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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 Séparés par la guerre d’Algérie, ils jouent ensemble à Paris

  • bapceres
  • Samedi 29/09/2007
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El Gusto réunit les frères d’art du châabi
Séparés par la guerre d’Algérie, ils jouent ensemble à Paris

Le chaâbi sera à l’honneur de la 7e nuit du ramadan de la ville de Paris. Le projet « El Gusto » réunit pour une poignée de spectacles des musiciens Algériens séparés par la guerre de libération à la fin des années 1950. Ils se retrouvent ce samedi à Paris, à Bercy, après un premier passage à Marseille et avant la sortie d’un album et d’un film.



L’histoire d’« El gusto » a commencé quand Safinez Bousbia a mis le nez sur une vieille photo jaunie de musiciens alors qu’elle se baladait dans la Casbah d’Alger. Qui sont-ils ? Des joueurs de chaâbi de la première moitié du siècle dernier séparés par la guerre d’indépendance. Les uns, « juifs », « pieds-noirs » ou les deux, ont quitté le pays où ils sont nés et gagné la France. Les autres, les « Indigènes » ou « Français musulmans », sont restés. Il n’en fallait pas plus pour que mûrisse dans le cerveau de la jeune algéro-irlandaise le projet de réunir ces musiciens, ainsi que les générations de joueurs de chaâbi qui les ont suivis à Alger, Paris ou Marseille.

Le style chaâbi, en arabe, c’est le style « populaire » (chaâb signifie « peuple »). Il est né au début du siècle dernier de la musique arabo-andalouse, aussi appelée musique classique en Algérie, mais s’est affranchie de certaines de ses règles parfois rigides en ajoutant par exemple des instruments modernes aux orchestres ou en utilisant l’arabe dialectal et non plus littéraire pour le chant… Populaire quoi. Ses maîtres sont Hadj M’Hamed el Hanka, Amar Ezzahi, El Hachemi Guerouabi ou encore Dahmane el Harrachi pour ne citer qu’eux.

« Pour nous, ce sont des Algériens »

Le pianiste Maurice el Medioni, qui s’est installé après la guerre à Marseille, la 49e wilaya (région), plaisantent les Algériens ou l’immense Maurice Hagege, Parisien depuis les années 40, seront de la fête. « Ils parlent comme nous, ont appris comme nous. Ils ont les mêmes proverbes que nous. Pour nous, ce sont des Algériens », dit de ses frères d’art le violoncelliste algérois Mohamed Ouaza, qui a traversé la Méditerranée pour participer au projet.

Tous seront à Paris samedi soir pour caresser les oreilles du public avec leurs envolées de oud, violoncelles, mandolines et derbouka. Ils se retrouveront pour une tournée internationale qui passera par Londres, Berlin et sans doute par les Etats-Unis. L’aventure « El Gusto » sera immortalisée dans un album enregistré au Conservatoire municipal d’Alger en 2006 (octobre 2007) et produit par Damon Albarn, le génial chanteur du groupe britannique Blur et insatiable dévoreur de sons de la planète. Un film suivra, un peu plus tard, dans le courant de l’année 2008.

- Pour plus d’information

- 7e nuit du ramadan de la ville de Paris – samedi 29 septembre 19h00 au Palais omnisport de Paris Bercy (les places étaient à retirer au 5 rue Lobau – complet)

Commentaires

Ils se retrouvent 45 ans après

Ils se retrouvent 45 ans après
Le maire de Paris a vu grand pour cette soirée ayant pour thème « La paix, l’échange des cultures et des mémoires partagées ». C’est le palais omnisports de Bercy, rempli aux deux tiers (15 000 places), qui a été choisi pour accueillir cette soirée-événement.
Plus de 10 000 spectateurs ont vibré aux rimes poétiques et notes musicales d’artistes algérois juifs et musulmans réunis un groupe intitulé « El Gusto ». Une soirée mémorable, durant laquelle ces artistes, qui se retrouvent, après une séparation de 45 ans, ont chanté ensemble les kassidate du maître El Hadj M’hamed El Anka ou les leurs propres. Ils ont su partager avec un public subjugué et conquis leur amour du chaâbi, de La Casbah, voire de l’Algérie, puisqu’ils ont transporté leur auditoire dans un voyage à travers Bab El Oued, El Harrach, La Casbah, mais aussi Tlemcen, Oran, Cherchell… Il y avait sous la conduite de El Hadi El Anka, Abdelmadjid Meskoud, Reda El Djilali, Abdelkader Cherchalli, El Yamine, José de Souza, Ahmed Bernaoui, Luc Cherki, René Perez, Maurice El Medioni, Robert Castel… Ils étaient ensemble sur scène samedi soir, mais ils sont aussi ensemble dans un CD dont la sortie est prévue pour ce mois d’octobre grâce à Damon Albarn, célèbre chanteur du groupe de British pop Blur, qui s’est rendu en 2006 en Algérie pour les enregistrer au conservatoire d’Alger. Le groupe n’était pas au complet, manquaient d’autres artistes, dont Amar El Achab, Kamel Hamadi… « 40 dinosaures de la musique chaâbi juifs et musulmans, tous ont grandi à La Casbah d’Alger ou ses alentours réunis en concert. 50 ans plus tard pour une aventure extraordinaire. Fallait le faire », souligne Aziz Smati. « El qaâda bel gusto, el gusto, c’est les retrouvailles de vieux artistes musulmans et juifs », dit Ahmed Bernaoui, un des premiers élèves de cheikh El Anka dans le documentaire – Mendoza El Gusto –- que la jeune cinéaste algéro-irlandaise Safinez Bousbia a réalisé pour rendre hommage à ces artistes. Le documentaire devrait voir le jour en 2008. A Bercy, des morceaux choisis de Hadj M’hamed El Anka ont été repris par l’un ou l’autre des artistes, ils ont aussi chanté des compositions personnelles comme Je suis un pied-noir ou Alger, Algéria par Luc Cherki, le groupe entonne en chœur El gusto, une composition d’El Hadi El Anka. Robert Castel après avoir chanté Ô Français de France, écoutez cette mélodie, c’est l’histoire de ma vie, a repris un texte de son père Ghir Adjini, Lilli Labassi. Le concert s’achève avec Ya rayah de Dahmane El Harrachi, repris en chœur par la salle. Trois heures ou plus, le temps n’a pas été compté, avec ces « papys » du chaâbi qui ont tenu en haleine de bout en bout un public conquis et ravi. Un vrai régal. Le concert du 29 septembre à Bercy sera suivi d’une tournée européenne. A noter que la soirée de Bercy a débuté par un concert de la Hadra de Tunis, une troupe traditionnelle de musique soufie.

 

 

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  • zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
  • ferhaoui : le deracinement de mon algerie
  • bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
    Proverbe Yddish
  • bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
  • PEDEMONTE : Bonjour à tous,
    Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
    Jacky PEDEMONTE
    Président de l'AAK

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LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.