Mes racines sont en Algérie, mon coeur est en France, mon esprit est comme un arc en ciel au dessus de la méditerranée. Claude Garcia.
Sauvons la Casbah d'Alger
AMIS PIEDS NOIRS ET ALGERIENS, freres de terre ! Un colossale patrimoine de l'Humanité est entrain de disparaitre un peu plus chaque jour. Comment un pays si riche, patrie de Racim, de Dinet, d'Abd el Kader peut laisser s'engloutir cette citadelle bâtie sur un site unique au monde. Comment les dirigeants Algériens peuvent ils laisser disparaitre 1500 ans d'histoire alors que celui qui sauverait la Casbah d'Alger s'illustrerait et accèderait par ce geste au premier rang des grandes figures de l'Histoire comme Hassan II ou François Mitterand. Dans peu de temps la Casbah d'Alger sera remplaçée par des building, c'est peut être là l'objectif inavoué de certains visionnaires d'une algérie nouvelle que nous ne reconnaissons et ne comprenons pas. Ce ne sont pourtant pas les grands hommes ni les moyens qui manquent en Algérie.
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Mon fils ! Viens que j'te présente.
- bapceres
- Samedi 01/07/2006
- 12:15
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Mots-clés : France
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Une belle chanson que mon ami Mohamed LAMARI a fait pour venir
représenter l'Algérie à la semaine de l'Algérie sur l'île de la Réunion
au mois de juillet 2007. 

Polo, c’est un enfant de Bab el Oued comme il y en avait des centaines dans ce « haut lieu de la colonisation ». Cet enfant d’la bas, comme tous ses p’tits copains arabes, juifs où comme lui d’origine incertaine, il était persuadé qu’ses ancêtres c’était Vincingétorix, depuis il a compris pourquoi qu’les français y z ‘avaient choisi le coq comme emblème…parceque c’est le seul animal qui continue de chanter avec les deux pieds dans la merde. Ça c’est une citation de je sais plus qui mais j’vous jure c’est pas de moi ! Son enfance ou plutôt son adolescence comme y disent les pédagogues, elle s’est passée dans une ambiance de guerre que l’habitude elle lui faisait plus faire enttention. En Algérie, la terre elle tremblait souvent engloutissant des villes entières, mais c’était rien à côté du tremblement de terre gaulliste qui nous attendait et qui comme toutes les catastrophes naturelles qui respectent les lois de la probabilité, elles risquent de se reproduire, mais cette fois ci avec les pathos à la place des pieds noirs. "Avant qu'la chcoumoune elle nous tombe sur la tête", Polo y grandissait dans une atmosphère de joies, d’espérances mais aussi de deuil, de peur et d’angoisse. A 16 ou 17 ans, Polo c’était déjà un homme. Un homme triste et révolté. Tu verras elle lui disait sa mère, avec l’âge tu changeras ! mais lui, Polo, y savait bien qu’il ne changerait jamais, non jamais. A 16 ou 17 ans, Polo, il est parti laissant derrière lui son Algérie d’enfant, ses p’tits copains de Bab el Oued, ceux là de l’été au cabanon, ceux là de son école qu’il aura vu en flamme avant de partir. Pendant que ses copains pieds noirs, qui manifestaient déjà de nombreux symptômes d’amnésie, y découvraient dans les bouffas les mœurs faciles des filles de France, lui Polo, y s’acharnait à leur pourrir la vie en les harcelant avec l’Union Française pour l’Amnistie. A cette époque plus de 4000 des nôtres croupissaient dans les prisons gaulliennes. Ils avaient remplacé dans les geôles du Pinochet des français les héros du FLN qu’on venait de libérer. Quarante cinq ans après, grâce à Dieu, Polo comme Julio, y l’a pas changé. De son Algérie, de son quartier, de son cabanon, Polo dans son cœur il en fait un mausolée et dans sa tête il sait qu’un jour, avant de partir, il retournera vers cette terre et ses habitants qu’il n’a jamais oublié et pour laquelle, même si ça dérange encore quelques excités, il ressent un trop plein d’affection. Alors Polo, en attendant y continue d’ouvrir sa grande gueule pour dire aux français de France et à tous les coulos qui z’ont pas envie de l’entendre, ce qu’il a sur l’estomac, sur le cœur et ailleurs. Depuis 45 ans, il répète comme le petit chien de la voix de son maître que tous ces malheurs c’est à cause du salopri que vous savez . Polo, la France y peut plus s’la voir en peinture ni au naturel, à se demander si des fois il regrette pas d’être né avec une djellabah. Polo y va bientôt avoir 60 ans, cette France où il n’a jamais voté continue de lui donner de l’urticaire. Son rêve impossible c’est l’Algérie, une Algérie débarrassée de ces termites dont l’issue finale ne peut être que l’écroulement de 50 ans de tricheries. Une Algérie qui ne demanderait plus de visas aux pieds noirs, une Algérie qui honoreraient sans distinction tous ses morts, tous ses habitants. Une Algérie qui par ses richesses reprendrait la place qui lui revient dans le monde…mais Polo y sait très bien que cela n’est qu’un rêve…mais ce babao y continue toujours d’y croire. Dans vos commentaires, n'oubliez pas de laisser vos coordonnées, ADRESSE E-MAIL de préférence.
"Que Dieu vous bénisse..."
- bapceres
- Vendredi 14/07/2006
- 07:47
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Mon très cher frère,
Sans toi et ta famille qui est désormais la mienne ce voyage n'aurait certainement pas eu ce même éclat. Mes pensées sont souvent parmi vous. Vous m'avez comblé. Que Dieu vous bénisse. A très bientôt. Bien affectueusement. Le Touil.
Une famille retrouvée.
- bapceres
- Samedi 05/08/2006
- 10:44
- Lu 1113 fois

En racontant à Mme Allouache que ma grand-mère avait laissé sa maison à une dame Aïcha, qui était fort appréciée dans toute la famille, j’eu l’agréable surprise de m’entendre dire qu’elle était sa belle fille et le jeune homme qui m’avait invité à monter, son petit fils. Ce que j’espérais secrètement depuis longtemps mais sans trop y croire. A cet instant, je dus sortir sur le balcon refouler quelques sanglots difficiles à dissimuler et savais déjà que j’avais réussi mon voyage, et là j'ai craqué. C’est ainsi que j’ai eu la chance, pendant ma plus tendre enfance d’être choyé par Aîcha, une brave femme des hauts de Bab el Oued, qui venait régulièrement à la maison, et qui s’attelait à mes basques particulièrement lorsque mes parents partaient à la Foire de Lyon où mon père devait se rendre pour son travail. Aïcha était une femme assez corpulente avec qui j’entretenais une relation affective très forte. Cinquante ans après j’ai toujours le sentiment que cet amour réciproque qui s’amplifiait pendant les absences de mes parents, avait quelque chose de familiale, de tribal. Et quel ne fut pas mon émotion, lors de ma récente visite à Alger, de retrouver sa famille, ses enfants et petits enfants. Je savais que c’était ma brave Aïcha qui avait récupéré l’appartement de ma grand-mère, j’imaginais qu’elle avait disparue et que d’autres locataires avaient pu prendre la suite. Aujourd'hui je regrette de n'être pas venu plus tôt. j'imagine Aïcha , me voyant arriver à la maison...
- bapceres
- Vendredi 14/09/2007
- 16:41
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Par Nicolas Cerdan
- bapceres
- Mardi 23/10/2007
- 10:33
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- bapceres
- Mardi 23/10/2007
- 17:15
- Lu 278 fois

Notre association organise en Janvier et mai 2008
Trois voyages en Algérie.
Du 31 janvier au 9 janvier, 9 jours à Tamanrasset .
En Mai 10 jours à Alger et ses environs.( par bateau)
Fin Mai, L'Est antique, 10 jours, arrivée à Bône, retour par Alger.(par bateau)
Visitez notre site internet, vous trouverez les programmes et tous les renseignements.
Pour des raisons d'organisation et pour satisfaire au mieux tous les participants
le nombre est limité à 12 personnes.
L'organisation de nos voyages est confiée à l'Office National du Tourisme Algérien.
Histoire à ne pas dire
- bapceres
- Lundi 10/12/2007
- 11:16
- Lu 312 fois

« Nos Méditerranées »
Gros plan sur le cinéma algérien et arabe
Les rencontres sur « Nos Méditerranées » dominées par le film de Jean-Pierre Lledo, Algérie, histoires à ne pas dire
C’est à l’initiative de la section nord de l’association Coup de soleil, laquelle regroupe des originaires du Maghreb, toutes origines confondues, que des rencontres cinématographiques sur le thème de « nos méditerranées » se sont déroulées au cinéma Le Duplexe de Roubaix, entre le 29 novembre et le 2 décembre derniers. Première tentative du genre dans une région de France où vit une forte population originaire du sud, ces rencontres visent à combler un vide au niveau de la mise en lumière de cinématographies qui n’ont plus que Montpellier pour seule fenêtre. En matière de culture, l’hexagone a de plus en plus tendance à oublier sa dimension latine et sa rive-sud qui fait face à un Maghreb dont les ressortissants en France se comptent par millions. De plus en plus d’institutionnels en prennent conscience, à l’image de Michel David qui œuvre à la municipalité de Roubaix. Ainsi, tout un public a pris le chemin de salles qu’il n’avait guère l’habitude de fréquenter jusque-là, programmation commerciale frileuse en temps normal oblige. Nombreuses avant-premières, des films pour le jeune public, des ciné-concerts et surtout, deux gros plans portés sur le Proche-Orient (que peut le cinéma ?) et le cinéma algérien. Conçues par Gérard Vaugeois, homme du 7e art s’il en est (il a été tour à tour, critique, programmateur, exploitant, distributeur et producteur de Philippe Garrel notamment), ces journées cinématographiques ont été relayées vers le public grâce à une radio communautaire : Pastel FM animée par Slimane Tir, grande figure de la vie locale roubaisienne.
Le chaos de Chahine
L’ouverture s’est faite avec le dernier Chahine, Chaos, sorti le 5 décembre dans le circuit commercial. Un bon Chahine, qui a su renouer avec ses discours d’indignation et de colère face à la corruption et à l’oppression qui gangrènent la société égyptienne. L’intrigue se situe dans le vieux quartier cosmopolite de Chouba où habitent des couches moyennes de la population caïrote. Ce quartier est totalement sous l’emprise de Hatem, officier de police véreux et corrompu, lequel se meurt d’amour pour la jeune et jolie Nour, secrètement amoureuse de Chérif, brillant et surtout intègre substitut du procureur. La jalousie de Hatem va précipiter le drame… « Je tâche de mettre le doigt sur le destin de mes compatriotes, qui ont si peu à dire en ce qui concerne les affaires du pays », souligne un Chahine de 82 ans dont l’âge n’a guère atténué les révoltes et les indignations. « Démunis de presque tout, éducation, moyens de communication, ils souffrent d’une lourde répression imposée par le pouvoir. » « Certaines manifestations, ajoute-t-il, ressemblent à des mini-guerres civiles où quelques manifestants font face à 4 ou 5000 CRS locaux. » De fait, Chahine ne fait l’impasse sur rien quant à dénoncer les conditions d’incarcération dans les commissariats où la torture est monnaie courante. Comme toujours, et avec un clin d’œil à la Baheya du Moineau, les personnages féminins expriment fortement la révolte et l’insurrection face à l’injustice sociale et politique. Bref, un Chahine qui sent le soufre, avec ce Chaos plein de bruit et de fureur. L’autre avant-première marquante, sur laquelle nous reviendrons après le 12 décembre, jour de sa sortie en France, c’est La graine et le mulet, troisième opus du très doué Abdellatif Kechiche, qui, une fois de plus, exprime ses talents de directeur d’acteurs qui en font certainement à l’heure actuelle l’un des meilleurs de France après le triomphe de L’esquive couronnée par 4 césars. La graine et le mulet a reçu à Venise le prix du Jury (quand il méritait largement le Lion d’or aux yeux de la critique internationale qui l’a d’ailleurs primé au passage) et le prix du Meilleur espoir féminin pour la très jeune et talentueuse Hafsa Herzi, une algéro-tunisienne de 20 ans, originaire de Marseille.
Mémoires multiples, identités plurielles
Et puis, nous avons pu voir en sa présence, le remarquable long métrage documentaire de Jean-Pierre Lledo, Algérie, histoires à ne pas dire, qui prolonge en les approfondissant, ses quêtes et enquêtes autour des mémoires de la guerre d’Algérie et de ses retombées contemporaines avec pour credo : sortir de la gangue d’un nationalisme étroit où la glorification monocolore maintient la vérité historique et les faits dans un non-dit préjudiciable à l’élaboration et à l’apaisement de mémoires plurielles. Bien que documentaire, le dispositif cinématographique choisi par l’auteur entremêle les genres du documentaire et de la fiction, induite par un travail de mise en scène où la rigueur le dispute à l’émotion. On suit tout d’abord Aziz, 58 ans, enseignant en agronomie à Mostaganem qui revient à Beni Malek sur les hauteurs de Skikda, théâtre de la terrible insurrection déclenchée par l’ALN, le 20 août 1955. La répression menée par les Européens fera disparaître 23 hommes de sa famille, dont son père. Malgré un certain Roger Ballestreri, un colon du coin, qui protégera 80 femmes et enfants algériens… de l’autre côté, les pieds-noirs de Beni Malek sont tous épargnés par les insurgés algériens canalisés par L’Iazid, oncle tutélaire et responsable ALN local qui disparaîtra plus tard dans un traquenard. Dénonciation ? Trahison ? Le deuxième personnage, Katiba, 58 ans également, anime à la radio d’Etat une émission qui tantôt réveille, et tantôt éveille les mémoires. Ses déambulations sur les lieux de son enfance à Bab el oued donneront lieu à une scène — véritable clé du film — au cours de laquelle, elle est prise à partie par un habitant qui n’a que faire du passé et exprime le ras-le-bol du présent… A Constantine, Jean-Pierre Lledo — toujours avec la technique d’un personnage intermédiaire qui permet l’interaction avec le sujet — se penche sur la mémoire de cheïkh Raymond, oncle d’Enrico Macias, assassiné le 22 juin 1961, et dont le chant avait bercé les jeunes années de Hamid… Enfin à Oran, c’est un jeune metteur en scène de théâtre de 30 ans, Kheireddine, qui part sur les traces d’une mémoire, celle qui, en 1962, vit le massacre d’européens. Pourtant à Sidi el Houari, quartier pauvre de la Marine, « Espagnols » et « Arabes » vivaient en symbiose. La séquence finale des retrouvailles entre le personnage de « Tchitchi », danseur émérite des années de co-existence, avec ses amis hommes et femmes, tous dépositaires de culture espagnole, est un grand moment de cinéma, de mise en scène et d’émotion. Comment le public algérien recevra-t-il cette leçon d’histoire et de mémoire par l’image ? La réponse à cette question dira si le peuple algérien, à la suite de certains historiens, est à même de recevoir des vérités étouffées, des témoignages longtemps tus et surtout, totalement occultés par le cinéma officiel et les manuels scolaires. Merci donc à Jean-Pierre Lledo de nous rappeler que nous sommes constitués de mémoires multiples et d’identités plurielles.
Mouloud Mimoun
- bapceres
- Mercredi 12/12/2007
- 02:59
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L’ombre d’Albert Camus
Alain-Gérard Slama
10/12/2007
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La chronique d’Alain-Gérard Slama du 10 décembre 2007.
Dans ses discours prononcés le 4 décembre à Alger et le 5 à Constantine, le président de la république a insisté sur la nécessité d’une coopération économique renforcée entre la France et l’Algérie ; mais leur appel à mettre un terme à la haine et aux traumatismes de la mémoire, ce dont le chef de l’État a voulu donner l’exemple en ignorant les insultes antisémites proférées contre lui par le ministre algérien des Anciens Combattants, portait la trace d’un projet de réconciliation plus vaste et plus profond : l’ombre d’Albert Camus, grand écrivain français né en Algérie, n’était pas loin.
Le 22 janvier 1956, Camus avait lancé lui aussi à Alger un appel à la réconciliation, en prônant l’abandon du terrorisme, dont la violence aveugle créait entre les populations vivant sur ce sol une situation de haine irréversible. «Sur cette terre, disait Camus, sont réunis un million de Français établis depuis un siècle, des millions de musulmans, Arabes et Berbères, installés depuis des siècles, plusieurs communautés religieuses, fortes et vivantes. Ces hommes doivent vivre ensemble, à ce carrefour de routes et de races où l’histoire les a placés. Ils le peuvent, à la seule condition de faire quelques pas les uns au-devant des autres, dans une confrontation libre.»
Le rêve de Camus ne s’est pas réalisé. Son appel à la trêve civile lui a valu autant d’inimitiés à droite qu’à gauche. À droite, on l’accusa de croire un avenir possible aux Français d’Algérie en dehors de l’Algérie française. Et le fait est que Camus avait toujours combattu la situation coloniale. À gauche, on lui reprocha de priver le FLN d’une stratégie qui visait à créer une situation irréversible. Et le fait est que Camus souhaitait, pour l’avenir, une solution fédérale négociée. À ceux qui le taxaient d’angélisme, Camus répondit en se référant à sa pièce Les Justes, représentée en 1949, dans laquelle un terroriste renonce à lancer sa bombe, parce qu’il risque de tuer deux enfants. «Ce refus, écrivit-il alors dans une lettre citée par son biographe Olivier Todd, cette certitude passionnée qu’il y a dans le meurtre et dans l’injustice une limite à ne pas dépasser, je les ai donnés en exemple parce qu’ils sont les seuls, selon moi, à garder à la révolte sa vérité et sa grandeur.»
En 1954, au lendemain de la «Toussaint sanglante», il a tout de suite pressenti, dans une lettre au poète et journaliste kabyle Jean Amrouche, le gouffre que la stratégie du FLN allait ouvrir entre les musulmans et les Français d’Algérie : «Tirer, ou justifier qu’on tire sur les Français d’Algérie en général, et pris comme tels, c’est tirer sur les miens, qui ont toujours été pauvres et sans haine et qui ne peuvent être confondus dans une injuste révolte.»
Camus n’ignorait pas la faiblesse pratique de sa position. «Je veux bien combattre pour la justice, a-t-il confié à Jean Daniel, je ne suis pas né pour me résigner à l’histoire.» Nicolas Sarkozy se situe, en apparence, à l’opposé. Il se veut tout entier investi dans l’action et dans une histoire qui a profondément changé. L’analogie de ses déclarations d’Alger et de Constantine avec le rêve de Camus est d’autant plus saisissante. Même condamnation de la situation coloniale, et même hommage aux pieds-noirs, qu’on aurait aimé plus explicite, mais qui se concrétise dans le refus de toute repentance : «Oui, le système colonial a été profondément injuste (…). Mais il est aussi juste de dire qu’à l‘intérieur de ce système profondément injuste, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l‘Algérie, avant de devoir la quitter.»
Même insistance sur les liens charnels qui ont persisté, envers et contre tout, entre les deux pays : «Ce qui compte, a-t-il déclaré à Constantine, c’est que dans tant de cœurs français l’attachement à l’Algérie soit si fort ; ce qui compte, c’est que tant d’Algériens ne peuvent s’empêcher au fond d’eux-mêmes de considérer la France comme une forme de deuxième patrie.» Même condamnation radicale du terrorisme, dans le discours d’Alger : «Le peuple algérien, au cours des années 90, a eu à livrer un terrible combat contre la barbarie terroriste. Les terroristes sont des barbares.» Diplomatie oblige, seul le terrorisme islamiste est mentionné, mais les anciens du FLN n’ont pu ignorer la portée du message, qui renvoie dos à dos les terroristes et les tortionnaires, en leur refusant l’excuse de l’histoire. Bien qu’on ait quelques raisons d’en douter, on ne peut exclure que M. Kadhafi se le tienne pour dit, lors de sa visite en France.
Dernier accent camusien, ces lignes du discours de Constantine : «Si nous voulons vaincre un jour l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme, le fanatisme, si nous voulons décourager le terrorisme, il ne faut pas que nous transigions non plus avec la justice.» Le navrant est que, plus d’un demi-siècle après, l’inspiration de ces deux messages se heurte en Algérie aux mêmes préventions qui condamnèrent à l’impuissance l’appel à la trêve civile de Camus.
C’est que l’Algérie ne s’est toujours pas relevée de la stratégie de la terreur adoptée dès l’origine par le FLN, non seulement contre la France, mais aussi contre ses rivaux du MNA, contre les Kabyles et contre les fellahs qu’il s’agissait de rallier à la cause de l’indépendance. Depuis 1962, l’Algérie a cru pouvoir réaliser son unité sur le dos de l’ancienne métropole. La vérité est qu’elle ne se réconciliera avec la France que lorsqu’elle se sera réconciliée avec elle-même.
Histoires d’une blessure
- bapceres
- Lundi 17/12/2007
- 06:38
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http://www.cawa.fr/les-naufrages-d-algerie-article001568.html
histoires d’une blessure
par Christian Scherer
Ce film débute sur la chasse à l’homme du 5 juillet 1962, où, dans l’euphorie des fêtes de l’Indépendance, quelques-uns règlent leur compte avec les Européens d’Oran. Des événements qui finissent de convaincre les familles pieds noirs de fuir à bord de bateaux trop rares et bondés.
En France, rien n’est prévu, et les Français d’Algérie se heurtent à l’hostilité de la population française et à la suspicion de l’Etat. Pour beaucoup, les conditions d’hébergement des premiers mois vont être terribles. L’éparpillement des familles en Métropole, la mauvaise image des Pieds Noirs et le racisme dont ils sont victimes provoquent ensuite dépressions et silence.
Convaincus de ne pas revenir, les Pieds Noirs chercheront alors à s’intégrer à tout prix et laisseront, pendant des années, les rumeurs, les idées fausses et les moqueries se multiplier.
Ce site restera en ligne...
- bapceres
- Lundi 17/12/2007
- 07:24
- Lu 689 fois

Silence Radio

Chers amis algériens de toutes origines et de toutes confessions.
Devant ce déballage de mauvaise de foi auquel on ne peut pas échapper,
que ce soit du côté d'Alger, de quelques associations pieds noirs excessives, des médias, de ceux qui s'auréolent du nom d' historiens ou des politiques de plus en plus méprisants et menteurs...
j'ai décidé d'arrêter d'alimenter ce site qui ne me permet plus d'exprimer honnêtement des sentiments capables de renforcer nos liens fraternels que trop de gens de mauvaise foi s'acharnent à détruire.
Nous reprendrons peut être ce débat dans 20 ans, quand tous les protagonistes auront disparus et que l'Histoire, même si j'en doute, aura remis un peu d'ordre dans la fiction historique que nous subissons sans protester tant du côté français qu'algérien.
Me considérant algérien d'expression française,
français administrativement faute de pouvoir faire mieux,
je réintègre, après un seul vote sakozien en 45 ans,
ma défroque de "français non pratiquant".
SARKOZY NOUS AYANT MENTI de la façon la plus gaullienne
Je jetterai symboliquement ma carte d'électeur par dessus bord lors de mon prochain voyage en Algérie.
Ma carrière de français s'arrête définitivement là.
On ne m'y reprendra plus!
HENRI BAPCERES
- bapceres
- Vendredi 21/12/2007
- 18:22
- Lu 610 fois

كل عام وانتم بخير2008 مع كل النجاح , الصحة والسعادة
A l'aube du nouvel an, amis et frères de terre de toutes confessions et du monde entier,
acceptez de tout coeur mes meilleurs voeux pour une nouvelle année remplie
de paix, de joie et de bonheur.
SHANA TOVA
Yennayer.2958.
Cette célébration qui coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien prend de plus en plus d'ampleur.
Asseguèsse - ameguèsse
- bapceres
- Mercredi 30/01/2008
- 13:34
- Lu 808 fois

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- zakad : Après 46 ans, nos réactions sont toujours passionnées. Comme si nous réagissions toujours à chaud. N'est-ce pas là réaction d'un amour ardent entre amant et maitresse? Ne cherchons pas à connaître qui est l'amant qui est la maîtresse, l'important est que l'amour soit sincère et que les bises de reconciliation se fassent!
- ferhaoui : le deracinement de mon algerie
- bapceres : "IL N'EST RIEN QUI AIT UN GOUT PLUS AMER...QUE LA VERITE;.
Proverbe Yddish
- bibos : je sui plutot du constantinois mais je suis d'accord avec vous . le patrimoine doit etre protégé. l'humanité y a droit.
- PEDEMONTE : Bonjour à tous,
Je suis heureux quand on parle de Kouba....mais je suis malheureux de constater que la plupart de ceux qui réagissent sur ce site et qui semblent nostalgiques de Notre KOUBA, ne sont pas adhérents à Amicale des Anciens Koubéens. C'est pourtant si bon de se retrouver pour évoquer le passé.
Jacky PEDEMONTE
Président de l'AAK
Réagir :
La réconciliation en marche...
LA RECONCILIATION EN MARCHE...
Aujourd'hui, malgré une nostalgie toujours aussi vivante,mes sentiments à l'égard de mon pays sont inchangés.Un mélange d'amour et de regrets.
Comme beaucoup de mes compatriotes, qui sans avoir tourné la page ou renié leur passé, j'ai choisi d'illustrer une autre facette de ce que la communauté pieds noirs a l'habitude de montrer.
Lassés de voir nos représentants souvent auto-proclamés s'agiter bêtement autour de certains leaders, reprenant à leur compte ce qu'il n'est ni permis de dire, ni de penser, nous sommes de plus en plus nombreux, de part et d'autre des deux rives, à penser qu'il est temps de faire connaître et d'exhiber les relations fraternelles qui existent entre nos deux peuples.
Dans les deux camps, une minorité d'agités complètement dépassés continuent d'entretenir un état d'esprit revanchard et un climat de haine, occultant, camouflant et semblant complètement ignorer les réelles relations d'amitiés qui les unissent.
Cette vision à sens unique de l'Histoire largement soutenue par une propagande souvent démesurée ne trompe plus grand monde.
Savoir, comprendre et découvrir "la Vérité sous toutes ses formes" jusqu'ici falsifiée d'un côté et souvent inventée de l'autre devient une nécessité absolue.
Certaines déclarations alambiquées, plus folkloriques que représentatives de l'opinion publique algérienne ne doivent pas freiner notre enthousiasme. La réconciliation, mektoub, est en marche...Un premier pas que Pieds Noirs et Algériens sont peut être disposés à franchir ensembles.
L'Emir
< >
«L’Emir Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée..... M. Boutaleb, président de la fondation Emir Abdelkader.
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