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Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.


Sauvons la Casbah d'Alger

AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.

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 YASMINA KHADRA

Ce que le jour doit à la nuit, c'est un retour aux sources pour lui. «C'est comme le saumon: il quitte la rivière pour les vertiges de l'océan, et puis il faut qu'il revienne à sa source pour se reproduire», lance le petit homme au regard noir, installé bien droit dans son fauteuil de directeur du Centre culturel algérien, à Paris.

  • bapceres
  • Lundi 01/09/2008
  • 07:00
  • Lu 313 fois
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Ce que le jour doit à la nuit, 
Ses premiers livres, parus sous son vrai nom, Mohammed Moulessehoul, se passaient en Algérie. Tout comme la série de polars extrêmement noirs, extrêmement sarcastiques, qu'il a publiée ensuite, sous son pseudonyme.

Puis il y a eu son départ de l'armée algérienne, où il était entré contre son gré enfant, où il a passé 36 ans. Et son arrivée en France, où il a dévoilé sa véritable identité avec L'Écrivain. C'était en 2001.

L'année suivante, changement de registre. Yasmina Khadra publie Les Hirondelles de Kaboul, où un couple s'entredéchire sous le régime des talibans. Il y aura ensuite L'Attentat, Prix des libraires 2006, en cours d'adaptation pour le cinéma. Il y est question d'un médecin arabe vivant en Israël qui découvre avec stupéfaction que sa femme est une kamikaze.

L'auteur mettra aussi en scène un jeune bédouin irakien qui perd complètement ses repères, dans Les Sirènes de Bagdad. Fin d'une trilogie consacrée aux grands enjeux internationaux de l'heure.

«Après avoir parlé de l'Algérie, résume Yasmina Khadra, j'ai été interpellé par les chamboulements qui chahutent les rapports planétaires, mais il fallait que je revienne à ma littérature. Et la base de ma littérature, c'est mon pays, c'est l'Algérie.»

Dans Ce que le jour doit à la nuit, l'auteur de 53 ans revisite l'histoire de son pays par le biais d'un petit Arabe né dans l'Algérie coloniale qui sera plongé dans la tourmente de la guerre d'indépendance. Il devra choisir son camp.

Toute l'habileté du romancier consiste à placer son héros dans une situation impossible. Dès l'enfance, le petit Younes tourne le dos à la pauvreté crasse de ses parents pour être élevé par un oncle nanti. S'ouvre alors à lui un monde insoupçonné. Où il côtoiera des Européens éduqués, bien mis, des pieds-noirs dont il deviendra l'ami.

Toute sa vie il sera déchiré, cherchera son identité. Même l'amour lui tournera le dos, faute de savoir qui il est, ce qu'il veut. Quand éclatera la révolte sanguinaire, que son entourage sera chassé du pays, il aura tout perdu.

À la fin de Ce que le jour donne à la nuit, le héros devenu vieux rencontre ses anciens amis. Nous sommes dans le sud de la France, en 2008. Tandis que le chaos se poursuit en Algérie, l'heure est à la «nostalgérie».

Retour au pays natal

Pour Yasmina Khadra, «l'Algérie fait rêver. Elle fait encore rêver les gens qui l'ont connue. Les pieds-noirs n'ont jamais cessé d'être Algériens».

Il ajoute: «Dans ce livre, j'ai voulu dire aux Français et aux Algériens l'histoire commune qu'on a vécue, et j'ai essayé de réconcilier les deux camps.»

En d'autres mots, il a essayé «d'être fidèle dans la reconstruction du passé. Ce passé qui a été ruiné, qui a disparu à travers les frustrations, les hostilités, les haines, les rancoeurs». «J'ai essayé, ajoute-t-il, de proposer aux hommes qui ont vécu cette histoire un nouveau départ.»

Lui-même rêve de retourner vivre dans son pays. Il s'est fait construire une maison à Oran. Songe à s'y établir avec sa femme, quand ses trois enfants, dont l'aîné est âgé de 18 ans, auront terminé leur scolarité. «Ils seront libres alors de choisir, de faire ce qu'ils voudront de leur vie», laisse-t-il tomber.

«Mon problème avec l'Algérie, explique-t-il, c'est que j'ai envie d'elle tous les jours, et à peine l'avion se pose-t-il sur le tarmac que déjà je suis dégoûté. Parce que dès qu'on ouvre la portière, on tombe sur des douaniers véreux, des policiers corrompus, et puis ça vous gâche tout. La population est dans le désarroi, la colère permanente, les gens ne croient plus que l'Algérie puisse produire des gens honnêtes tellement la corruption est partout.»

Il s'inquiète pour les jeunes, particulièrement. «Regardez aujourd'hui toute cette jeunesse qui est bouillonnante, pleine de talents, en Algérie. Elle est en train d'aller mourir sur des bateaux de fortune, elle quitte le pays. C'est blasphématoire.»

Alors, où est l'espoir? Yasmina Khadra rêvait de révolution dans les années 1980. Plus aujourd'hui. «J'ai découvert, à travers la révolution islamiste, que dans l'appel de nouveaux horizons, il y avait surtout l'appel du sang.»

Il reproche aux dirigeants de son pays d'avoir trahi les aspirations de son peuple. «Il suffit d'une présence d'esprit pour que les responsables algériens se rendent compte que ça ne servira à rien de se construire un palais sur un dépotoir!»

Il broie du noir: «Qu'est-ce qu'on va laisser aux enfants d'Algérie? Nos aigreurs, nos rancoeurs, nos colères, notre médiocrité? La corruption, le népotisme, le passe-droit? À quoi auront servi tous ces morts, que ce soit pendant la guerre d'indépendance ou la guerre intégriste?»

Si, à ses yeux, l'Algérie a failli politiquement, la culture demeure un outil de changement formidable, une porte ouverte sur l'espoir. «C'est la culture qui est capable de donner une unité, un sens à l'Algérie», martèle celui qui a été nommé en novembre 2007 à la tête du Centre culturel algérien... par le président Bouteflika.

Yasmina Khadra affirme avoir les coudées franches, ne pas subir de pression. «Je vous assure que j'occupe ce poste tout en étant en dehors du système. C'est quoi, vivre dans un système? C'est accepter ses directives. C'est s'identifier à lui, ou profiter de lui. Moi, je suis là pour servir la culture de mon pays. Mon bonheur, c'est de pouvoir aider trois ou quatre artistes algériens à rayonner sous les feux de la rampe, de redonner confiance à tous les écrivains d'Algérie qui vivent dans le désarroi le plus enténébré.»

Il insiste: «Je ne serai jamais dans le système. Vous savez pourquoi? Parce que financièrement je suis à l'abri. Et parce que j'ai l'écriture. Je suis dans mon rêve d'enfance. C'est un miracle: un enfant de neuf ans enfermé dans une caserne militaire qui rêve de devenir écrivain... et le devient.»

***

Commentaires

Literature opens our world.

La literature nous ouvre le monde, ont dit en Anglais.En effet, chacun de son cote' raconte son vécu tel qu'il l'a connu; comme je l'ai fait moi même dans ma mémoire "Le Café de Cadix" ...avec mes souvenirs de notre Bab el Oued bien aimée.

En effet une des dernieres sensation du monde litéraire, "A Thousand Splendid Sun" ( un millier de soleils splendides) par l'Afghani Khaled Hosseini, a ouvert le monde a l'Aghanistan, un pays presque totalement inconnu jusqu'à présent; et même aujourd'hui aprés un beau film fait d'apres  ce livre, il est toujours un des best sellers sur Amazon.U.S..J'ose ésperer que le livre de Yasmina Khadra aura le même succes!

Monsieur Hosseini habite maintenant la Californie.

Pierrette.

 

 

quand je serai grand ,je ferai berbere

l'autobiographie de mon pere depuis la guerre du RIF a l'exode de 1965
captivant,je vous l'assure

 

 

Cela veut dire qu'il faut chercher un autre pays, une autre patrie...

Excusez-moi d'être direct dans ces quelques lignes. Le destin de tout homme et de toute femme, de toute façon, n'est-il pas de quitter un jour son pays, sa patrie... parce que la mort est notre destin.

Si les inconvénients de l'exilé, de l'immigré, de l'étranger (j'en suis un) sont nombreux et porteurs d'une souffrance quotidienne, il y a cependant un avantage à en tirer (à condition d'y mettre la foi nécessaire), celui d'apprendre à se préparer pour l'autre vraie patrie. Cela me rappelle le vécu d'Abraham qui fut appelé à quitter tout, patrie et maison, pour aller justement vers ce pays dont nous sommes, si nous le voulons, les heureux héritiers.

"A quoi auront servi tous ces morts" dites-vous. Sans doute est-ce une très respectueuse question. L'autre question cependant, non moins respectueuse serait de se demander : " A quoi aura servi ce mort ?" Voyez-vous de quel mort je veux parler ? Personnellement, parce que ce mort est revenu à la vie, il est devenu pour moi plus que mon espoir, mais mon espérance la plus certaine, celle qui me fait vivre, aujourd'hui et chaque jour. Et j'aime à en dire son nom : Jésus.

Avec tout mon respect

 

 

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  • bapceres : A l'occasion du mois sacré de Ramadan qui commencera cette année début septembre, nous transmettons à tous nos amis de confession musulmane, notre plus sincère amitié.
    H.B
  • Pierrette : Surtout n'aller pas nager, comme mon camarade Aidoun le pauvreto, il a recu une bonne tannee de son pere, qui pensait que son fils avait avaler de l'eau pendant qu'il nager..
    Oye oye oye..

    Pierrette
  • aladin : slt je tien a te remercie claude garcia pour la publucation des BD sa ma rapeller ma jeunesse des annee 50 a 60 et moi en retour des photos de souvenir de tous les cartiers d'oran de cette epoques abientot.
  • ali : takla 3la sarcossi gata3li koa3ti
  • VOYAGE ALGER MAI 2009 : 10 jours à Alger et ses environs.
    groupe de 8 à 10 personnes. Renseignements : lacroixdusud@wan adoo.fr
  • zaria : vous oublie les orphelins p de la nation
  • zaria : de cette guerre
  • pOUR CEUX QUI CHERCHENT DES LIVRES SUR L'ALGERIE : [Lien]
  • Henri BAPCERES : Bonne fêtes de l'aïd à tous mes amis musulmans. VOUS ME MANQUEZ.
    Henri
  • ouafa : je souhaite me procurer le film"le chois de mon père pour projection publique quelle chemin suivre?Mille merci
  • maurice Bloch : Je vous invite à découvrir mon récit ( préfacé par Lucien Neuwirth ):"A LA RENCONTRE DU PASSE - 112 ans de présence française en Algérie" paru chez 'L'Harmattan" dans la collection Rue des Ecoles, et à me faire part de vos commentaires sur le Net. Bien chaleureusement. Maurice Bloch
  • bloch maurice : il est possible de se procurer le livre soit chez votre libraire (délais assez longs) soit chezl'harmattan (diffusio-harmat tan@wanadoo.fr) soit par les sites amazone.fr ou alapage.com

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La réconciliation en marche...

LA RECONCILIATION EN MARCHE... Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets. Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer. Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples. Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent. Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde. Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue. Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.

L'Emir

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> «L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.