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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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  • bapceres
  • Jeudi 08/02/2007
  • 07:59
  • Lu 634 fois
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El Watan Edition du 8 février 2007

 

 

SIDI MEROUANE À L’HEURE CORSE

Nostalgie quand tu nous tiens !

Dénommée « délégation Stephanopoli » en raison du nom de l’initiateur de ce « pèlerinage », un terme que réfuteront les Corses, elle a surtout rendu visite au village de Sidi Merouane dans la wilaya de Mila, accompagnée par M. le Consul général de France en Algérie et prise en charge par l’agence de voyage constantinoise Galaxie.

« Même si j’ai quitté l’Algérie à l’âge de 12 ans, elle reste mon pays au même titre que la Corse qui a vu naître mes ancêtres, dira Alain Stephanopoli de Connène. Je ne dis pas ça par démagogie mais par conviction profonde. Ce sont mes grands-parents qui ont fondé Sidi Merouane en 1874, et par respect aux locaux et à leur saint, Sidi Merouane, ils n’ont pas voulu changer le nom du douar. Je ne trouve pas de termes assez puissants pour exprimer ma joie, tout en fustigeant les autorités françaises, à cause desquelles le voyage a failli être annulé suite aux fameuses recommandations du quai d’Orsay qui voit en l’Algérie un pays à feu et à sang alors que tout respire la quiétude et la fraternité ». A Sidi Merouane, c’était vraiment un « Carnaval fi dechra » au sens noble du terme, car finalement il n’y a pas eu de présentation puisque tout le monde connaissait tout le monde. Stephanopoli a retrouvé ses marques et ses camarades de classe et bien sûr tout un chacun était au bord des larmes bien que d’autres se transformaient en madeleine à chaque phrase. « Cela vous paraîtra peut-être incroyable, mais à Sidi Merouane il n’ y a jamais eu la guerre. Dès le début des hostilités, les Corses du village ont protégé à leur corps défendant tous les Arabes, et ces derniers nous l’ont bien rendu quand c’est le FLN qui prenait le dessus. D’ailleurs, tous les Corses parlaient l’arabe et tous les Arabes s’exprimaient facilement en corse. Pour vous dire, il n’ y a jamais eu d’armée pour nous protéger. C’était la fraternité avec un grand F car nous ressentions, en tant que Corses ce que ressentaient les Algériens, étant tous les deux colonisés par un même colonisateur. Le lien est tellement fort entre nous et les Algériens que notre mouvement pour l’autonomie de la Corse a été baptisé FLNC en 1976, en hommage au FLN originel. Il a fallu que nous venions en Algérie, non pas en pèlerinage, mais pour tendre la main à nos frères en ces années difficiles ; d’ailleurs nous devions venir plus tôt, mais les politiciens français ont à chaque fois avancé des arguments fallacieux pour nous en dissuader ». Alain Stephonopoli doit revenir dans quelques semaines en Algérie pour achever l’opération de regroupement des sépultures de ses ancêtres, et déjà, avec ses anciens camarades d’école de Sidi Merouane, et bien qu’ils dépassent tous la soixantaine, ils prévoient de faire les fous comme au temps de jadis où Sidi Merouane parlait le corse.

Hamid Belagha 

 

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  • zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
  • ferhaoui : le deracinement de mon algerie
  • bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
    Proverbe Yddish
  • bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
  • PEDEMONTE : Bonjour à tous,
    Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
    Jacky PEDEMONTE
    Président de l'AAK

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.