois), les enlèvements et les massacres d'après le 19 mars, les barbouzes de De Gaulle, le 26 mars rue d'Isly...et même le seul espoir sérieux du pays, Mohamed Boudiaf.
Rédigé à la veille du 53e anniversaire du début de la «guerre sans nom», l'appel est émaillé, de bout en bout, d'appréhensions. Ses initiateurs, dont les noms ne se sont pas encore publiquement déclinés, redoutent un regain d'idées coloniales. Alors que le discours sur les bienfaits de la colonisation semble être revenu à la mode, tout ce que la France compte de nostalgiques de l'Algérie française et d'apologistes du colonialisme lèvent la tête, au travers des projets mémoriaux du Sud.
N'en déplaise à quelques troubadours complaisants du style de BHL ou de Stora, l'oeuvre de la France en Algérie n'est pas complètement négative, il suffit de lire le reportage de Mamhed Yazid à El Wattan quelques années après l'indépendance où d'écouter l'algérien rencontré au hasard de nos promenades dans la capitale. Loin "d'instrumentaliser les souffrances" le peuple algérien est encore capable d'analyse objective.
Cette mode mémorielle «instrument alise les mémoires et les souffrances réelles et légitimes de certaines victimes européennes disparues lors de l'indépendance de l'Algérie, et il en occulte d'autres», s'
Dans ce forcing contre certaines vérités qu'on aimerait voir disparaître à jamais, il est urgent de dénoncer ces pratiques anti républicaines et anti démocratiques, courantes dans toutes les dictatures occidentales ou orientales qui consistent à embastiller la mémoire. Le jour où la république française acceptera ce genre d'ignominie, la république sera définitivement abattue et la gauche, à défaut de reconquérir le pouvoir se verra contraint d'abdiquer au profit de l'anarchie.
Dans leur forcing contre cette logique, les initiateurs de l'appel épinglent les maires et collectivités territoriales porteuses de chantiers aux élans nostalgiques. Leur attitude «contrevient gravement au rôle assigné à des projets publics qui est de transmettre aux citoyens les principaux acquis de la connaissance historique, sans porter de jugements de valeur, sans taire les souffrances, sans oublier aucune des victimes». «Opposés» au cheminement de tels projets, historiens et associations tirent la sonnette d'alarme contre les risques d'un tel glissement. «Tous les ingrédients idéologiques sont présents pour enflammer une nouvelle guerre des mémoires, pour diviser et attiser la haine et le communautarisme». A cette «Nostalgérie» ou «sudisme» - selon le titre d'un livre de Benjamin Stora -, les rédacteurs de l'appel opposent une démarche moins idéologique et plus historienne et citoyenne. «Nous soutiendrons les musées, centres de documentations ou mémoriaux où s'écrirait l'Histoire: celle des colons, des immigrants et des militaires, mais aussi celle des colonisés, ce qui implique de travailler, aussi, avec des historiens algériens». Ils affirment également soutenir «toutes les réalisations qui, sans privilégier ni ignorer aucune mémoire, chercheraient à poser un regard apaisé sur ce passé et
Quand Raouf parle de Nostalgérie ou plus raciste de sudisme, il ne fait qu'enflammer un peu plus cette guerre des mémoires qui aujourd'hui, fait nouveau, français et algériens, sont entrain de découvrir.
Ce cher Raouf tend à oublier que ceux qu'ils désigne comme "colons" et qui ne sont que les descendants du petit peuple d'Algérie, aimaient quand même sacrément ce pays et qu'ils furent injustement les premières cibles du FLN, qui soudoyé par la France et le grand colonat, ne s'attaqua jamais ni aux Borgeaud, Blachette et gazoducs des compagnies complaisantes.
Raouf est un imposteur qui exploite les bassesses de toute une fange peu respectable de cette intelligentsia de gauche issue de Jean Paul Sartre qui déjà approuvait la terreur et la violence, alors que le grand Albert Camus, fils lucide du pays prônait d'autres solutions nettement plus honorables pour tout le monde.
Parler de réconciliation manière "raoufiste" montre bien les craintes et les incertitudes de ce grand pays qui mérite autre chose qu'un étalage peu reluisant d'une telle médiocrité.
Question : Est ce Raouf a fait avancer le Shimblmick ? Certainement pas !
Réponse: Aussaresse beaucoup plus !
Pays plein d'espérences, l'Algérie, premier pays africain, rare pays à avoir régler sa dette exterieure, a les moyens et les hommes pour s'engager vers la modernité et la prospérité.
C'est du moins notre voeux le plus cher...et ce n'est ce genre d'imposteur qui....
Voici la réaction du journal que nous publions.
Je pardonne aux gens de n'être pas de mon avis, je ne leur pardonne pas de n'être pas du leur.Talleyrand.
« Le Quotidien d’Oran » 12-11-2007
par L'un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf
Un récent article du Quotidien d'Oran n'a pas été au goût d'un blog «pied-noir». Publié le 3 novembre 2007, le texte se faisait l'écho de la mobilisation historienne contre la réalisation, dans le Sud de la France, de lieux de mémoire à la gloire de la «présence française en Algérie» entre 1830 et 1962. Austère, l'article s'est gardé du moindre commentaire. Il s'agissait d'un rappel avec force détails des initiatives prévues par les historiens et les associations pour juguler l'offensive mémorielle des partisans de l'»Algérie française». Pour tout «jugement de valeur» si tant est que c'en est un, le journal a repris à son compte le terme «Nostalgérie». Une formule en usage depuis le début des années 1990 en référence à l'état d'esprit de ceux qui n'ont pas encore fait leur deuil de «l'Algérie française». Non content de voir Le Quotidien d'Oran faire écho à une telle mobilisation historienne, l'auteur du blog n'a pas caché son mécontentement. Et l'a exprimé en trempant sa plume dans un encrier vitriolé. De part et d'autre de la Méditerranée, «il est des dérives qu'il ne faut pas laisser passer».
L'auteur du blog reproche au journal de reprendre «à son compte le discours négationniste de ces intellectuels de gauche français au service de la désinformation et du mensonge». Et le pied-noir de se hausser davantage le ton : «on comprendrait aisément qu'au pays des Ayatollahs le peuple soit abreuvé d'âneries de ce genre aujourd'hui largement contrebalancées par l'information internet».
Mis à jour à la façon d'un quotidien, le blog s'est donné pour nom générique «Le retour d'un pied-noir 44 ans après». En guise d'illustration, une des photos les plus emblématiques de l'imaginaire pied-noir: le quartier de Bab El-Oued vu des hauteurs de l'ex-Village Céleste (Sidi Bennour).
La mobilisation historienne et citoyenne françaises s'exprime contre trois projets lourds: le Mémorial national de la France d'Outre-mer à Marseille, le Musée de l'histoire de France en Algérie prévu à Montpellier et le Centre de la présence française en Algérie de Perpignan. Chantier le plus abouti, ce dernier devrait être inauguré dans une dizaine de jours. Historiens et associations dénoncent l'attitude des Maires qui ont porté des projets de nature à «enflammer une nouvelle guerre des mémoires (...) diviser et attiser la haine et le communautarisme».
L'auteur du blog interprète la mobilisation historienne comme une volonté d'interdire la création de centres mémoriels. Il y voit une «une attitude bolchevik», allusion aux milieux de la gauche française et aussi à la ligne de conduite du pouvoir algérien. Le «négationnisme» des uns et des autres n'est pas facile à mettre en oeuvre, met en garde le site. «Malheureusement pour les gouvernements en place, il faudra attendre la disparition complète des dernières générations de pieds-noirs et d'Algériens pour pouvoir faire passer cette version science fiction de l'histoire qui absout nombre d'assassins impressionnants que de part et d'autre on essaie de canoniser».
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