Zebda, le beurre au pays du couchant, est le nom emprunté par un chanteur arabe de chez nous pour inonder de son accent curieusement toulousain un nouveau style du folklore gaulois.
Les « collègues » le groupe musicale qui l’accompagne, invités au francouillonades de
En s’enrichissant (bessif) de cet héritage culturel arabo-français qui semble plaire aux nouvelles générations,
Dans tous les cas, ce mode d’expression nous va droit au cœur. Comment rester insensibles aux trémolos de ces voix et de ces instruments aux sons nostalgiques et qui expriment toute la mélancolie du déracinement difficile de tous ces gens plus tout à fait nord africains ni tout à fait français.
Mon copain Paquito y dirait : « Si tu ois la têt de Zebda et de ses Colègues, toud’suit tu comprends ! que même si y disent des conneries, ça te donne la chaire de poule. »
Sur fond d’accordéon violoneux, une musique lancinante pleine de nostalgie « que tu peux t’croire devant un café maure d’ la rue Randon ou d’la rue d’
C’est vrai qu’on était bien dans notre pays, et à cette époque là, Zebda t’y étais pas né ! on leur disait aux français…vous verrez dans pas longtemps vous aurez des chanteurs arabes à la télé…Enrico il a commencé par leur faire croire que la musique arabo-andalouse c’était la musique des pieds noirs…Y z’ont tous marché et nous … on a couru !... Roger Hanin, ce salaupri y faisait l’intellectuel en nous égratignant franchement, Bedos, y profitait de casser du sucre sur n’ot dos pour passer plus souvent à la télévision qui à cette époque embauchait tous les fartasses et les falsos qui contrariaient pas la grande Zorha ou tous ceux qui z’avaient tourné la veste.
Peut être que le président y s’appellera peut un jour Mohamed,(c’est pas moi c’est Smaïn qui dit ça) Pourquoi pas ! Dans 20 ans inch’allah c’est pas impossible…et moi ce jour là bessif je meurs, j’me suicide, je meurs de rire.
En attenant, merci aux Zebda, aux Zinedine et aux z’ autes, vot musique, vot accent sont souvent pour nous un rayon de soleil et nouz’ot , les pieds noirs, on a pas attendu les buts de Zidane pour aimer le son du derbouka…d’ailleurs des fois j’me pose des questions… à qui j’ressemble le plus à cuilà que quand y chante des chansons y dort debout, du coup j’me rappelle même plus comment y s’appelle…Francis Cabrin ou quequ’ chose comme ça…
Et puis oilà, deux ou trois buts et y s’aime tous les arabes…C’est vrai que comme y disait l’accordéoniste au beau frère de Roger Hanin, nous les pieds noirs on a pas le monopole du cœur. »
Polo
Réactions
→ plus de commentaires