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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 Un contentieux qui n'en finit pas...

La France ! mythe et réalités

  • bapceres
  • Samedi 01/07/2006
  • 10:09
  • Lu 3795 fois
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La nostalgie, la mélancolie, le temps qui estompe notre peine et notre mémoire ne doivent pas  faire naître la facilité  et la faiblesse inévitablement naturelle, qui mène à l’oubli ou au pardon.

Les regrets, l’humilité, la fraternité qui est sensée unir tous les enfants d’Algérie  devraient  nous éclairer sur nos erreurs sans pour autant nous faire renier, de part et d’autre nos engagements passés. Ils étaient sincères et défendables.

Le contentieux qui nous lie à tout jamais à la   et aux responsables de notre destin malheureux nous ôte toutes perspectives de réconciliation et de pardon avec  «  la mère patrie ». Cette patrie merveilleuse  n’a peut être existé que dans notre imagination et  n’était qu’un mythe émoustillé par un besoin d’ identité nouvelle, exacerbé par un nationalisme typiquement latin ouvert aux idéologies fortes.

Quarante quatre ans d’exil nous confirment et nous font prendre de plus en plus conscience que cet attachement puéril et naïf fut la cause d’une profonde erreur qui devait nous conduire à l’exil et à une disparition certaine. Pour cet aveuglement, nous sommes impardonnables.

Si la France de notre enfance nous a enthousiasmé, passionné, meurtri, celle d’aujourd’hui nous déçoit chaque jour davantage. Si de par notre culture francophone nous avons du choisir un retour vers la France, nous avons la certitude, hélas, de n’être  plus que  français administrativement.

L’immense frustration d’avoir perdu notre terre ne doit pas nous rejeter dans les camps  fielleux et négatifs des aigris. Je ne serais jamais de ceux qui se réjouissent du malheur des Algériens et si mes sentiments à l’égard de la France reste inchangés, je regrette  que  les clowneries du tandem Chirac-Bouteflikha ne nous permettent pas de concrétiser par des gestes forts le formidable et généreux élan de rapprochement manifesté de part et d’autre par nos deux peuples.

Mon Algérie n’est pas l’Algérie des grands seigneurs de la Mitidja. Elle est de moins en moins celle de l’Algérie Française et de tous ceux dont j’étais (et)qui se battaient pour une cause qu’ils croyaient juste mais perdue d’avance.

Je me reconnais de plus en plus dans la jeunesse d’Albert Camus que j’ai mis du temps à comprendre et à tolérer. Il ressentait à l’époque, face au drame qui se préparait, une douleur égale à celle que nous ressentirons le jour du départ et que nous garderons à jamais enfouie en nous. Son destin tragique lui évitera le spectacle du désastre, de la débâcle et cette tristesse extrême qu’il pressentait et qui avait déjà un goût de malheur, d’impuissance et d’abandon.

Celui qui a du quitter sa terre emporte avec lui la blessure de son histoire.

L’Algérie restera toujours pour moi une source d’émotion.

L’heure du grand pardon pour tous les Algériens a enfin sonné.

En mon âme et conscience, j’ai toujours eu le sentiment et la conviction profonde que nous aurions pu dans une autre France espérer une Algérie plus heureuse où tous les Algériens auraient pu être égaux, et nous, rester des Algériens d’expression française ayant un rôle important à jouer dans une Algérie moderne, riche de ses hommes et de son pétrole.

Avions nous des ascendances métropolitaines si fortes pour nous croire dépositaires d’une identité française accordée par dépit  à nos pères. Il est presque certain que si l’implantation de la colonie française avait été un succès, tous les émigrés d’origines pauvres du bassin méditerranéen seraient restés des étrangers ou des français de deuxième zone. Nous en avons eu la triste confirmation lors de notre arrivée sur le territoire national en 1962.

                        

Avions nous conscience à l’époque du véritable problème ? Nous français d’une autre époque, d’un autre siècle, d’une autre France ? N’étions nous pas restés simplement des attardés politiquement incultes ?

Peut être nous sommes nous complètement fourvoyés en voulant à tout prix défendre une pseudo identité française  qui aujourd’hui nous fait ricaner !

Et si nous nous étions trompés !

                                                    

Commentaires

je viens de lire votre article et j'en suis profondément troublée, car je pense exactement la même chose que vous, d'autant que notre famille n'avait aucune filiation française, mes aieux sont nés en algérie et avant d'être français, ils étaient ALGERIENS.

je suis retournée à Oran , ma ville , mes entrailles, et l'accueil qui nous a été réservé était absolument fraternel.  j'ai revu la maison dans laquelle j'ai vécu , rue de la révolution et à 62 ans mes souvenirs étaient intacts et l'émotion aussi ....

je n'abandonne pas l'idée d'y retourner à nouveau , pour visiter et mieux connaitre ce pays qui fùt  et qui reste le mien .

amicalement

 

 

Re: la Réconciliation

Bien sur que la Réconciliation est en marche entre les habitants de l'Algérie actuelle et les Pieds noirs qui ont essayés de revivre en France, en y parvenant parfois avec le temps.
Et puis il y a les Algériens d'avant 1962 qui se sont cru Français et sont partis en France et les Français qui se croyaient Algériens et qui sont restés en Algérie.
Oui quelle complexité n'est ce pas!
Donnons lui le mot de douleur intérieure, celle du coeur et tous ils comprendront.
J'en fait partie!
Née en 1951 à Kouba, famille de 4 enfants, partis fin 1961 car maman était terrorisée pour la vie de ses enfants.
Une famille simple c'est tout.
Nous étions français parait- il, papa nous l'avait assuré quand nous sommes arrivés à Grenoble dans notre beau HLM F4!

Problème pour aller à l'école, les insultes c'était pourquoi? pour qui?
"Sale Arabe", "ils vont manger le pain des français??"Ah bon difficile à comprendre quand on a 10 ans.
Juste on longe les murs....C'était en Septembre 1961, la rentrée des classes Françaises.

Alors dans ma tête d'enfant qui souffrait de l'injustice , je me suis mis à hair mon père. Pourquoi on était venu ici??
Je détestais cette toile cirée sur la table centrale,c'était sa faute!
Et puis ma tante (que j'adorais) et ma mère se disputaient car l'une disait que on aurait jamais du partir que mon père était un lâche et l'autre disait que c'était mieux ainsi......pour les enfants!

Mon père né à Grenoble, parti en Algérie à 16 ans sans un centime en poche, avait connu maman en Algérie.

Dans ma tête de petite fille longtemps ma copine Aicha Bouziane du Caroubier a hanté mes nuits.C'est en France que j'avais peur!
Et puis la vie en 1981 le retour en Algérie pour raison professionnelle et cet accueil!!!
La fille revenait au pays. Merci Nacera Sahli de kouba!
Fin 1986, pour des raisons professionnelles, retour en France. Dur !

Et puis le 12 MAI 2007, j'emmène mon père de 79 ans et mes frères en Algérie.
Même accueil de plusieurs Algériens(nes) avec qui j'ai pris contact.

Cher(e)s ami(e)s Algériens( nes), nous ne sommes de nulle part, il y a juste ce soleil et cette terre qui en transparence coule dans nos veines et si nous devions croiser nos poignées, "la réconciliation répondrait :nous nous attendions!"

claire

 

 

Re: Re: la Réconciliation

MADAME GAUTHIER..JE VOUS DIT AUSSI MERCI D AVOIR REPONDU A MA REFLEXION .CA MA  FAIT PLAISIR DE LIRE VOTRE REPONSE A MES QUESTIONS ET  IL YA NA BEAUCOUP.. J ESPERE QUE VOUS INSITERAIS D AUTRE  POUR QUIL CHANGE D AVIS...AMITIES SINCERE...{PS}JE SUIS DE JIJEL PETITE KABYLIE{MAIS JE VAIS ME RENSEIGNER SUR VOTRE AMIE AICHA}LE MONDE EST PETIT...

 

 

Re: la Réconciliation

bone jour moi ci chidekh karim a algiriè je cherche une famm il sapel chidekh nadia neè le 14/04/1972 a constantine(algiriè)fill de chidekh rezki et bouziane aicha et merci.

 

 

kel souvenir

moi aussi je suis del milia et j 'aimerais bien discuter et parler de ma ville .ke j v lapprecier le reste de ma vie .et au meme temps il me plait de faire contact ou connaissance avec ma famille la famille chidekh et vive la famille chidekh pour toujours.

 

 

Re: kel souvenir

moi ci chidekh karim de l milia je pe fer un coniconc avic vous quiet vous silvepllè?

 

 

Re: kel souvenir

bonjour karim ..je suis moi aussi des environs de el milia , settara ..je suis de la famille bouziane et c est pour cela que je ne peut pas te renseigner sur la famille Chidekh , j en suis vraiment desolé karim...grand bonjour quand meme de la part de un de tes compatriote...

 

 

le sens profond de l'humanité

l'étre humain fait la guerre ,puis il oublie avec le temps tous ses desastres.avec le temps ce méme étre parvient à nouer les plus solides relations qui existent avec son ennemi d'hier.vous me diriez pourquoi?,je vous repondrai par une simple replique:le passé appartient au historiens et aux cimetiéres aussi,aujourd'hui appartient à nous et demain, sera la propriété de nos enfants.cessons de vivre dans le passé,regardons vers l'avenir.que le pardon et l'oubli rayonnent sur les relations algero algeriennes et que nos ennemis d'hier,alias les pieds noirs retournent au bercail.l'algerie a été toujours genereuse et une mére attentionnée pour tous ses enfants d'ou qu'ils viennent.je vous souhaite un retour humainsous les youyous de femmes et un baroud d'honneur de la part de vos ennemis d'hier.je ne vous souhaiterai pas la bienvenue,simplement parceque vous étes comme nous les maitres de la maison.soyez nombreux à entrer par la porte de la maison.un couscous chaud et un soleil tendre vous attend.merci pour m'avoir lu.

 

 

Il avait raison

Je viens de lire ce que vous avez écrit de Camus et cela raisonne en moi puisque je vine de publier en 2007 aux éditions Atlantica ( www.atlantica.fr ) un petit livre dont le titre résume la problématique de votre article: Albert Camus et les Algériens: Noces ou divorce?
Je montre hélas, il n'a pas été compris des pieds noirs quand il était temps et qu'il n'est pas compris non plus, aujourd'hui par certains algériens. On le relit avec le sentiment du tragique.

 

 

Enfants d'Algérie

Bonsoir

Pour moi qui suis natif d'Algérie post-indépendance, soit 8 années après la fin du "conflit", j'ai découvert l'Algérie coloniale à travers les récits de nos parents et les manuels d'Histoire.

Je peux tout de même dire après de longues recherches personnelles que l'Algérie aurait pu et du rester une terre multi-ethnique et multi-confessionnelle. Je crois qu'avec l'apport de tous ses enfants, qu'ils soit de souche européenne, séfarade ou arabo-berbère, ce pays aurait connu un destin tout autre !

Je demeure convaincu qu'après près d'un demi siècle de "séparation", la réconcilliation est possible ! En tout cas moi, j'y crois et j'oeuvre dans ce sens

Mes amitiés fraternelles à tous les enfants d'Algérie

Kader

Ps:n'hésitez pas à m'écrire

 

 

Re: Enfants d'Algérie

Bonjour Kader,
j'ai lu votre réaction, et si je vous réponds c'est pour vous dire à quel point je partage votre point de vue sur la question. Vos propos sont les miens dans exactement les mêmes termes. 
 

Je suis né de parents musulmans l'année de l'éclatement du conflit, et mon père a été tué injustement dans une opération de représailles aveugle menée par la milice pieds-noirs et l'armée. Mais tenez-vous bien j'ai toujours placé l'intérêt de mon pays avant celui de ma famille. La mort de mon père et l'orphelinat de ma soeur et moi qui s'en est suivie n'ont toujours été de mon point de vue qu'un drame suite à un conflit violent entre groupes d'Algériens. J'ai toujours refusé qu'on se serve du drame de ma famille pour justifier l'inacceptable nettoyage ethnique qu'on a  opéré dans mon pays. 

Si j'ai perdu mon père, on m'a surtout volé mon bébé Algérie occidentale. Ceux qui me l’ont confisqué savaient ce qu’ils faisaient: ce bambin allait merveilleusement grandir avec ses communautés de toutes origines, et qu’il allait susciter des jalousies intenables. 

J'ai toujours pardonné pourvu qu'il y ait un travail de réconciliation, auquel je pourrais apporter ma contribution,  pour que tous nos frères de toutes confessions, de souche européenne ou autochtone et quelque ait été leurs visions politiques, puissent se réinstaller en paix dans la terre de leurs parents, grands parents et arrière grands-parents, c'est à dire chez eux. 

Amitiés

Hani

 

 

Re: Enfants d'Algérie

A Hani,
Votre  intervention élève le débat au plus haut niveau. Je n'ai aucune raison de douter un instant de votre sincérité, mais vous êtes tellement...minoritaires ! D'un côté comme de l'autre. Si la terre était peuplée de gens comme vous nous serions déjà depuis longtemps au paradis. Mais voilà, nous ne sommes pas au paradis ! (d'Allah ou de qui vous voudrez). Alors l'expérience montre qu'il est souvent plus raisonnable de regarder passer les trains...celui de la Paix, celui du Bonheur, celui de l'Emotion, celui du Partage,....que de s'y risquer ! Et je ne suis ni cynique ni pessimiste, juste réaliste. Je me prive par exception du meilleur en m'assurant le médiocre de mon quotidien. Le médiocre, pas le pire. Et croyez-moi c'est déjà très bien pour le monde dans lequel on vit.
Merci quand même d'avoir entr'ouvert la lucarne un moment, histoire de rêver juste un instant à "ce qui aurait pu être" !
Avec tout mon respect et mes salutations.

 

 

Re: Enfants d'Algérie

Merci Hani, du fond du coeur, car vous n'imaginez pas le baume que vous semez dans nos coeurs. Nous sommes souvent sur le point de tout arrêter, de tout effacer et de nous murer définitivement dans le silence et généraliser le mépris que nous ressentons. Grâce à des interventions comme la votre, DE PLUS EN PLUS  NOMBREUSES, nous persistons à croire que notre action fraternelle et pacifiste n'est pas vaine et que chaque jour nous encrons UN PEU PLUS   cette  relation fraternelle qui existe entre tous les natifs de cette terre.

 " Ce pays est sans leçon. Il ne permet ni ne fait entrevoir. Il se contente de donner, mais à profusion. Il est tout entier livré aux yeux, et on le connaît dès l'instant où en en jouit "(A. Camus).

 

 

 

...et qui n'est pas prêt de finir !

Réconciliation ? ...heu, oui bien sûr, pourquoi pas, mais l'Histoire ne repasse pas les plats. Ce qui était possible ne l'est plus à l'évidence. Vous pouvez regrouper sans doute autour d'émotions faciles (avec les PN elles ne manquent pas !) des retraités nostalgiques, qui vous permettent déjà d'avoir un site ! Voyez, le gisement existe. Mais faites vite, car l'échéance est biologique.
La destination "naturelle" me semble-t-il de l'Algérie est de s'arabiser. Le pays a obtenu son indépendance pour cela, non ? Souvenez-vous des railleries sur "nos ancêtres les Gaulois" que les enseignants répandaient généreusement dans les classes, dans un souci d'intégration...le vent de l'Histoire soulevé par nos intellectuels n'en a pas voulu, soit !

Je rentre d'Algérie où j'ai pu rencontrer durant un mois tous les acteurs de la vie intellectuelle et politique du pays. Une fraction moderniste (dans laquelle se compte la nomenklatura Algérienne) a bien compris que sa survie était liée à une ouverture vers l'Europe et plus affectivement (facilement) vers la France. C'est dans cet esprit que se multiplient les appels du pied, sans qu'il y ait contradiction d'ailleurs, avec les déclarations du leader maximo destinées à donner le change aux traditionalistes (plutôt qu'intégristes). Mais l'arabisation est inéluctable. Elle est logique en l'absence de toute autre structure culturelle (éducative, religieuse, politique, artistique,...). Le Français n'est plus pratiqué, ni compris, par un nombre grandissant d'Algériens. En dehors des grandes villes, des milieux d'affaires, des séniors, des enseignants (et encore) on a du mal à communiquer. Les enfants mêmes de francophones ont des difficultés à s'exprimer autrement qu'en arabe. Et cela me semble absolument logique. 
Les modernistes pensent en avoir fini avec les traditionalistes, après les hécatombes de la décenie 90. Mais le feu couve sous la cendre. Les réseaux se reconstituent très lentement, plus hermétiques qu'auparavant, forts de leurs échecs, instruits des techniques d'infiltration policière, des soutiens extérieurs... Cela, sans aborder le renouveau identitaire Berbère qui exige  de plus en plus grandes concessions de la part du Pouvoir central (qui semble avoir atteint ses limites). Bref, tout cela pour dire que l'angélisme et la confusion ne sont plus possibles: depuis 45 ans l'Algérie a évolué vers un univers Culturel (la Culture étant une manière certaine d'Etre de Penser et d'Agir) très -trop- différent  de celui dans lequel les PN ont passé maintenant plus de temps qu'en Algérie !
Avec un passif beaucoup plus lourd, sans commune mesure, l'Afrique du Sud a su négocier son virage idéologique dans l'intérêt de tous. Nous, nous n'avons pas su un point c'est tout. Les spéculations et les excès de conditionnels n'y changeront rien ! Pas plus que d'affirmer haut et fort que le cercueil est enterré ou qu'il est temps d'allumer le kanoun de la Paix. Lorsque je me rends en Algérie, je me rends à l'étranger. Même si je me considère comme un déporté ou un épuré ethnique.
Voilà très (...très) brièvement survolées,  les quelques réflexions susscitées par votre homélie.
 

 

 

Re: ...et qui n'est pas prêt de finir !

Je m'associe à  la tristesse que je perçois au travers de ces lignes et à certaines vérités qui hélas ne peuvent être contestées. La France et les Algériens ont raté  ce fameux virage  qui leur aurait permis de  construire ensemble une Algérie plus juste dans l'intérêt de tous où toutes les communautés auraient pu se retrouver plus fraternellement. La France n'a pas su léguer aux Algériens ce qu'elle avait de meilleurs, au contraire. Mais que deviendra le pays qu'elle a tout de même aidé à naître si dans un avenir tout proche, celui ci refusait la main tendue de l'Europe ? Quand aux pieds noirs, même s'ils font parti aujourd'hui de l'histoire ancienne, biologiquement destinés à disparaître, ils restent à peu près les seuls, avec les Algériens de leur âge, à porter un regard plein d'espoirs sur le devenir des futurs relations franco algériennes. Peut être aiment ils encore charnellement ce pays et  ne comprennent pas pourquoi, la plupart des Algériens diplômés préfèrent s'expatrier plutôt que d'imiter les pioniers de la colonie, "de se retrousser les manches et se mettre au boulot". (Discours de Bouteflika en 2005) Je persiste à croire que l'Algérie est un pays plein d'espérences  et que les Algériens ne sombreront pas dans un obscurentisme d'un autre siècle.

 

 

Re: ...et qui n'est pas prêt de finir !

Vous dites, dans votre intervention, " je rentre d'Algérie..." doit-on comprendre que vous n'y résidez pas !
Si cela est le cas, vous portez le poids de la désertion....

Alain de Menvuca

 

 

Re: ...et qui n'est pas prêt de finir !

?...le poids de la désertion ?? Vous avez l'opprobe facile Monsieur. Serait-ce un problème de cosanguinité ? Je ne saurais trop vous conseiller d'avoir connaissance de tous les éléments d'une situation avant de lâcher vos éructations...
Je me suis réfugié une première fois en France après que l'on m'eût demandé de choisir entre "la Valise et le Cercueil ". Un choix assez simple en somme, d'autant que les cosignataires franco-algériens n'ont pas hésité dans un souci de persuasion, à indiquer lequel des deux devait être le bon: une première fois le 26 mars 62 à Alger pour les uns, et le 5 juillet à Oran pour les autres. 
45 ans plus tard, à la faveur de circonstances "temporairement favorables", j'ai pu me rendre en Algérie et rencontrer effectivement un certain nombre d'intellectuels, de politiques, de cadres sanitaires, d'enseignants et d'acteurs économiques. A la suite de quoi, j'ai regagné mon domicile et rejoint les membres de ma famille.

 

 

Re: ...et qui n'est pas prêt de finir !

Alain de Menvuca ignore probablement dans le message qu'il vous adresse que le premier code de la nationalité algérienne voté en 1963 exigeait pour reconnaître ce droit à ceux qui y résidaient qu'ils aient au moins deux ancêtres de souche musulmane ou  aient servi la révolution. Un députe Pied-noir (il y en avait dans cette première assemblée dont, en application des accords d'Evian, étaient vice-présidents un français d'Algérie et l'Amenokal du Hoggar), un curé progressiste de l'oranais fit alors remarquer en séance (je cite de mémoire) que "l'Algérie qui (avait été) la terre des occasions manquées venait encore d'en perdre une." En refusant le principe de la double nationalité aux Européens d'Algérie,  principe reconnu par la France, ce pays écartaitles Pieds-noirs qui souhaitaient y vivre et le servir et tuait dans l'oeuf toute évolution vers une société pluriethnique et multiiculturelle...
Emile Martinez  " un-sillon-sur-la-mer.over-blog.com"

 

 

Re: ...et qui n'est pas prêt de finir !

Correction dans le message précedent:
le nom du blog est:
"un-sillage-sur-la-mer.over-blog.com" et non un sillon...

 

 

Pitié pour les pieds noirs

Je ne peux que compatir avec vous car je sais que la nostalgie tue son bonhomme.
Mais je vous conseille de voir la bouteille à moitié pleine.
A propos de bouteille,celle du vin,avec la surproduction mondiale les pieds noirs seraient
tous en chômage et c'est une bonne chose que ceux de '62 aient été perspicaces
et aient quitté l'Algérie à un moment si difficile.
Il est dommage que cette bande de bâtards ramassés dans les prisons méditerranéennes
ne savaient pas faire autre chose que planter de la vigne.
Nous Arabes avons été plus intelligents :nous avons choisi le pétrole.
Mais ne vous inquiétez pas, pour toutes les enfumades que vous nous avez
faits dégustez nous vous laisserons pas en panne sèche.
Wahab l'Arabe.
 

 

 

Re: Pitié pour les pieds noirs

Cher monsieur,

Comme tous nos frères algériens (y compris les PN) vous avez  le sens de l'humour, ce message posté le 1er avril le prouve.

Si la vigne avait continué de pousser sur cette belle terre algérienne, les algériens seraient dans ce domaine en avance de 50 ans sur les vignobles californiens et sud africains qui ont bénéficié de cette science qu'on appele l'oenologie et qui est née dans les caves expérimentales d'Algérie et...compte tenu du dynamisme que nous  leur reconnaissons, les PN algériens seraient certainement en tête du hit parade des meilleurs vins de la planète...

Mais heureusement il y a le pétrole...qui ne sert pas à grand chose lorsque l'on sait  où va le profit.
Mais rassurez vous avec quelques miettes, comme "notre ami le roi" l'a fait au Maroc, vous aurez l'une plus belle mosquée du monde et une nourriture spirituelle qui ne remplira pas, hélas, le ventre des nombreux pauvres qui peuplent particulièrement les alentours des cimetières le vendredi.

Votre commentaire exprime le sentiment réel d'une partie de la société algérienne qui refuse d'admettre le compréhensible sentiment d'impuissance face à l'échec total de 45 ans de mauvaise gestion. 

A votre place mon cher Wahab, je me serais délecté de fustiger la France, mais d'une toute autre manière. Cette France qui a choisi, comme dans toutes ses anciennes colonies, abandonnées à des castes corrompues (pour ne pas dire à des gangs) et qui, pire que les "enfummades" les ont condamnées pour un siècle à une nouvelle forme de colonialisme, ouvrant la porte d'un enfer nouveau, le terrorisme que nous condamnons aujourd'hui.

Pour conclure, je vous invite à réfléchir sur une déclaration de notre célebre poète francophone Mouloud Feraoun qui disait déjà en 1955,

"J’ai pu lire d’un bout à l’autre le numéro spécial du Moudjahid. J’ai été navré d’y retrouver, pompeusement idiot, le style d’un certain hebdomadaire régional. Il y a dans ces trente pages beaucoup de foi et de désintéressement mais aussi beaucoup de démagogie, de prétention, de naïveté et d’inquiétude. Si c’est là la crème du FLN, je ne me fais pas d’illusions, ils tireront les marrons du feu pour quelques gros bourgeois, quelques gros politiciens tapis mystérieusement dans leur courageux mutisme et qui attendent l’heure de la curée. Pauvres montagnards, pauvres étudiants, pauvres jeunes gens, vos ennemis de demain seront pires que ceux d’hier.
Mouloud Feraoun. Journal 1955 – 1962"

Comme le souligne un proverbe juif, les plus vieux habitants de l'Algérie avec les berbères...Rien n'a un goût plus amer que la vérité.

Bien fraternellement
H.B
 

 

 

 

Re: Pitié pour les pieds noirs

Bravo Monsieur pour votre réponse
Christian GAUTHIER

 

  • GAUTHIER Christian
  • Mercredi 02/04/2008
  • 16:38
  • [^]
  • Répondre
 

Re: Pitié pour les pieds noirs

            Non monsieur,trève de propos désobligeants à l'encontre de personnes n'ayant fait que s'exprimer,comme vous le faites d'ailleurs. Mais je vois à travers votre écriture virulente que vous avez encore une certaine haine dans votre coeur,sentiment que ,justement nous tous oeuvrons à  bannir et à ne plus entendre ou faire allusion.
  Soyez sage monsieur,soyez sage.

                                  Au revoir,

 

 

Re: Pitié pour les pieds noirs

Monsieur,

Je préfère me retirer de ces discussions et vous laisser libre expression et ne souhaite pas réagir à des propos du genre plus que douteux de "Wahab L'arabe" qui s'affuble d'un pseudonyme.
Je préfère Monsieur avoir d'excellents contacts avec des amis Algériens qui n'hésitent pas à photographier notre habitation ainsi nous apporter quelques souvenirs, alors Monsieur vos grands discours philosophiques!!! et merci pour vos conseils en matière de sagesse. Je suis sage depuis longtemps.
Bien à Vous.

 

 

Re: Pitié pour les pieds noirs

             Monsieur,
 Et pourtant,je vous ai bien précisé qu'il fallait étre trés sage et ne pas réagir avec le coeur et surtout ne pas faire d'amalgame entre nostalgie et  réalités.
 Monsieur Bapceres lui l'a compris peut étre naturellement et n'a en aucun cas froissé les sentiments de quiconque en Algerie.Pour lui,garder le contenant et rejeter le contenu n'avait et n'a aucun sens, au contraire. Pour nous algériens ayant vécu la belle époque,le lire est réconfortant,sensibilisant,à tel point,je dois l'avouer,qu'il m'en donne la chair de poule.
Monsieur,je n'ai nulle intention de m'ériger en donneur de lecons ou d'orateur,mais avec la franchise qui est 
peut étre votre vertu,est ce que le grand projet initié pour les nouvelles relations pieds noirs et algériens se limitera seulement à des visites,des prises de photos et des larmes sur une tombe. Nous, nous disons non,car nous croyons sincèrement au mots Amitiés,retrouvailles,alors de gràce renforçons notre amitié,aidons nous les uns les autres pour créer un nouvel univers(qui fera bien de jaloux).
Monsieur GAUTHIER,si vous le voulez bien,soyez mon invité de marque à alger El Biar,chez moi,et ce n'est pas une blague,à la date qui vous conviendrait. L'honneur sera pour moi de vous reçevoir.

Fraternellement votre,                        ABDELTIF
 

 

 

Re: Pitié pour les pieds noirs

Je vous invite ardemment à lire sur le site : http://www.pnmohican.org la lettre de JP Lledo cinéaste algérien, Allez voir le film.

 

 

revenez,la guerre est finie,et les soucis aussi.

il est grand temps pour tous les natifs d'Algerie d'y retourner,car la haine est la devise eternelle du diable et de ses diablotins.il est temps pour ceux qui dans leurs corps il ya une graine de sol de cette ALGERIE D y RETOURNER.NE sommes nous pas les enfants d'une meme mere? eh ben oui nous le sommes!et nous remercions dieu pour cela.cette Algerie a donnée naissance à toutes sortes de gens,blanc,noirs,métisses,musulmans juifs chrétiens,athées et ......que sais je encore.nul n'a le droit de lui dire je suis ton seul fils ,croyez moi ,au fur et à mesure qu'une famille grandisse,elle devient plus ancrée dans l'histoire et dans la terre biensur,et l'Aalgerie posséde ce que j'ai écris en haut.soyez nombreux à y retourner et apprenez surtout à vos enfants c'est quoi votre mére patrie,et à vos petits enfants qu'il faut étre humain avant tout pour mériter d'appartenir à une terre meurtrie comme l'Algerie.je vous souhaite bon retour auprés de nous(vos siens).marhba bikoum andkoum.bienvenue chez vous.

 

 

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  • zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
  • ferhaoui : le deracinement de mon algerie
  • bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
    Proverbe Yddish
  • bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
  • PEDEMONTE : Bonjour à tous,
    Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
    Jacky PEDEMONTE
    Président de l'AAK

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.